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Deux financiers français sur trois insatisfaits de l’élection de François Hollande

François Hollande

Dans un précédent article, nous nous interrogions sur l’accueil qu’allaient réserver les professionnels de la finance au nouveau Président de la République. Nous en savons désormais un peu plus puisque dans la foulée des élections présidentielles, eFinancialCareers.fr a interrogé du 9 au 14 mai 2012 un panel de 419 professionnels de la finance basés en France, qu’ils soient employés à temps plein, partiel ou consultants freelance, sur leur satisfaction face au nouveau président.

Résultat : dans un contexte économique difficile, marqué par de nombreuses incertitudes tant au niveau national qu’international, ces professionnels de la finance ne cachent par leur inquiétude vis-à-vis des capacités du nouveau Président de la République à faire face aux nombreux défis qui l’attendent. En effet, selon notre enquête, à peine un quart (24%) des professionnels interrogés se déclarent satisfaits des résultats de cette élection, tandis que 65% ne cachent pas leur insatisfaction. Ils sont 11% à ne pas avoir d’avis sur le sujet.

Les griefs ne sont pas là où on les attend…

Parmi les professionnels insatisfaits de cette élection, près de la moitié (47%) mentionne comme raison principale les doutes sur les capacités du nouveau président à répondre aux enjeux de la crise que traverse l’Europe. La conjoncture nationale ne vient qu’en deuxième position des sujets d’inquiétude des professionnels de la finance, avec 41% d’entre eux estimant que le président élu ne semble pas rassurant pour faire face aux difficultés de la conjoncture économique française. Etonnement, seulement 8% se déclarent insatisfaits en raison de sa politique fiscale, et ils ne sont que 1% à lui reprocher son projet de taxe sur les transactions financières.

Ainsi, si les deux tiers des professionnels de la finance se déclarent « non satisfaits » face à son élection, ils ne sont qu’un tiers (36%) à envisager de quitter la France en raison de son élection, contre 42% qui ne l’envisagent pas. Presque un quart des participants (22%) se déclarent cependant hésitants, et préfèrent ne pas se prononcer.

Parmi ceux qui envisagent de quitter la France, ils sont 28% à plébisciter la Suisse, et 17% le Royaume-Uni. Viennent ensuite le Luxembourg (11%), Hong Kong (7%), l’Allemagne et Singapour à égalité (6%). Les motivations principales au choix du pays de destination sont, pour 35% des répondants, les meilleures opportunités de carrière, pour 31% la stabilité et l’essor économique du pays alors que 19% déclarent avoir pour priorité une politique plus favorable au secteur financier. Seulement 9% déclarent choisir un pays en raison de ses taux d’imposition plus favorables. De quoi faire tomber nombre de clichés véhiculés à l’égard des financiers de notre pays…

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