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OPINION : Les six faux pas à éviter pour réussir l’examen certifié AMF

Si l’examen certifié est obligatoire pour tous les nouveaux entrants en banque finance depuis le 1er juillet, il concerne aussi celles et ceux qui seront, au cours de leur carrière, amenés à changer d’employeur. Au final, c’est bien l’ensemble des professionnels en banque finance qui devra passer cet examen.

Réussir l’examen certifié AMF n’est pas d’une grande difficulté si l’on compare cette épreuve à d’autres examens certifiés et notamment au CFA. L’examen certifié AMF requiert une quarantaine d’heures de travail personnel en moyenne, 5 à 6 fois moins que pour chaque niveau du CFA.

Cela étant dit, l’examen certifié AMF n’est pas non plus une simple formalité qui se prépare en un week-end. L’analyse des premiers examens qui se sont tenus depuis juin nous permet de pointer les erreurs qu’il vous faut éviter pour optimiser vos chances de réussite. Les candidats qui ont respecté ces règles simples ont réussi l’examen certifié à plus de 90% lors du premier passage.

1. Confondre préparation et bachotage intensif

Concentrer votre temps de révision sur quelques jours est un pari risqué dans la mesure où la quantité d’informations à intégrer est très importante. Ce n’est pas impossible, mais préférez une organisation sur deux mois assortie d’un travail quotidien d’une heure.

Beaucoup d’informations à mémoriser sont de nature réglementaire et sont parfois très pointues ; il est nécessaire d’y revenir plusieurs fois afin de les intégrer.

Par ailleurs, il s’agit de mémoriser des connaissances et non de réaliser des exercices de réflexion ; pour ma part, je ne peux effectuer un tel travail de mémorisation pendant toute une journée non-stop, mon cerveau sature après une heure ou deux !

2. Partir sans savoir d’où vous partez et où vous allez

Beaucoup de candidats commencent leur travail de préparation sans mesurer vraiment le niveau de difficulté de l’examen, ni le travail requis pour le passer avec succès. Partir sans carte ni boussole est aventureux.

Il est préférable de choisir des prestataires qui vous permettent d’avoir accès à la base de questions d’examen, ceci afin que vous puissiez en premier lieu mesurer votre niveau, thème par thème.

Ce diagnostic vous permettra de prendre connaissance de la réalité des questions d’examen et de mesurer l’écart entre votre niveau actuel et celui qui est requis pour réussir l’épreuve.

Travailler directement sur les questions est indispensable pour mesurer votre niveau et apprendre directement les bonnes réponses, ne pas avoir accès à la base des questions d’examen avant de le passer serait suicidaire !

3. Rester le nez collé sur les questions

La stratégie qui consiste à se limiter à un travail sur l’unique base des questions est cependant contre-productive. Trois raisons à cela.

Tout d’abord, il est illusoire de penser mémoriser plus de 600 questions et 600 réponses. Il est certain que vous retiendrez un grand nombre de questions à force d’y avoir répondu à plusieurs reprises ; il n’en demeure pas moins que vouloir tout apprendre par cceur, notamment sur des sujets que vous ne connaissez en général pas ou peu au départ (comme le réglementaire) constitue une gageure.

En outre, il est beaucoup plus efficace d’apprendre ce que l’on comprend que de vouloir retenir bêtement par cceur des concepts dont le sens vous échappe. La rétention des informations est ainsi plus rapide et plus pérenne. En d’autres termes, les sujets qui vous sont étrangers méritent d’être dans un premier temps travaillés sur le fond, par exemple à l’aide d’un livre ou en suivant des formations, avant d’être abordés sous l’angle des questions.

Enfin, il serait dommage de se limiter à inscrire superficiellement dans votre mémoire des questions et réponses bientôt oubliées. Contrairement à ce que vous pourrez entendre, une grande partie des sujets vous seront réellement utiles dans votre travail.

4. Ne pas prendre en compte la structure de l’examen

Certains candidats allouent une importance égale à chaque thème de la grille des connaissances AMF, d’autres passent au thème suivant uniquement une fois qu’ils ont acquis une réussite de 100% aux questions relatives à un thème donné… Ces stratégies ne prennent pas en compte la réalité de l’examen tel que déterminé par l’AMF. La grille des connaissances énonce d’une façon claire la pondération de chacun des 48 sujets sur lesquels porte l’examen (colonne % dans la grille).

