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Plans de départs volontaires dans les banques françaises : un dosage difficile !

Wie viele Mitarbeiter bei Valovis gehen müssen, ist noch unklar. ©istockphoto/AlexRaths

Wie viele Mitarbeiter bei Valovis gehen müssen, ist noch unklar. ©istockphoto/AlexRaths

On conçoit aisément que lorsqu’ils sont amenés à ouvrir un plan de départs volontaires, les services RH des banques se doivent de proposer des conditions de départ suffisamment incitatives pour attirer les volontaires. Car si ces derniers venaient à manquer, cela signifierait que la banque devrait sans doute procéder ultérieurement à des licenciements secs pour atteindre ses objectifs, ce qui en terme d’image employeur n’est pas forcément la panacée.

Mais il n’est pas facile de proposer le package de départ idéal, et les banques concernées en font actuellement l’amère expérience, dans un sens comme dans l’autre. Ainsi, BNP Paribas et Crédit Agricole qui ont toutes deux ouvert leurs plans de départs, n’ont pas encore fait le plein de volontaires, loin s’en faut. A la banque de la rue d’Antin, qui souhaite supprimer 373 postes en France dans sa division de financement et d’investissement, le moins que l’on puisse dire, c’est que les volontaires ne se bouscule pas.

Il en est de même chez Crédit Agricole CIB. « Pour l’instant, les salariés ne se pressent pas au départ. Les difficultés proviennent notamment des relations avec les caisses régionales. Les écarts de rémunération entre les caisses et CA CIB rendent les reclassements très difficiles, les caisses ne veulent pas toujours reprendre les employés au même salaire », commente Didier Mas, délégué CFDT au Crédit agricole CIB (Le Figaro.fr).

Trop c’est trop !

A l’inverse, la Société Générale qui souhaite supprimer 880 postes dans sa BFI fait face à un véritable afflux de demandes de départs, notamment dans les fonctions support et back-office, du fait de conditions particulièrement généreuses, à savoir un mois de salaire fixe par semestre d’ancienneté (limité à 300 000 euros).

Revers de la médaille : la cellule emploi mise en place par le groupe bancaire a reçu 2.200 demandes depuis l’ouverture du PSE le 2 avril. Sur ce total, 638 dossiers ont déjà fait l’objet d’un accord, parmi lesquelles 523 correspondent à un départ, 109 à un reclassement en interne et 6 à une préretraite. Une commission de recours a été mise en place pour les candidats déçus, mais la Société Générale ne souhaite pas multiplier les exceptions, de peur de provoquer une hémorragie au sein de ses troupes (Les Echos.fr).

« Le groupe a commis maladresse sur maladresse, en changeant les règles du jeu en cours de route. Certains salariés se sont engagés financièrement dans des projets tiers ou ont organisé le départ de leur famille à l’étranger avant d’apprendre qu’ils ne bénéficieront pas du plan de départ », déplore Michel Marchet de la CGT. La SocGen vient d’annoncer le changement de sa directrice des ressources humaines, Anne-Marion Bouchacourt, nommée à compter du 15 juillet responsable Pays Chine pour le groupe bancaire (La Tribune.fr). Faut-il y voir une relation de cause à effet ?

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