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Les raisons pour lesquelles vous devriez travailler pour une banque brésilienne

Dans nos colonnes, on parle souvent de l’expatriation vers la Suisse ou l’Asie, rarement du Brésil. Or, il se passe beaucoup de choses là-bas, comme l’attestent les points ci-dessous :

Des salaires vraiment élevés

Avec un salaire moyen de 1,7 million de dollars, les top managers brésiliens gagnent deux fois plus que leurs collègues en Chine et 15% de plus qu’en Inde ou qu’aux Etats-Unis, selon des chiffres publiés dans le Financial Times.

Les salaires du top management sont supérieurs à ceux des cadres en Europe. En revanche en entrée de carrière ils sont nettement inférieurs “, relève Frédéric Ronflard, directeur du cabinet de recrutement Robert Walters à São Paulo (La Tribune.fr).

Pénurie de lusophones

La barrière de la langue n’est pas forcément le point rédhibitoire. En effet, au sein des entreprises brésiliennes l’encadrement senior parle un très bon niveau d’anglais, bien meilleur qu’en France… “, poursuit Frédéric Ronflard.

Pourtant, il existe bel et bien une pénurie de professionnels maîtrisant la langue portugaise, en témoignent les gros packages de rémunération que les banques n’hésitent plus à débourser pour attirer les Brésiliens qui travaillent dans des sociétés corporates. La maîtrise du Portugais est donc un vrai plus sur un CV. Pour preuve, dans une récente annonce parue sur notre site, une banque basée au Brésil recherchait pour un poste d’analyste en corporate finance un profil maîtrisant l’anglais, mais également l’espagnol et le portugais.

Un environnement financier stable

La toute nouvelle présidente élue du Brésil, Dilma Rousseff, a annoncé qu’elle maintiendrait dans ses fonctions le précédent ministre des Finances. Elle a par ailleurs nommé un certain Alexander Tombini à la présidence de la Banque centrale, considéré comme le garant de la continuité politique de l’orthodoxie financière. La nouvelle équipe continuera donc de mener la politique économique du gouvernement du Président Lula, qui repose sur la maîtrise de l’inflation, la monnaie flottante et la responsabilité fiscale.

La bonne santé des banques locales

Itau Unibanco, la première banque du pays, a vu son action grimper de 8,8% sur l’année 2010. Ses rivales Banco Bradesco et Banco do Brazil font encore mieux avec des cours respectivement en hausse de 16,8% et 17,4% sur la même période (Reuters). Et même si les banques brésiliennes restent assez exposées aux résultats de leurs homologues espagnoles et portugaises, ce ne sont pas les projets qui manquent.

Par exemple, la seconde banque brésilienne Banco Bradesco a annoncé le développement de ses activités au Luxembourg, à Londres, à New York et l’ouverture d’un bureau à Hong Kong pour satisfaire la demande croissance à l’égard des actifs brésiliens. ” Everybody wants to buy Brazil “, a récemment lancé Norberto Pinto Barbedo, directeur général de Banco Bradesco, en charge des activités de banque de financement et d’investissement (Bloomberg). Il est donc possible de travailler pour une banque brésilienne…un peu partout dans le monde.

Le pays qui attire de nombreux établissements financiers étrangers

Plus un mois ne se passe sans qu’une grande banque annonce vouloir se renforcer dans la principale économie latino-américaine. En octobre, Goldman Sachs annonçait l’embauche de 11 personnes au Brésil dans la banque privée et la gestion d’actifs. Fin novembre, c’est Morgan Stanley qui déclarait vouloir doubler ses effectifs de banque d’investissement au Brésil. Enfin, le géant suisse UBS vient d’engager deux cadres dirigeants afin de reconstruire ses activités de banque d’investissement au Brésil.

Outre les banques, le Brésil attire aussi d’autres acteurs, comme des fonds de private equity et des hedge funds. Ainsi, le grand fonds espagnol Mercapital a ouvert son premier bureau en dehors de l’Espagne à São Paolo. Actis, un fonds de rachat sur les marchés émergents, Apax Partners et Carlyle Group, ont tous fait leurs premières opérations au Brésil cette année.

Sans oublier le géant britannique Alan Howard qui, il y a un mois, a ouvert au Brésil un bureau principalement axé sur la recherche. Un étude récente souligne qu’il y a désormais cinq hedge funds qui gèrent 5 milliards de dollars à São Paulo et Rio de Janeiro, alors que l’an dernier il n’y en avait qu’un seul.

Enfin les structures plus petites font elles aussi florès, en témoigne la création par l’ancien responsable de Citigroup au Brésil d’une boutique de conseil en M&A qui prévoit d’embaucher 55 personnes (Bloomberg).

Il ne vous reste plus qu’à trouver un visa permanent vous autorisant à travailler au Brésil…

commentaires (4)

Comments
  1. Moui, pour connaitre très bien le pays, il y a d’autres choses qui ne me donnent pas forcément envie d’y aller, tels l’insécurité constante dans une ville comme Sao Paulo.

    Le metro de la même ville est le far west.

    Gagner beaucoup d’argent pour rouler en voiture blindée, vivre dans des complexes sécurisés…

  2. mais connais tu são paulo ?
    j’y travaille depuis un an et je peux te garantir que je vis en toute quiétude dans un super quartier loin d’être un “complexe sécurisé”

  3. @titib : j’y ai de la famille à Sao Paulo. Tu habites quel quartier ?

  4. Perso j habite sur bela vista, il m est deja arrivé de rentrer a 4h du mat, A PIED, jamais un souci… Faut savoir repérer les embrouilles c est tout!

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