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L’informatique, un métier clé pour les entreprises d’assurances

L’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance a rendu public le profil statistique et prospectif des métiers de l’informatique et des télécoms. L’Informatique est la troisième famille de métiers de l’assurance, après les commerciaux et les gestionnaires de contrats, relève Norbert Girard, chargé de mission de l’Observatoire. C’est aussi la première famille de métiers à recruter des cadres dans les métiers de l’assurance.

Le volume global des effectifs des métiers de l’informatique dans l’assurance s’élevait à 10 825 fin 2007, soit près de 6 % des effectifs employés (voir graphique). Il peut être qualifié de stable depuis 2002. Une majorité d’entreprises d’assurances affirment, d’une part, peu recruter dans ces métiers, d’autre part, continuer à faire appel aux SSII. Globalement, les entreprises d’assurances recrutent dans les métiers de l’informatique pour remplacer les départs, mais pas dans une perspective d’accroissement de leurs effectifs , explique Marie-Pierre Brandely, chargée d’études métiers à l’Observatoire.

L’appel aux prestataires externes, l’externalisation de tout ou partie des services dans des filiales spécifiques, l’off shoring, devraient se poursuivre. Une tendance confirmée par Lysiane Landré, responsable RH du GIE Informatique chez Allianz (ex-AGF), qui reconnaît que parmi ses effectifs, il y a 800 collaborateurs en interne et 300 en externe .


Spécialisation accrue

D’autres éléments justifient des perspectives de recrutement réduites. Les grands projets tels que les passages à l’an 2000 ou à l’euro ont généré des niveaux de dépenses tels que les directions générales sont devenues plus vigilantes sur les moyens, explique Oktay Engintalay, responsable informatique chez MFA (Mutuelle fraternelle d’assurances). Sans oublier la spécialisation plus pointue des profils.

Pour preuve, l’Observatoire pointe des besoins de compétences en chefs de projet : les dimensions internationales, les organisations matricielles constituent des contraintes fortes nécessitant plus de suivi d’exécution, plus de règles, plus de contrôle, notamment des budgets. Des besoins qui concernent aussi les garants de l’architecture, de la cohérence d’ensemble des systèmes d’information, compte tenu du fait que les projets ont tendance à être de plus en plus gros et de plus en plus transversaux , conclut Norbert Girard.

GRS

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