☰ Menu eFinancialCareers

Et si vous tiriez parti du trop-plein de départs volontaires à la SocGen

Société_Générale

Faut-il rester ou partir ? Les salariés de la Société Générale semblent avoir tranché. En effet, près de 2200 d’entre eux auraient déjà exprimé leur souhait de profiter du plan de départs volontaires (PSE) ouvert depuis le 2 avril, selon une source syndicale. Parmi les candidats au départ, 300 occupent des postes au sein de la BFI et ne sont pas touchés par la restructuration tandis que 600 salariés du réseau de banque de détail et des services centraux ont également exprimé leur souhait de partir. « La direction est débordée. Les gens qui contactent l’espace emploi mobilité sont décidés à partir, les autres n’osent pas demander d’information de peur d’en subir les conséquences », précise une autre source syndicale (Les Echos.fr).

La banque au logo rouge et noir n’aura donc vraisemblablement aucune difficulté à atteindre le quota de 880 suppressions de postes qu’elle s’était fixé pour sa banque de financement et d’investissement. Mais la Société Générale pourrait être victime du succès de son plan de départ basé sur le volontariat. « Au sein même de la BFI, beaucoup de candidats au départ sont jeunes et ce ne sont pas obligatoirement ceux qu’on veut voir partir », s’inquiète un salarié.

Le moment idéal pour négocier

L’une des solutions pour une banque désireuse de retenir ses troupes consiste à augmenter les salaires de façon discrétionnaire. A ce titre, la dernière enquête Salaires & Bonus menée par eFinancialCareers aux Etats-Unis entre le 2 janvier et le 16 février 2012 auprès de 2 860 professionnels de la finance est révélatrice. Plus d’un tiers des répondants qui se déclarent « très mécontents » ou « plutôt mécontents » de leur salaire en 2011 ont l’intention de changer d’entreprise cette année : ils sont en effet à la recherche de meilleures opportunités de carrière et de rémunérations plus attractives. Et lorsqu’on leur demande comment leur employeur actuel pourrait les retenir, plus de la moitié d’entre eux déclare qu’une augmentation de salaire serait la solution.

Mais il n’est pas sûr qu’une revalorisation salariale suffise à endiguer l’hémorragie à la SocGen. Certains y voient des causes de mécontentement sans rapport avec les niveaux de rémunération. « Cela exprime le malaise des équipes qui subissent de plein fouet le management très brutal au sein de la BFI », analyse Thierry Pierret, délégué syndical national adjoint CFDT. Guère étonnant dans ces conditions que beaucoup de candidats au départ soient des juniors. Les plus jeunes, en l’occurrence ceux de la Génération Y, privilégient en effet les relations et l’aspect social du travail, et sont davantage enclins à quitter un emploi si leurs collègues sont licenciés, rappelle une récente étude menée par le Chartered Institute of Personnel and Development. « Depuis que la Génération Y privilégie davantage l’autonomie et la flexibilité que l’argent dans le monde du travail, les avantages financiers à eux seuls ne peuvent plus être le principal moteur », confirme Michael Gelles, directeur de la practice Human Capital chez Deloitte Consulting.

Si elle souhaite les garder, la banque devra donc consentir à des efforts. « En s’adaptant à leurs attentes, dans la mesure du raisonnable : certains aspirent à bénéficier d’une formation, d’autres aimeraient une journée de télétravail alors que d’autres encore souhaitent tout simplement améliorer leur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle », répond Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half International France. C’est donc peut-être pour les plus jeunes d’entre vous le moment idéal de négocier !

commentaires (1)

Comments
  1. “Mais la Société Générale pourrait être victime du succès de son plan de départ basé sur le volontariat. « Au sein même de la BFI, beaucoup de candidats au départ sont jeunes et ce ne sont pas obligatoirement ceux qu’on veut voir partir », s’inquiète un salarié.”
    Ils ont surtout amèrement réalisé que le mérite et l’envie de réussir ne font plus partie des critères de recrutement en France. Alors que faire sinon quitter le navire ?

    Comme toujours, la France est complètement à côté de la plaque ! La France est aujourd’hui le pays développé où la jeunesse est la plus pessimiste au monde, à force de la déconsidérer et de mépriser leurs efforts, de banaliser le chômage des jeunes, la précarité et l’état de servitude des stagiaires. En pleine période électorale, force est de constater qu’encore et toujours notre pays s’évertue à ériger le mépris de la jeunesse en règle économique et à l’écarter de la sphère décisionnaire…

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici