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OPINION : « Peut-être est-ce le moment de se séparer d’un vice-président réputé difficile à vivre plutôt que d’une équipe de banquiers juniors M&A ? »

What it's like in M&A

Quand je travaillais dans les Fusions & Acquisitions (M&A), il y avait deux sujets qui nous taraudaient mon collègue junior et moi pendant la brève période 19h15-19h35 pendant laquelle nous retournions travailler après avoir dîner sur le pouce (la plupart d’entre nous ayant passé les dix dernières heures enchaînés à nos bureaux et venant de recevoir la note explicative tant redoutée, celle laissée par le banquier senior qui, ayant posé un gros tas de slides PowerPoint à corriger sur votre bureau, vous demande de finir tout cela avant de rentrer chez vous, ce qui signifie que vous allez rester travailler jusqu’aux aurores).

Tout d’abord : nous avions l’habitude de calculer comment nous étions encadrés pour gagner le salaire minimum, étant donné le nombre inhumain d’heures que nous faisions chaque semaine. Deuxièmement : nous avions également l’habitude d’inventer des punitions cruelles et inattendues pour le VP le plus détesté de nos équipes.

Le VP junior est coincé dans le purgatoire des M&A : il échappe à l’enfer d’être un analyste ou un associé, mais sans jamais vraiment atteindre le nirvana d’être un managing director. La plupart sont donc une espèce de Dr Jekyll et de Mr Hyde : agréables vis-à-vis du patron et méchants avec tout le monde. Ils ont eu droit à leur propre bizutage des années plus tôt mais plutôt que de briser le cycle ils préfèrent de loin l’infliger à d’autres générations de juniors.

Souvent, les jeunes banquiers démissionnent parce qu’ils n’en peuvent plus de faire face à ces misanthropes, précaires, à un niveau intermédiaire de la hiérarchie. Il se délectent, si je peux utiliser ce terme à propos des M&A, dans le travail.

Avec les volumes M&A en baisse et les probables suppressions d’effectifs à venir, les banques ont une chance de briser le cycle : laisser tomber les vice-présidents ; garder les analystes.

Malheureusement, ce n’est pas si facile. Les banquiers intermédiaires avec six ou sept ans d’expérience ne sont pas légion. Alors si vous êtes junior, souriez et encaissez. Essayez de trouver quelqu’un d’agréable avec qui travailler : un bon vice-président pourra égayer votre quotidien, un mauvais le transformer en enfer !

L’auteur est un banquier qui a travaillé dans les M&A.

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