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Les tendances de recrutement en finance pour 2012 vues par Hays

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Le cabinet de recrutement généraliste Hays vient de publier en partenariat avec Cadremploi son étude annuelle sur les Tendances générales du recrutement et des rémunérations en 2012 qui, comme son nom l’indique, offre une vision globale et actuelle du marché du recrutement, et ce pour tous les secteurs d’activité dans lesquels le groupe intervient. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2012 ne sera pas un grand millésime en terme d’embauches.

« Nous avons observé, dans notre précédente étude, une prudence de la part de nos clients concernant leurs recrutements. Cette tendance se confirme et même s’amplifie pour l’année à venir. En effet, si 83 % des clients interrogés ont recruté durant l’année 2011, ils seront moins de 70 % à embaucher de nouveaux collaborateurs en 2012 », constate Tina Ling, Directeur Général Hays France & Luxembourg. L’incertitude liée à l’instabilité économique actuelle joue un rôle majeur dans la réserve que nos clients manifestent au moment de recruter. En 2011, 26 % des clients ont indiqué que les nouveaux embauchés représentaient plus de 10 % de leur effectif total. Ce chiffre tombe à 16 % pour 2012 ».

Et il ne fait pas bon avoir les « cheveux blancs » : la situation des profils seniors (+ de 45 ans) sur le marché de l’emploi se maintient à un niveau préoccupant. « En effet, les trois quarts de nos clients indiquent que les embauches de ce type de profils représentent moins de 5 % de leurs recrutements. Ce faible niveau va perdurer en 2012 », rapportent les auteurs de l’étude. C’est encore plus dur pour ceux qui sortent des bancs de l’école. « En 2011, plus d’un tiers de nos clients ne recrutait aucun jeune diplômé ; de même, un autre tiers environ recrutait 1 à 10 % de jeunes diplômés par rapport à leurs embauches totales. En 2012, ils seront plus de 40 % à ne recruter aucun nouvel entrant sur le marché de l’emploi et 35 % à recruter entre 1 et 10 % de jeunes diplômés ».

Profils les plus recherchés

Des embauches plus prudentes, certes, mais des embauches tout de même. Parmi les secteurs passés en revue par Hays, plusieurs recrutent. A commencer par l’Assurance, où les profils les plus recherchés aujourd’hui sont les commerciaux. Un renforcement des forces commerciales devrait, peu à peu, entraîner une relance des recrutements de gestionnaires et techniciens – et à terme des postes d’encadrement. Peu de compagnies ou de mutuelles sont actuellement en mesure de faire face à l’entrée en vigueur des normes telles que Solvabilité II. De ce fait, le besoin de recruter de nouveaux profils en actuariat, audit interne et contrôle de risques devient déterminant.

L’Audit est un secteur qui, lui aussi, continue à embaucher de manière soutenue. Les profils « rois » sont les auditeurs confirmés avec 3 à 5 ans d’expérience qui se voient proposer plusieurs offres simultanément. Dans les banques, c’est plutôt le retour aux fondamentaux : en 2012, elles se concentreront sur les activités nécessitant peu, voire pas de fonds propres, comme le Corporate Banking et le Cash Management. Enfin, les directions financières se montrent friandes de spécialistes experts en suivi budgétaire, en prévisions, en reporting de gestion et en recommandations, mais également des gestionnaires de projet de transformation des systèmes et organisations comptables.

Stabilité des rémunérations

« Avec la hausse générale du taux de chômage, les entreprises sont conscientes que de nombreux profils intéressants sont disponibles rapidement sur le marché et donc moins exigeants, constatent les auteurs de l’étude à propos des fonctions financières et comptables. Nous assistons donc de plus en plus à des négociations au niveau de la rémunération entre candidats et clients. Durant la récente période de restriction, seuls les experts, dont la compétence était reconnue et rare, ont pu obtenir des évolutions de salaire ».

Un peu partout, la tendance est à la stabilisation des rémunérations par rapport à l’an dernier. C’est le cas dans l’Audit où les rémunérations restent globalement identiques. « Néanmoins, les attentes des candidats en termes de prétentions salariales demeurent à la hausse, avec 5 à 10 % de croissance par rapport à leurs revenus actuels », souligne Hays. Dans le Conseil, « naturellement, avec la reprise du marché, les rémunérations des consultants sont reparties à la hausse, mais essentiellement par le biais des bonus (à nouveau payés) et des promotions. En effet, les grilles de rémunération ont relativement peu évolué entre 2010 et 2011 ». Enfin, dans la Banque, « pour les postes en front office, nous relevons une hausse significative du fixe vis-à-vis du zéro bonus ».

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