Vous constaterez ainsi que si 2 % des questions visent le thème 4 (réglementation Abus de marchés), 19 % concernent le thème 6 (Relation client). Pourtant le thème 4 ne contient pas 10 fois moins de connaissances que le thème 6 (29 pages pour le thème 4 contre 71 pour le thème 6 dans notre livre Réussir l’examen certifié AMF) ! Comprendre la pondération des sujets et hiérarchiser ses sujets de travail en conséquence est incontournable.

Ainsi, un candidat qui continue à s’entraîner sur des thèmes de niveau C alors qu’il émarge déjà plus de 80 % de bonnes réponses, devrait cesser de travailler sur ces thèmes pour réallouer son temps sur les sujets moins bien maîtrisés car, en définitive, il ne sert à rien d’obtenir 100 % de réussite sur les questions C et 84,9 % au niveau A !

5. ATTENTION au sujet de niveau A

La vraie difficulté réside dans les sujets de niveau A. Chez Bärchen, tous les candidats en situation d’échec étaient en-deçà des scores requis au moins sur les questions A.

Pourquoi ? Le niveau A cumule trois critères de difficulté :

– il s’agit de questions plus pointues que les questions C.

– la quasi-totalité des questions de niveau A porte sur les sujets en général les moins bien maîtrisés et les plus abstraits pour les candidats : la réglementation.

– le score exigé est de 85% ce qui laisse peu de marge de manceuvre (pas d’impasse sur les sujets de niveau A). Pour information, 15 questions sur les 29 de niveau A portent sur le thème 6.

6. Fixer une date d’examen prématurément

Ne fixez pas de date d’examen sans avoir réalisé votre diagnostic. Choisissez un prestataire qui vous permet au mieux de fixer votre date d’examen quand vous le souhaitez, ou, au moins, de pouvoir décaler si nécessaire votre examen. Idéalement, le candidat déclenche son examen deux à trois semaines en avance, en fonction de la réalité de sa progression. Il doit rester maître de son planning.

Une caractéristique de cet examen est en effet qu’il est sans surprise ; grâce à l’accès indispensable à la base des questions, vous êtes en capacité de mesurer votre niveau en permanence. Ainsi si vous enregistrez des scores supérieurs aux taux requis (augmentés d’une marge de sécurité de 3 ou 5%), vous pouvez vous présentez sereinement aux examens. Si vous êtes en-deçà, soit vous croyez aux miracles, soit il vous faut décaler votre date de toute urgence !

N’oubliez pas : si vous avez accès à la base des questions d’examen, il n’y aura aucune surprise le jour J.


Éric Normand est directeur de Bärchen, un organisme de formation pour professionnels des marchés financiers et de la gestion, et auteur de l’ouvrage Réussir l’examen certifié AMF.

commentaires (10)

Comments
  1. “N’oubliez pas : si vous avez accès à la base des questions d’examen, il n’y aura aucune surprise le jour J.”

    “Il est préférable de choisir des prestataires qui vous permettent d’avoir accès à la base de questions d’examen, ceci afin que vous puissiez en premier lieu mesurer votre niveau, thème par thème.”

    “Éric Normand est directeur de Bärchen, un organisme de formation pour professionnels des marchés financiers et de la gestion, et auteur de l’ouvrage”

    De tels articles au caractère publicitaire à peine dissimulé ne devraient pas être publiés sur ce site.

    Allons, un peu de sérieux. A part la partie 5, il s’agit d’un cours de méthodologie que l’on pourrait aisément appliquer à des élèves de 3e qui passent le brevet.

    Cete article est majoritairement médiocre. En bref, inodore et sans saveur.

