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Et si vous rejoigniez les 10 000 Français basés à Hong Kong pour faire carrière dans la finance… 

Where to go now

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En raison de la récession et du marché du travail morose en Europe et aux États-Unis, un grand nombre d’Occidentaux choisissent d’aller travailler en Asie, et notamment à Honk Kong où le nombre des Français n’a pas cessé d’augmenter depuis plusieurs années. Ainsi, d’après les données du Consulat général de France à Hong Kong et Macao, à la fin 2011, on comptait 10 400 Français enregistrés à Hong Kong. Le nombre total est estimé à 15 000 si l’on ajoute les Français qui ne sont pas enregistrés au Consulat général. Et le mouvement est loin de se tarir avec une moyenne de 100 nouvelles arrivées par mois (China.org.cn).

Conséquence : la présence française a carrément doublé par rapport à 1997, alors que sur la même période le nombre de résidents américains et britanniques a augmenté de moins de 10%, même si ces derniers sont encore dix fois plus nombreux que les Français du fait de la taille des Etats-Unis et des liens traditionnels entre Hong Kong et la Grande-Bretagne. « Le flux des Occidentaux qui affluent vers l’Asie à la recherche d’emplois, d’opportunités d’affaires ou bien d’un peu de piment asiatique pour leur CV s’est intensifié ces dernières années. Et les Français y sont pour beaucoup », confirme James Carss, senior executive au sein du cabinet de recrutement Hudson à Hong Kong (The New York Times).

Le Consulat général indique que de plus en plus de jeunes Français choisissent Hong Kong pour leur premier emploi. Sans surprise, ceux qui sont déjà sur place travaillent principalement dans les milieux financiers. Les professionnels des introductions en Bourse (IPO) et du corporate finance sont activement recherchés. « Hong Kong est la place la plus dynamique actuellement en matière de recrutements pour la gestion institutionnelle », note par ailleurs Raphaël Czuwak, associé chez le chasseur de têtes Egon Zehnder International.

Pour renforcer leurs équipes locales, les banques françaises veulent des ressortissants français. L’an dernier, on assistait encore à des projets de recrutement d’équipes entières, mais depuis on constate un ralentissement des embauches et même parfois des licenciements. « Néanmoins, en fonction de l’évolution des autorisations de travail et des conditions d’immigration – et à condition que vous ayez les compétences requises et parliez les bonnes langues –, il est probablement encore plus facile d’y trouver aujourd’hui un emploi qu’en Europe ou qu’aux Etats-Unis », relève Robert Walters, directeur général de Robert Walters.

Mais s’expatrier à Hong Kong est tout sauf une promenade de santé. « Les employeurs à la fois locaux et étrangers préfèrent généralement les personnes ayant une expérience en Asie et des compétences linguistiques à la hauteur », note James Carss. Enfin, si l’absence de contraintes réglementaires sur les bonus soutient un niveau de rémunération très attractif, « les salaires, s’ils ne sont pas complétés par des prestations de plus en plus rares pour les expatriés, ne répondent pas toujours aux attentes des Occidentaux », poursuit-il.

« C’est une ville exigeante, compétitive et onéreuse. Vous ne pouvez pas juste venir ici pour assouvir un rêve : vous devez venir avec un projet que vous avez préparé », rappelle pour sa part Arnaud Barthélémy, le consul général de France à Hong Kong. « Encore mieux, soyez un vrai “problem solver” concernant les démarches administratives, conseille Patrick O’Donnell, head of Consultant Relations Asia-Pacific chez BNP Paribas à Honk Kong. En règle générale, il est plus simple pour une société d’embaucher quelqu’un sur place alors c’est à vous, le candidat, d’essayer de faire tomber les obstacles à votre embauche ».

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