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Private banking : le bon plan pour plus très longtemps

Dotés d’une certaine aura au sein du secteur bancaire, des parcours de carrière diversifiés, des réseaux riches à faire pâlir les dirigeants politiques et, cerise sur le gâteau, des salaires généreux, les banquiers privés sont-ils devenus des enfants trop gâtés? Si l’on en croit l’un de nos lecteurs, ce serait un boulot idéal et un métier bien planqué, mais pour combien de temps encore?

Des revenus en baisse de 20% sur 5 ans

L’étude de McKinsey, publiée hier, montre que l’état du secteur nécessite un sursaut de son management. L’industrie n’a jamais été aussi peu profitable qu’en 2009, malgré des actifs sous gestion à nouveau en hausse, selon la European Private Banking Survey 2010.

En l’espace d’une année, la marge bénéficiaire des banques privées européennes s’est contractée de 26 à 20 points de base. L’un des principaux problèmes pointés par le cabinet réside dans des coûts élevés, quasiment stables depuis 2007 alors que les revenus ont baissé de 20% pendant cette période.

Accros des embauches…

Le ratio coûts / revenus atteint donc des sommets, passant de 63% à 75% en l’espace de 5 ans, comme l’indique le graphique extrait de l’étude.

C’est le symptôme d’une industrie où les professionnels se sont fait plaisir pendant très longtemps, commente Frédéric Vandenberghe, partner chez McKinsey, interrogé par le Financial Times. Se résoudre à la nécessaire réduction des coûts prend visiblement du temps.

… et des salaires généreux

En cause, la politique frénétique de recrutement et de fortes rémunérations, selon Scorpio Partnership, un cabinet d’analyse spécialisé, qui a produit une étude similaire. La priorité est de cannibaliser le staff des concurrents pour se développer. Les banques privées déboursent bien trop d’argent pour débaucher des gens, qui se révèlent tout simplement pas assez rentables, explique Stephen Wall, directeur au sein de ce cabinet.

La moitié des coûts du secteur sont affectés aux ventes et au marketing – l’essentiel étant adressé aux relationship managers sous la forme de rémunérations, qui n’ont pas été revues à la baisse pendant la crise.

La fête bientôt finie

Le confort des professionnels est aujourd’hui bousculé. Les perspectives ne sont pas réjouissantes : vente des produits à forte marge en baisse, pression des régulateurs, confiance des clients érodée, nécessaire professionnalisation des métiers, outsourcing et optimisation des process croissant, consolidation du secteur…

Les professionnels doivent se rendent à la prévisible conclusion tirée par McKinsey:des coupes, y compris des licenciements parmi les relationship managers, sont à prévoir.

commentaires (1)

Comments
  1. Travaillant dans une banque privée depuis de longues années comme relationship manager, je pense que vous généralisez un peu trop. Si les salaires n’ont pas été revus à la baisse, ok, mais pas à la hausse non plus. Nos salaires stagnent depuis bientôt 3 ans et bonjour les primes de fin d’année…une peau de chagrin pour ne pas dire RIEN; Si j’étais plus jeune je partirais à l’étranger. A côté de Londres, Zurich ou Genève nous sommes les enfants pauvres du private banking.

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