  2. Hola! la courte vue de Monsieur LARZ. D’abord l’opinion d’un concepteur de produit est bonne à prendre sur Efinancial qui a une réputation enviable d’impartialité, Que vous passiez ou pas l’examen chez Barchen la n’est pas le sujet. Si vous avez analysé et antipé les motivations de l’AMF dans ce domaine, vous savez certainement que cettte certification s’inscrit dans un projet plus vaste, celui de la sortie par le haut de nos professions financiaires partout villipendées.
    Je suis persuadé que d’autres certifications vont être mises en place, sur divers sujets et elles seront indispensables. Une bonne tête en finances est aussi une tête bien pleine. Souvenez vous du tour de banque de vos pairs plus agés, votre employeur ne peut plus vous l’offrir, mais l’AMF vous l’imposera à travers une gamme de certifications qui vous conduira vers une qualification optimum en complement de diplomes de haut niveau qui ne font de vous pas uniquement des banquiers. Pour finir, regardez les faits: Les conseils de Normand sont du simple bon sens, et profiteront à tous.

  3. Il faut etre naif pour ne pas voir le coup de pub gratuit. Un article pour me dire qu’ un examen ca se prépare, houa marci!
    A quand un article sur l’entretien d’un costume par une chaine de pressing?

  4. Je profite de votre article publicitaire pour vous dire que je trouve scandaleux de devoir payer plusieurs centaines d’euros à de tels organismes pour avoir accès aux 600 questions permettant de préparer cet examen.

    Cet examen étant obligatoire l’accès aux questions pour le préparer devrait être libre et gratuit.

  5. Cela vaudrait le coup d’en informer une association de défense de consommateurs type UFC que choisir!!!

  6. Le coût est effectivement prohibitf. La méhode la moins chère consiste à acheter le livre à 40 €, profiter de 3 semaines de quiz gratuit grâce à cet achat et payer encore 76€ pour passer l’examen. Le tarif étudiant n’est pas intéressant. Jeune diplômé à la recherche d un emploi en finance de marché, je dois tout de même reconnaître que l’obtention de la certification m a permis de décrocher des entretiens pour des postes en banque d’investissement.

  7. Revenez sur terre les gars, l’examen est obligatoire mais c’est pas l’AMF qui pond les questions et fait passer les examens : c’est délégué à des boîtes, qui ne le font donc pas pour rien. Vous vous attendiez à quoi ?

  8. Pour moi, le titre de votre bouquin examen certifié de l’amf est à lui seu, tout l un programme et l’ouvrage en lui-même une encyclopédie Bancaire à faible valeur ajoutée, sauf, que le voir est rédhibitoire à lire et je ne parle pas du prix
    A quand, BARCHEN pour les nuls!

  9. Cette certification est une véritable mascarade, un masque qui vise uniquement à faire croire que la profession se munit d’outils pour garantir la probité de ses collaborateurs.

    Personnellement, j’ai bachoté uniquement les questions et je l’ai eu sans soucis. J’ai eu mon diplôme il n’y a pas si longtemps, qui devrait pouvoir garantir à mon employeur que j’ai le minimum de connaissances acquises. Apparamment, ce n’est plus suffisant…. il faut payer en plus !

    Effectivement je trouve scandaleux de devoir payer pour passer cette certification obligatoire, d’autant plus que lorsque l’on est déjà en situation d’emploi, l’empyeur ne nous fait passer qu’une “vérification”, qui n’a pas du tout la même valeur.

  10. Pour ma part je prépare l’AMF actuellement et c’est mon employeur (une banque que je ne nommerai pas puisque tout le monde crie au scandale quant à la soi-disant publicité gratuite…) qui prend à sa charge la certification.
    Il s’agit bien d’une “certification” et non d’une “vérification”. De plus il me semble, pour en avoir parlé a des collègues venant d’autres banques que leur précédent employeur avait également payé la “certification” dans son intégralité.
    Quoi qu’il en soit je trouve intéressant de recevoir les conseils d’un prestataire donnant la certification car il se trouve que, malgré le fait que ces conseils paraissent basiques, ils ne sont pas acquis pour tous…
    Maintenant plutôt que de critiquer une initiative de conseils n’hésitez pas à vérifier si votre employeur actuel ou votre futur employeur ne prend pas à sa charge le processus de formation et de certification de l’AMF comme c’est le cas dans beaucoup d’établissements bancaires.
    Et si ces informations ne vous paraissent pas utiles, et bien passez votre chemin au lieu de les critiquer. Tout le monde s’en portera mieux :)

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