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Société Générale : pas de coupes à Luxembourg, tout le contraire, on embauche !

La Société générale va bien, a insisté le directeur général délégué de la banque, Jean-François Sammarcelli, sur la radio française BFM hier, assurant que sa banque était extrêmement solide. Tout cela, sur fond de rumeurs d’une possible dégradation de la note de crédit de trois banques françaises par Moody’s (BNP P ; CA et SG) et d’une hypothétique intervention de l’Etat français (Les Echos).

Plan d’économies

La banque noire et rouge publiait cependant dans le même temps sur son site un communiqué annonçant une modification de son plan stratégique et un plan d’économies.

La banque révèle qu’une réduction significative d’effectifs (est) en cours dans certains pays et annonce une réduction de 5% de la base de coûts en banque de financement et d’investissement.

SGBT, la filiale luxembourgeoise, échappe aux suppressions de postes

Le Luxembourg n’est pas concerné, aucun licenciement n’est à l’ordre du jour ici , a rassuré, serein, Frédéric Genet, administrateur délégué de SGBT. Le groupe comptait au 1er janvier 1.020 emplois au Grand-duché, selon les derniers chiffres communiqués par le Statec, soit 50 postes (en net) en plus qu’un an plus tôt, ce qui en fait le 5ème employeur de l’industrie financière luxembourgeoise, juste devant Clearstream.

Plus que centenaire sur la place de Luxembourg, Société Générale Bank & Trust, filiale du groupe français, au centre du dispositif métier Titres et poumon des activités private banking de la banque, se targue d’avoir été la première banque étrangère à s’être implantée au Luxembourg et ne semble donc pas aujourd’hui pas prête à renoncer à son développement. À titre d’exemple, une dizaine d’offres d’emploi (hors stages) a été postée sur son site depuis fin juin, dont deux la semaine passée.

Et à Frédéric Genet de préciser :Nous avons massivement recruté ces dernières années, 54 personnes en 2009, 120 en 2010 et 160 en 2011 sur tous les métiers de la banque. Certes, le groupe doit s’adapter à la crise et poursuivre les gains de productivité. Mais nous ne sommes pas du tout dans une logique de licenciements. Nous sommes toujours en phase d’embauches. Notre DRH travaille actuellement sur 41 recrutements. Je suis serein et même très confiant pour l’avenir. (Paperjam).

Dégradation sérieuse du contexte

À Paris, début août lors de l’annonce des résultats trimestriels, il n’était pas question de supprimer des emplois, mais plutôt d’un gel partiel des embauches, en particulier dans ses activités de banque de financement et d’investissement,où les coûts augmentent plus vite que les revenus. La hausse des revenus de la BFI au premier semestre est de 6% sur un an contre une augmentation de 11% pour ses frais de gestion sur cette période, du fait notamment des nombreux recrutements réalisés l’an passé. SGCIB a procédé à 2228 recrutements en 2010 dont un quart en France.

Depuis, la situation s’est dégradée, en bourse particulièrement. Société Générale a enregistré la semaine passée la plus forte baisse de l’indice SBF 120, avec un plongeon de 21,3% en cinq séances. La banque recule ainsi de plus de 58% depuis juillet et atteint ses plus bas niveaux historiques, encore plus bas qu’au plus fort de la crise de 2008-2009.

Aussi, dès vendredi dernier, Next Finance titrait sur les suppressions d’emplois chez SGCIB. Avec un rythme de quarante licenciements mensuels entre juillet et août, essentiellement en banque de financement et d’investissement contre une quinzaine habituellement, la Société Générale sans le communiquer, semble imiter ses concurrents qui ont massivement réduit leurs effectifs depuis trois mois, pouvait-on lire en introduction de l’article. Parmi les activités visées, figure le département des fusions et acquisitions dirigée par Thierry d’Argent, selon les informations recueillies par le site Internet.

Flou sur le nombre de postes affectés par les suppressions d’emplois

Au-delà des rumeurs, la question reste combien d’emplois seront véritablement touchés et où. Or la banque reste plutôt flou à ce sujet. Si l’on applique grossièrement la règle des 5% d’économies sur les coûts générés par le personnel, soit près de 12000 employés par la BFI dans le monde, on obtient une suppression d’environ 600 postes.

Disons qu’une fourchette entre 500 et 750 emplois peut être évoqué, nous a confié sous couvert d’anonymat un analyste parisien spécialisé dans le secteur bancaire, pour qui les coupes concerneront surtout les activités de trading en dollars et donc les Etats-Unis.

La banque rejette ces calculs faussés, selon elle, par le fait que des redéploiements d’effectifs seront privilégiés au sein du groupe. Les équipes les plus affectées par cette adaptation des équipes seront les financements structurés (avions, shipping, immobilier commercial) et les activités de leverage finance aux Etats-unis.

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