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Une petite ville de banlieue californienne jette le discrédit sur Dexia

A peine un incendie maîtrisé qu’un autre foyer renaît. Pour Dexia, qui peine à tourner la page de la révolte des collectivités territoriales françaises face aux emprunts toxiques et contrer les menaces de procès à son encontre, la nouvelle affaire Bell, du nom de la ville américaine qui pourrait faire à nouveau vaciller la banque franco-belge, semble sonner le glas d’un prompt rétablissement.

La banque pourrait perdre jusqu’à 35 millions de dollars du fait des difficultés économiques de la ville de Bell, en banlieue de Los Angeles. La petite cité californienne, où plus d’un habitant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, n’est plus en mesure de s’acquitter de ses obligations financières vis-à-vis de la banque, qui avait souscrit en 2007 l’équivalent de 35 millions de dollars d’obligations de Bell pour financer son plan de développement ambitieux.

Les questions à l’égard du sérieux des vérifications menées à l’époque sur le dossier par la banque ont en droit d’être posées. Les dirigeants de la ville ont se sont davantage préoccupés de remplir leurs poches plutôt que de boucler un budget en équilibre. Le maire de cette ville de 38.000 habitants, Robert Rizzo touchait un joli package de 800.000 dollars/an avant d’être contraint de démissionner en juillet dernier, selon Bloomberg. Dexia assure être, en négociations avec Bell pour trouver une solution d’ici à l’échéance de son prêt, le 1 er novembre. Depuis, l’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé son rating de Bell de A- à Junk .

Cette épine dans le pied arrive dans un contexte où Dexia, malgré de bons résultats sur 2010, peine à convaincre. Les analystes juge son modèle structurellement fragile . Dans un tel contexte, personne ne serait étonné de voir les rumeurs de rapprochement notamment avec Société Générale refaire surface.

La banque compte plus de 35.000 employés dans le monde, dont 14.500 basés en Belgique. Quoi qu’il en soit, ces difficultés ne semblent pas entamer la politique de recrutement du groupe : 138 offres d’emploi sont actuellement en ligne sur leur site, tous secteurs et pays confondus et 53 sur le seul marché belge.

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