☰ Menu eFinancialCareers

Les banques françaises réduisent la voilure à Hong Kong

En raison de la crise financière, Morgan Stanley et Goldman Sachs, après Merrill Lynch, ont été contraintes de licencier près de 100 employés chacune à Hong Kong dans leurs activités de marché (Wall Street Journal, abonnement). La banque britannique HSBC a annoncé récemment la suppression de 450 emplois. Nomura, qui a repris les activités asiatiques de Lehman Brothers, prévoie, quant à elle, plus d’une centaine de licenciements dans la région.

Les établissements français présents sur cette place financière réputée pour son développement dans les produits structurés n’échappent pas à la règle. À commencer par Natixis. Nous réduisons drastiquement notre présence sur les activités de marché en Asie , a déclaré hier Dominique Ferrero, directeur général de la banque, dans Le Figaro. Tandis que le nombre d’emplois supprimés dans les activités de banque de financement et d’investissement pourrait atteindre au total le chiffre de 900 contre 450 annoncé en mai dernier (Financial News, abonnement).

Quant aux services de crédit structuré de Calyon à Hong Kong, siège régional du groupe, ils ont été fermés le mois dernier. Calyon va sortir des activités de marchés de capitaux qui sont incompatibles avec le profil de risque visé, telles que les activités de crédit structuré et de dérivés, qui entraînent une accumulation de risques pouvant être difficiles à couvrir en périodes d’instabilité , indique Anne Robert, responsable de la communication externe la division BFI de Crédit Agricole SA. Si aucun chiffre précis n’est mentionné, les acteurs du secteur indiquent que l’Asie représente environ 20 % des effectifs de Calyon.

Retour gagnant ?

Nous voyons passer des CV provenant de Hong Kong également d’autres banques françaises que Calyon, note Thierry Bossant, responsable du recrutement des quants au sein du cabinet de recrutement Huxley & Associates à Paris, présent aussi à Hong Kong. Mais le nombre de candidatures n’est pas plus élevé qu’à l’accoutumée.

Il faut dire que ceux qui ont fait la démarche de partir n’ont pas forcément envie ni intérêt à rentrer au bercail, les perspectives d’emploi étant également bouchées en Europe. En outre, un séjour de deux à quatre ans à Hong Kong permet de revenir en France et d’accéder à des responsabilités plus élevées en un laps de temps plus réduit qu’en restant sur le marché français , rappelle Guarav Seithi, chef du bureau asiatique du cabinet de recrutement Huxley & Associates à Londres. Hong Kong ne fait pas exception : cela vaut d’une manière générale pour toutes les expériences à l’international , ajoute Thierry Bossant.

commentaires (1)

Comments
  1. peut on estimer que la suppression des emplois représente la solution optimale pour casser la spirale de la crise!

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici