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L’onde de choc se rapproche de la France…

Alors que le plan de sauvetage historique de 700 milliards de dollars devait être approuvé (Les Échos), les regards se tournent désormais vers l’Europe, à son tour sérieusement déstabilisée. En un week-end, Fortis, la plus grande banque au Benelux, a été sauvée par la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg (Le Monde), Bradford & Bingley, nationalisée par le gouvernement britannique (AFP), et Hypo Real Estate, repris par un consortium de banques allemandes (La Tribune).

Ainsi, l’ceil du cyclone se rapproche dangereusement de l’Hexagone, le groupe franco-belge Dexia étant, à son tour, très secoué sur les marchés suite à des rumeurs concernant une possible augmentation de capital. Pourtant, les banques françaises restent de marbre, pointant à l’inverse les opportunités fantastiques que représente la crise, pour reprendre le terme employé vendredi dernier par Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale (L’Agefi). L’appétit de BNP Paribas dans l’affaire Fortis en a apporté la preuve.

Pas de panique chez les banquiers des établissements français

Tout le monde peut s’accorder pour dire que les banques françaises sont en situation de risque moins grand qu’aux États-Unis ou même dans d’autres pays européens, déclarait encore hier Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée. Toutefois, le ton a un peu changé ce lundi avec la convocation des banques et des assureurs par Nicolas Sarkozy demain mardi à l’Élysée (Le Figaro).

Les professionnels des établissements français, eux, ne semblent pas céder au vent de panique ambiant. Ils restent confiants à l’égard de leur groupe. Beaucoup sont d’ailleurs convaincus qu’en signant avec une banque française, ils ne gagneront pas le jackpot en période d’euphorie, mais qu’en retour, en période de crise, ils ne seront pas mis à la porte, constate Jérôme Hacquard, associé du cabinet de chasse spécialisé Singer & Hamilton.

Pendant ce temps, à La City, on se prépare à 12000 nouvelles suppressions d’emplois d’ici à Noël, après les 8000 déjà perdus depuis juin (Telegraph). La France pourra-t-elle encore longtemps rester épargnée ?

commentaires (2)

Comments
  1. C’est toujours l’exception française quand tout va mal chez nos voisins
    on préfère ignorer et rester naivement optimiste, en pensant qu’on est mieux que nos voisins…

  2. Oui tout a fait ca me fait un peu penser à Tchernobyl….les vents se sont par miracle arreté à nos frontières

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