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Consolidation, passage secret vers la DAF

Ce n’est pas les consolideurs qui vont se plaindre de l’image peu glamour associée à leur métier. La reconnaissance ? Ils l’ont depuis longtemps des recruteurs. Et pour cause : dans la profession, le chômage, on ne connaît pas.

Un métier structurellement porteur…

Tous les grands groupes ont toujours eu, et ont de plus en plus besoin de consolideurs, résume Bruno Fadda, directeur associé chez Robert Half. Or, il y a peu de candidats. De ce fait, il leur faut en moyenne deux mois seulement pour trouver le poste à la hauteur de leurs exigences.

L’aspect technique du métier a toujours effrayé, conduisant à une constante pénurie de talents, alors même que l’augmentation de la fréquence de publication des chiffres requiert des remontées d’infos plus rapides, et donc des équipes élargies.

… en pleine mutation

Parallèlement, sous l’effet des nouveaux logiciels de reporting, la profession s’est transformée. Désormais, un consolideur doit fournir un véritable travail d’analyste financier , explique Jean-Urbain Hubau, directeur du service consolidation d’Accor.

Autrefois réservés à des comptables aguerris (DECF, DESCF), les postes de consolideurs sont désormais à la portée de diplômés d’ESC ou école de gestion, ayant une simple mention comptable. Quelques années d’expérience dans l’audit ou le contrôle de gestion sont toutefois souvent requises.

Un accélérateur de carrière

Ces transformations ont permis de revaloriser le statut des consolidateurs dans l’entreprise. Les grands groupes font de leurs départements consolidation de véritables viviers de talents. Loin de fermer des portes, cette spécialité comptable en ouvre de plus en plus , précise Bruno Fadda. Une tendance que confirme Jean-Urbain Hubau d’Accor : Dans mon équipe, les gens restent 3-4 ans avant de bénéficier de promotions internes, notamment vers des directions financières.

Côté rémunérations, à formation et expérience égales, un consolideur gagne 10 à 20 % de plus qu’un contrôleur de gestion, fait remarquer Jean-Gabriel Picq, associé du cabinet de recrutement Westpoint. Comptez de 35 à 45 k€ de salaire fixe pour un profil junior (0 à 3 ans d’expérience) et de 60 à 100 k€ pour un professionnel expérimenté (5 à 10 ans). Sans oublier une part variable pouvant dépasser 10 %.

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