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La bancassurance peine à recruter des profils sur mesure

La baisse du nombre de recrutements de cadres sera brutale sur l’ensemble de l’année 2009 puisqu’elle devrait avoisiner les 27 % , note Éric Verhaeghe, président de l’Association pour l’emploi des cadres qui vient de livrer ses dernières prévisions. Les chiffres communiqués en début d’année et qui faisaient état d’une chute limitée à 17 % ont donc été revus à la hausse. La crise de 2009 serait la plus grave, les précédentes crises de 1990-1993 et 2002-2003 n’ayant enregistré des baisses respectives que de 13,4 % et 13,5 %.

Cette baisse doit être examinée avec gravité et mesure, explique Éric Verhaeghe. Gravité parce qu’elle emporte des conséquences humaines et sociales douloureuses. Mesure, parce qu’il subsiste des opportunités. Ainsi les entreprises ont, pour certaines, d’importants besoins de compétences, voire des difficultés de recrutement. C’est notamment le cas dans la bancassurance, précise l’Apec dans son communiqué.

Bilan de la crise 2009

Les entreprises rencontreraient donc toujours des difficultés pour trouver des candidats idoines. Ainsi, d’après l’Apec, 65 % des recrutements sont jugés difficiles voire très difficiles par les entreprises, notamment dans la banque et l’assurance.

Il existe des secteurs où les recruteurs notent des difficultés de recrutement pour trouver certains profils spécifiques, à l’instar des ingénieurs en statistique ou en informatique particulièrement prisés dans les établissements financiers, du fait notamment de la complexité du reporting, ou bien des auditeurs expérimentés en cabinet d’audit international très courtisés en entreprise , confirme Fabrice Coudray, directeur du cabinet Robert Half International France qui a publié une enquête sur les métiers de l’audit et du contrôle interne.

La crise 2009 ne serait donc pas une catastrophe comme en 1993, où on a assisté à une destruction nette d’emplois cadres ni, comme en 2002, où on a enregistré une chute brutale des offres d’emplois sans empêcher un accroissement du nombre de cadres, conclut l’Apec.

commentaires (4)

Comments
  1. au vu de mon experience, je doute que les banques soient capables de juger la qualité des candidats, de la qualité de leur compétences, et de la qualité de leur engagement ; tests ou pas…………

    avec le CDI, la seule chose qui compte pour baucoup est d être recruter, pour pouvoir pantoufler et se plaindre de tout………

    je parle avec experience !

  2. Ou je n’ai pas su chercher correctement, ou j’ai la vue qui baisse car cela fait quelques mois que je recherche un poste dans le milieu de la bancassurance et aucune de mes alertes mail ne m’a informé de l’existence de tels postes.
    Ce que j’ai vu c’est :
    * une augmentation des offres de stages pour des postes qui, il y a peu encore, n’était pas accessibles aux stagiaires.
    * une recherche de “conseillers de clientèle” ou “conseillers en patrimoine”.
    * une baisse importante des rémunérations proposées.

    Mais rien dans un de mes domaines de compétences ou alors avec de telles exigences que seul “un mouton à cinq pattes et deux têtes” serait susceptible de répondre avec une petite chance d’être retenu.

  3. Le titre de cet article est trompeur. D’après le rapport de l’Apec, les recrutements sont jugés trop difficiles a cause de la “raréfaction des candidats”. La réalité est que soit les candidats sont en poste et qu’ils ont peur de bouger avec la crise (baisse de la mobilité), soit ils sont en recherche d’emploi et ne sont pas près à prendre un poste à n’importe quel salaire. Je pense que le coeur du problème est là : si les banques/assurances ont peiner a recruter depuis le debut de l’annee, c’est une question de salaire. Est-ce que je me trompe ?

  4. Les postes proposés pour les cadres dans ce secteur se rarifient donc les offres disponibles proposent des rémunérations en baisses puisque la demande est toujours soutenue.
    En effet, les collaborateurs des activités de la banque de détail(:par exemple) en exercices aujourd’hui sont plutôt déroutés, leur banque se restructure sans cesse, le marché est mature(en france) et la seule croissance possible se trouve en interne. Cette croissance organique canibalise le morale des salariés du domaine bancaire et elle les pousse à postuler sur un secteur pour lequel le départ des plus anciens se fait pressant.
    Les banques françaises doivent rationnaliser leur modèle de distribution et les cadres attendus sur ce chantier ont une technicité qui n’est pas comune au autres…
    Les RH cherchent des solutions pour générer des économies plutot que de fidéliser les salariés qui je le pense, sont de plus en plus perdus dans un contexte où il n’est pas bon d’être banquier…Je confirme, aujourd’hui les salaires proposés sont indignes mais bon la fiscalité française l’est tout autant…

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