☰ Menu eFinancialCareers

Les financiers à hauts revenus bientôt non grata dans l’Hexagone ?

Cash

C’est un rapport publié mi-février par le cabinet conseil Proxinvest indiquant que les revenus des patrons du CAC40 avaient augmenté de 34% en 2011 qui a mis le feu aux poudres. Evidemment, la crise financière est passée par là et aucun banquier ne figure dans le Top10 des patrons les mieux payés, à l’exception de Henri De Castries. Le patron d’Axa a reçu deux millions d’euros de rémunération variable malgré la baisse du résultat opérationnel de l’assureur, s’indigne Proxinvest, qui constate que le million d’euros de bonus est devenu la norme au sein du CAC 40.

Se disant choqué par ces rémunérations, le candidat socialiste à l’élection présidentielle François Hollande, après s’être illustré auprès de la communauté financière pour avoir déclaré que la finance était son principal adversaire, s’est prononcé en faveur d’un taux d’imposition marginal à 75% pour les revenus au-dessus d’un million d’euros par an, tandis que son projet fiscal prévoit une tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros annuels.

D’après Bercy, cette mesure pourrait concerner 30.000 personnes, parmi lesquelles des cadres dirigeants de grandes entreprises, mais aussi des traders, quelques professions libérales, une centaine d’avocats, la plupart des footballeurs professionnels de ligue 1, des artistes du showbiz, des inventeurs ou encore des rentiers héritiers. Les recettes attendues atteindraient jusqu’à 250 millions d’euros, une goutte d’eau dans l’océan quand on sait que chaque année, du fait de l’exil fiscal, le manque à gagner avoisine les 7 milliards d’euros. Rien qu’une capitale comme Bruxelles compterait 60 000 évadés fiscaux français. Et ceux qui sont restés dans l’Hexagone pourraient bientôt être tentés de partir vers des cieux plus cléments.

Vers la fin des “golden parachutes”

Mais François Hollande n’est pas le seul à vouloir prendre des mesures dans ce sens. Le président-candidat a lui aussi fait des propositions pour limiter les très hauts salaires avec l’instauration d’une loi interdisant les “retraites-chapeau” et les “parachutes dorés” des patrons, en proposant que les rémunérations des plus hauts dirigeants soient votées par l’assemblée générale des actionnaires et non plus par les conseils d’administration, et enfin en rendant obligatoire la présence d’un représentant des salariés au sein des comités de rémunération.

Les retraites-chapeau comme les parachutes dorés sont encore pratique courante, en l’absence de régulation “, souligne Florence Magne, associée chez CTPartners, cabinet de conseil en recherche de dirigeants et d’administrateurs (La Tribune.fr). Dans ce domaine, les choses semblent néanmoins être en train d’évoluer peu à peu. Ainsi, l’administrateur délégué de Dexia, Pierre Mariani, a récemment indiqué que le conseil d’administration de la banque allait étudier la demande, formulée par l’Etat français, d’un remboursement par l’ex-patron de Dexia, Pierre Richard, des versements reçus depuis 2006 au titre de sa retraite-chapeau.

[polldaddy poll=5991047]

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici