☰ Menu eFinancialCareers

Chez BNP Paribas, les volontaires ne se bousculent pas vers la sortie

Exit

Contrairement au plan de départs volontaires de la Société Générale qui connaît un vif succès, celui de BNP Paribas qui porte sur 373 postes ne semble pas susciter une adhésion massive. Selon des sources syndicales, au 12 avril seuls 250 salariés de la BFI de BNP Paribas avaient déposé un dossier. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer ce décalage : les conditions spécifiques à chaque dispositif, les moins bons résultats financiers et la réorganisation en cours dans la BFI de Société Générale, ou encore le fait que BNP Paribas a déjà lancé un premier plan de sauvegarde de l’emploi en 2009, contrairement à la banque de La Défense (L’Agefi.fr).

Les salariés ont jusqu’au 15 septembre pour se porter candidats. Le nombre de dossiers ne devrait pas augmenter fortement d’ici à fin avril, estiment plusieurs élus du personnel. Après cette date, les volontaires ne pourront plus bénéficier d’un abondement de 20% de leurs indemnités de départ. Si le quota de 373 volontaires n’est pas atteint, les ressources humaines de la BFI proposeront des mobilités dans d’autres entités du groupe, mais il n’y aura pas de départs contraints, assure un porte-parole de la banque.

Parmi les lignes de métiers susceptibles d’accueillir ces derniers, on peut citer en banque d’investissement les « commodities ». Ces dernières années, la banque a notamment étoffé sa division Métaux précieux en recrutant des traders et des analystes. Idem pour les desks Trading Energie où des recrutements ont régulièrement lieu. Dans la banque de financement, les salariés pourront sans doute se recycler dans les activités conseils et structuring ou bien de cash management dans laquelle la banque a récemment annoncé qu’elle voulait se développer.

Ambiance morose

Dans les financements structurés, métier le plus touché avec 116 suppressions de postes programmées, « le quota est loin d’être atteint, assure un représentant syndical. Les équipes, plutôt jeunes, ne bénéficient pas des conditions financières les plus avantageuses ». « Certains ont tout de même trouvé un autre emploi chez des clients, à Genève par exemple, ou chez des confrères comme HSBC, poursuit un autre élu. En revanche, du côté des back-offices où les seniors sont plus nombreux, les quotas sont par endroits largement atteints », peut-on lire dans L’Agefi.

Outre des conditions financières jugées peu avantageuses, le marché de l’emploi très tendu pour les professionnels de la BFI n’est sans doute pas étranger à leur volonté de rester dans la banque. Car l’ambiance actuelle n’est pas des plus sereines. « BNP Paribas ne promeut qu’un petit nombre de juniors. Nombreux sont les associés et analystes qui, au bout de quatre ans, n’ont pas évolué. C’est un message clair envoyé par la banque à ses employés juniors qui ne sont pas augmentés, pas promus, pas pris en compte », se plaint un banquier junior (Dealbreaker).

Plus préoccupant, un collectif baptisé « printemps de la Banque » rassemble des salariés de BNP Paribas qui ont entamé une grève de la faim. Leurs revendications ? « Briser le mur du silence imposée par les dirigeants de la banque afin de dissimuler la gestion des salariés par la violence et la peur » et les « plans sociaux qui se succèdent sans interruption depuis bientôt 20 ans ». Ils réclament notamment la démission de Frédéric Lavenir, DRH Groupe et de Didier Legrand, directeur des relations sociales. Assurément, la banque de la rue d’Antin a connu des jours meilleurs…

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici