☰ Menu eFinancialCareers

Des résultats contrastés pour la BFI de la Société Générale

(photo: Technologix)

(photo: Technologix)

Premier groupe bancaire à publier en France ses résultats trimestriels, la SocGen a annoncé ce matin un bénéfice net en baisse de 20% sur les trois premiers mois de l’année. Pas question donc pour la banque au logo rouge et noir de changer de cap. « Nous maintenons la priorité donnée à la gestion rigoureuse de nos risques, à la maîtrise de nos frais de gestion, à la réduction de nos besoins de liquidité et au renforcement de notre capital », a déclaré son PDG Frédéric Oudéa dans un communiqué. Le plan de sauvegarde de l’emploi de la Banque de Financement et d’Investissement qui connaît un vif succès est là pour le rappeler…

Car si la banque de détail a enregistré des revenus stable et que les pôles Services Financiers Spécialisés & Assurances et Gestion d’Actifs & Services aux Investisseurs ont limité la casse avec des revenus en baisse limitée, cela ne semble pas être le cas de la BFI qui voit ses revenus reculer de 18% et son bénéfice net chuter de 41% par rapport au premier trimestre 2011.

L’activité Taux se porte bien, le Conseil en M&A nettement moins

Particulièrement surveillées par les analystes, les activités de BFI au sein desquelles la SocGen procède à d’importantes suppressions de postes, enregistrent des résultats contrastés. Ainsi, les activités sur Taux, changes et matières premières ont enregistré un très bon premier trimestre comparativement à 2011 avec des revenus en hausse de 39%. « Les activités de taux sont une surprise. Il se peut qu’ils aient réalloué des ressources dans ces activités », remarque Tom Van Kempen, analyste chez ING (Reuters). A titre de comparaison, dans ce secteur, l’allemande Deutsche Bank a affiché des revenus en recul de 8% et la britannique Barclays a vu les siens progresser de seulement 9%.

A contrario, les activités sur actions, qui avaient inscrit des revenus très élevés au premier trimestre 2011, voient leur performance revenir à un niveau plus proche de l’historique. Dans le même temps, les revenus des activités de financement et conseil sont en baisse de plus de moitié (55%) d’une année sur l’autre. Mais ce n’est pas vraiment une surprise : si les M&A cross-borders, dont la Société Générale veut se faire une spécialité, ont bien résisté à la tempête provoquée par la crise de la dette dans la zone euro, il n’en va pas de même pour le marché français des fusions et acquisitions qui a chuté de 9% l’an dernier, selon les estimations de Thomson Reuters. Certes, la Société Générale a beaucoup recruté en 2009 et 2010 pour constituer un pôle de fusions et acquisitions digne de ce nom. Mais « le timing du renforcement en M&A n’était pas forcément optimal », concède un banquier maison (Agefi.fr).

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici