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Réforme des stock-options : quel impact sur les financiers ?

Le projet de taxer certains mécanismes d’intéressement provoque des remous aussi bien dans la classe politique qu’au sein de la communauté financière.

Dans son dernier rapport annuel, la Cour des comptes accusé les stock-options, qui, rappelons-le, sont exonérées de cotisations sociales, d’être à l’origine d’une perte de 3 milliards d’euros de recettes à la Sécurité sociale en 2005.

Dans le sillage de l’affaire EADS, certains personnalités politiques vont jusqu’à évoquer la suppression pure et simple des stock-options, quand d’autres souhaitent revenir sur les exonérations. Sur ce dernier point, les parlementaires doivent examiner ce mois-ci les modalités d’une nouvelle taxation.

Le débat s’annonce d’ores et déjà compliqué, la mise en ceuvre de la nouvelle taxation étant assez complexe. Les stock-options ne peuvent pas être considérées comme un salaire au sens classique du terme, prévient à l’AFP Eric Wuithier, directeur associé du cabinet conseil en rémunération Towers Perrin. Elles sont généralement proposées aux cadres que l’on veut garder dans une entreprise, comme le signe d’une reconnaissance de l’équipe dirigeante .

La fin d’une époque ?

Dans les métiers de la finance, il va sans dire que tout le monde ne touche pas de stock-options. Par contre, elles ne profitent pas seulement à quelques hauts dirigeants, mais également à des salariés, notamment dans certaines sociétés de gestion, où elles constituent un mécanisme d’intéressement parmi d’autres (participation, indemnités de départ, etc.).

Si jamais la législation en la matière venait à évoluer, il va sans dire que les pratiques changeraient également, afin de préserver intacte l’attractivité de certaines professions. Dans la rémunération globale, la part des stocks-options pourrait alors diminuer, au profit d’autres modes de rémunération comme par exemple les avantages en nature , explique Bruno Sahok, président du Club des Jeunes Financiers.

commentaires (1)

Comments
  1. et encore des réformes pour encore plus de taxe et moins de compétitivité , ce pays veut a tout pris grapiller le moindre million de chaque entreprise , et résultat de plus en plus de société vont quitter ce pays , où la taxation fait fureur !
    on revient aux temps babyloniens où le seul maître mot est taxe taxe et retaxe !

    vive la gabelle sociale !!!

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