☰ Menu eFinancialCareers

INTERVIEW : Des postes encore ouverts aux jeunes financiers en Suisse dans de nombreux secteurs

Michael Senn, co-fondateur et Managing Partner de Cusmic, première agence de placement fixe et temporaire spécialisée pour les jeunes professionnels en Suisse, lancée en février 2007, a accepté de nous livrer son analyse du marché suisse de l’emploi en finance.

eFinancialCareers.ch : Les suppressions d’emplois dans le secteur bancaire se multiplient. De quelle manière les jeunes professionnels en Suisse sont-ils affectés ?

Michael Senn : Dans l’ensemble, les jeunes professionnels en Suisse n’ont pas encore été trop affectés. Déjà, le marché de l’emploi en Suisse se porte plutôt bien dans notre pays, en tout cas pour le moment.

Il y a peu de créations de postes en règle générale mais, même si la plupart des banques ont annoncé des suppressions d’emplois, elles remplacent encore leur personnel et n’ont pas gelé les recrutements ni les contrats temporaires.


Quels sont les secteurs de l’industrie financière et les types d’établissement qui recrutent toujours aujourd’hui de jeunes professionnels ?

Nous avons encore des postes ouverts destinés aux jeunes professionnels dans presque tous les secteurs : des hedge funds, des assurances, des banques privées et des sociétés d’asset management.

Par ailleurs, nous avons aussi des opportunités pour les jeunes professionnels en corporate finance, dans des grands groupes ou des grandes PME, que ce soit dans les métiers de la comptabilité financière ou du controlling par exemple. La situation n’a pas beaucoup changé pour ces fonctions.


Quelles sont les compétences recherchées et profils qui font la différence aujourd’hui sur le marché suisse de l’emploi en finance ?

Les profils pointus qui combinent compétences techniques et connaissances financières. Des ingénieurs ou des informaticiens qui complètent leur formation avec un master en finance, sont ainsi très recherchés.

Ceux qui maîtrisent trois langues couramment (incluant l’anglais, pré-requis pour tous les postes du secteur) et qui ont une formation business et une première expérience en finance ou une expérience spécialisée en finance pourront également se démarquer. On trouve également des opportunités pour des bilingues avec une expérience ou une bonne formation en finance.


Quels sont les diplômes et qualifications professionnelles les plus populaires auprès des employeurs en finance ?

Le master en ingénierie financière d’HEC (entre Genève, Lausanne et Neuchâtel) ou celui de HEC Saint-Gall sont toujours populaires. Les masters et bachelors d’universités étrangères reconnues sont très appréciés également.

Sinon, un bachelor en ingénierie (idéalement en computer science) à l’EPFL ou l’ETH complété par un master en ingénierie financière à l’EPFL ou HEC est idéal pour les métiers techniques et particulièrement apprécié aujourd’hui.

Pour la corporate finance, les master en finance & accounting des écoles business sont toujours de valeurs sûres.

En termes de certifications, le CFA est très reconnu et complète bien une formation universitaire.


Quels conseils auriez-vous envie de donner aux jeunes diplômés et jeunes professionnels qui se destinent à l’industrie financière ?

Mon premier conseil serait déjà de s’assurer de maîtriser l’anglais, car il est indispensable. La difficulté lorsque l’on recherche un job consiste à se démarquer et donc d’une certaine manière à se spécialiser. Je suggérerais de faire un bachelor en business ou en ingénierie (mathématiques, informatique, etc.) dans le but de réaliser un master en finance ou en ingénierie financière, que ce soit en Suisse ou à l’étranger. Evidemment, il est préférable d’aller dans l’université la plus réputée possible pour s’ouvrir un maximum de portes.

Finalement, il est important de réaliser quelques expériences professionnelles dans le milieu financier (stages ou autres) au cours de ses études. Peu importe le type de poste, l’idée est de se familiariser avec le domaine, de se créer des contacts et de comprendre ses intérêts personnels. Savoir ce que l’on veut est un grand atout pour orienter ses formations futures et cibler les prochaines expériences dans le bon domaine.

Kommentare (0)

Comments

Ihr Kommentar wird gerade geprüft. Nach erfolgreicher Prüfung wird es live gestellt.

Antworten

Pseudonym

E-Mail

Alle Informationen zu unseren Community-Richtlinien finden Sie hier