Finance Islamique

Cette section couvre tous nos postes de « Finance islamique ».

La finance islamique n’est pas un secteur, mais plutôt une approche. En fait, un poste en finance islamique peut couvrir plusieurs secteurs des services financiers, y compris la banque de réseau, la banque de financement, la banque privée, la banque d’affaires, l’assurance et la gestion du patrimoine.

Ce qui importe est que tous les produits et services suivent les principes de la finance islamique que l’on qualifie couramment de « conforme au droit musulman ». Fondamentalement, ceci signifie que l’intérêt – ou usure – est contre les principes du droit islamique et donc interdit dans les services de banque de réseau ou dans les services plus sophistiqués.

Mais cela signifie aussi qu’il existe un processus de vérification dans les investissements de tous types. Parmi les exemples évidents d’investissements inacceptables, on trouve la vente d’alcool, de viande de porc, de tabac, de pornographie ou de jeux d’argent. Toutefois, la vente à découvert, les derivatives et l’utilisation d’un levier financier sont aussi réprouvés.

Deux des termes les plus courants en finance islamique sont « sukuk » et « takaful ».

Le premier signifie certificats financiers en arabe mais se rapporte en général aux obligations islamiques. Contrairement aux obligations conventionnelles, les sukuks ne sont pas considérés comme des prêts, mais l’émetteur offre plutôt aux investisseurs la possibilité d’être partiellement propriétaire d’une dette. Ces sukuks peuvent être basés sur des actifs, des projets, des entreprises ou des investissements. Une fois émis, les sukuks peuvent être cotés en bourse et sont souvent négociables.

Il est bien sûr possible de faire des bénéfices par le biais de la finance islamique. La règle fondamentale est qu’un investissement est basé sur un bien corporel ou une marchandise corporelle – il y a des acheteurs et des vendeurs, non des emprunteurs et des prêteurs.

Takaful est le secteur de l’assurance islamique qui adopte une démarche commune – les membres contribuent dans un système de groupe qui garantit un paiement en cas de pertes et dégâts. Ceci élimine l’incertitude et l’intérêt associés à l’assurance commerciale.

La plupart des institutions islamiques ont besoin des services des spécialistes de la Sharia pour garantir la conformité. Étant donné qu’ils sont en petits nombres, ces spécialistes ont tendance à agir en tant que consultants, plutôt que dans un poste à plein temps.

Les carrières en finance islamique reflètent en général les carrières du secteur financier conventionnel. Selon leur spécialisation, les institutions de finance islamique recrutent des banquiers d’affaires, des banquiers de réseau, des experts en investissement, des banquiers de financement, des responsables de produits et des responsables des relations avec les clients. L’essentiel est d’adapter les produits au droit musulman.

Un certain nombre de professionnels de la finance ayant de l’expérience dans des produits conventionnels ont appris le droit musulman et on assiste à une prolifération croissante de formations universitaires qui associent les compétences techniques aux principes islamiques en raison de l’augmentation des emplois en finance islamique.

Les Quatre Grands cabinets comptables offrent également des services de conseil aux institutions financières islamiques ou aux entreprises qui offrent des produits islamiques. Les grands cabinets juridiques ont de plus en plus de pratiques de finance islamique et beaucoup de banques recrutent des juristes internes spécialisés.

Enfin, le secteur de la gestion du patrimoine offre des fonds conformes au droit musulman afin de faciliter la tâche des investisseurs et on constate l’apparition de nombreux indices comme le FTSE Sharia Global Equity Index et le Dow Jones Islamic Market Index.