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Ce n’est peut-être pas le moment d’aller frapper à la porte de Natixis…

Natixis

Après BNP Paribas et Société Générale la semaine dernière, c’était au tour de Natixis de publier hier soir ses résultats du premier trimestre 2012, en attendant ceux de Crédit Agricole prévus demain. La filiale du groupe BPCE, qui a enregistré de bons résultats annuels, a quelque peu déçu en annonçant sur les trois premiers mois de l’année un bénéfice net en baisse de 55% par rapport au premier trimestre 2011.

Un résultat qui s’explique par notamment par le ralentissement de la banque de financement et d’investissement, qui a vu son résultat avant impôt diminuer de 36% d’une année sur l’autre. Ce repli est en parti dû à un effet de base défavorable, le premier trimestre 2011 constituant une base de comparaison élevée, comme pour ses grands concurrents. Pour preuve, si le produit net bancaire des activités Taux, Change, Matières Premières et Trésorerie enregistre une baisse de 4% par rapport au premier trimestre 2011, il affiche un fort rebond (+73%) en comparaison avec le quatrième trimestre 2011.

Manque de visibilité

De son côté, l’activité Actions a fait preuve de résilience dans un environnement de marché moins volatil où les volumes demeurent faibles : les revenus du trimestre font plus que doubler par rapport au niveau très faible du quatrième trimestre 2011. Mais l’heure n’est pas pour autant à l’euphorie. Lors d’une conférence téléphonique, Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, a déclaré que les conditions de marché étaient moins favorables qu’en début d’année et qu’elles étaient devenues plus volatiles depuis la mi-mars.

Ce n’est peut-être donc pas le moment le mieux choisi, notamment pour les nombreux candidats qui se ruent actuellement au guichet des départs de SocGen, d’envisager une reconversion chez Natixis. D’autant plus que le plan de réorganisation n’est pas terminé. « La mise en œuvre du plan d’adaptation de la BFI est en cours et, dans ce cadre, les activités de courtage de Natixis Commodity Markets sont arrêtées alors que les activités de gré à gré se poursuivent, en synergie avec les Financements Structurés », rappelle la banque dans un communiqué.

Sans compter les incertitudes qui pèsent au niveau politique, et concernent toutes les banques de la place. « Il est difficile de commenter les impacts éventuels d’une réforme dont nous ne connaissons pas les contours, ni le contenu, ni le calendrier », a indiqué le président du directoire de la banque, François Pérol à propos de l’impact qu’auraient sur le groupe les réformes bancaires envisagées par François Hollande, notamment celle visant à isoler les activités spéculatives des banques pour mieux protéger les dépôts des clients (Reuters).

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