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Chez les professionnels de la finance, le stress n’est pas un vain mot !

Dernièrement, le collectif « printemps de la Banque » a rassemblé des salariés de BNP Paribas ayant décidé de faire une grève de la faim pour briser ce qu’ils appellent le « mur du silence imposé par les dirigeants afin de dissimuler la gestion des salariés par la violence et la peur ». Ils demandent la mise en place d’une commission d’enquête indépendante charger d’analyser la violence au travail, les méthodes utilisées et leurs conséquences, de même que la création d’un centre d’analyse et de recherche sur la violence au travail révélée par les suicides, les dépressions profondes, les maladies graves, mises en invalidité, mort sociale des victimes des plans sociaux, dues aux méthodes de harcèlement et de discrimination.

Que ce soit en agence bancaire ou dans une salle de marchés, le stress sur le lieu de travail n’épargne aucune profession financière. Et surtout pas les traders : les récentes crises financières ont accentué le niveau de stress dans les métiers du trading. Au delà de la performance des investissements, les vagues de licenciements ainsi qu’une forte détérioration de l’image de l’activité continuent de secouer psychologiquement les professionnels du secteur. « Suite à la crise financière, certains collègues nous racontent qu’il est difficile pour leurs enfants de dire que leur père exerce le métier de trader, tant notre métier est déconsidéré dans l’opinion publique. Il y a aussi dans ce secteur des licenciements massifs en lien avec le contexte économique, et une vision tous les jours plus pessimiste de l’avenir », indique un trader sous couvert d’anonymat (Next Finance).

Un challenge pour les recruteurs

Depuis plusieurs années, les banques françaises tentent de gérer le stress. Avec plus ou moins de succès d’ailleurs, car au final, personne n’est vraiment à l’abri de dérives managériales. « Chacun subit restriction, austérité, pression et multiplication de quotas, crainte de l’avenir conjugués avec l’absence d’écoute, le sentiment d’être méprisé et la peur d’un avenir géré par des décideurs dépassés qui n’acceptent pas la remise en question. On en demande toujours plus pour toujours moins de retour sur l’investissement personnel », rappelle dans nos colonnes Marion Sciarli, auteure de Trash Management, les managers de la peur.

Les cabinets de recrutement tentent eux aussi de réagir. Récemment, Norman Alex spécialisé dans le recrutement bancaire a choisi d’élargir son offre en se dotant d’un spécialiste de la gestion de l’humain : Sens & Vie, un centre de diagnostic et de gestion du stress qui a pour objectif de traiter tous les troubles afférents au stress sommeil, stress fatigue. « Face à la complexité du monde, à l’insécurité, à la concurrence, il est important de pouvoir d’une part récupérer et aussi de relativiser les évènements que nous vivons », explique sa fondatrice et directrice Mélanie Perrin. Une initiative dont pourraient s’inspirer d’autres recruteurs…

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