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Travailler et vivre à Paris

Le coût de la vie à Paris a beaucoup augmenté depuis l’introduction de l’euro contrairement aux conclusions des statistiques officielles. Mais la ville des lumières , comme l’appellent les parisiens, offre l’un des modes de vie les plus agréables d’Europe.

Ces deux dernières années, le maire socialiste Bertrand Delanoë a introduit plusieurs mesures, très controversées, pour améliorer le niveau de vie des parisiens.

La transformation de quartiers entiers en zones piétonnes – et la limitation de la circulation dans d’autres – ont été très bien accueillies par les résidents, mais ont suscité de vives réactions chez les automobilistes.

Les embouteillages se sont multipliés depuis l’introduction par les urbanistes de couloirs de bus délimités par des murets pour bien marquer la séparation avec le reste de la route.

La dernière controverse est survenue fin 2003, quand M. Delanoë a lancé une consultation pour savoir si la législation sur l’urbanisme devait être assouplie pour autoriser la construction de tours afin de remédier à la pénurie chronique de logements (on compte moins de 2,5 millions de résidents à Paris, et presque autant qui effectuent le trajet quotidiennement depuis la banlieue).

En été, ne manquez pas Paris Plage, une autre idée de M. Delanoë. Les quais de Seine sont fermés à la circulation et le bitume est recouvert de sable et de palmiers directement importés des Caraïbes. Cette opération a été un grand succès, et a attiré des millions de gens.

Pour compenser le manque d’espaces verts, le maire a multiplié les espaces réservés aux piétons le week-end. Chaque dimanche, même l’hiver, les quais sont réservés aux piétons, tout comme ceux du Canal St-Martin, qui s’étend du Nord jusqu’à la Place de la Bastille, ainsi que certaines parties du Bois de Boulogne, située à l’extrême Ouest de la ville.

Le quartier financier

Comme dans beaucoup d’autres villes, le quartier financier de Paris est aujourd’hui assez fragmenté. La Bourse, entre le quartier commercial des Halles et l’ancien Opéra Garnier, a un rôle essentiellement symbolique.

Depuis la disparition du marché à terme et options en 1998, la Bourse a été transformée en centre de conférences et en musée. Il n’y reste plus qu’une seule personne à y travailler à temps plein : un journaliste de télévision et de radio dont les émissions quotidiennes commencent et finissent toujours, depuis trente ans, par : Voici Jean-Pierre Gaillard, en direct de la Bourse de Paris .

Même le Ministère des Finances et de l’Economie a déserté ses anciens bureaux situés dans le Musée du Louvre (le bureau du Ministre avait appartenu à Napoléon) pour s’installer dans des locaux plus modernes (avec un héliport sur le toit) dans le quartier de Bercy, à l’Est de Paris.

Il n’y a pas un quartier bancaire unique : les énormes bâtiments qui abritent le siège du Crédit Agricole, la banque la plus importante du pays, sont à Montparnasse, au Sud de la rive gauche. Le siège officiel de BNP Paribas reste Boulevard des Italiens, à deux pas de la Bourse et de l’Opéra Garnier, mais ses équipes opérationnelles sont de plus en plus dispersées dans le reste de la ville et en banlieues.

La Société Générale est aujourd’hui plus identifiée par ses tours jumelles en verre, construites il y a dix ans dans le quartier d’affaires de La Défense, en banlieue Ouest de Paris, que par ses bâtiments en pierre de style Haussmanien (du Baron Haussmann, un architecte du 19ème siècle) qu’elle détient toujours dans le quartier de l’Opéra.

Axa, le deuxième assureur mondial, a son siège officiel sur l’Avenue Matignon, à proximité de l’avenue très touristique des Champs-Elysées, mais la grande majorité de ses employés travaille dans des tours à La Défense.

L’Avenue Hoche, l’une des principales artères partant de l’Arc de Triomphe, est progressivement devenue l’avenue du capital investissement. Les installations ont commencé il y a dix ans, quand ABN Amro y a ouvert son premier bureau, suivie peu après de Advent International. Les autres qui n’ont pas pignon sur avenue sont dispersées dans les environs, autour du Parc Monceau ou sur l’une des autres avenues qui partent de l’Arc de Triomphe.

Logement et trajets quotidiens

L’un des points forts de Paris a été jusqu’à très récemment encore, le prix raisonnable des loyers. Dans les années 1980 et dans la plus grande partie des années 1990, le prix de chaque mètre carré de logement était invariablement compris entre 100 et 120 francs par mois (de 15 à 18 euros), avec des variations minimes entre les quartiers.

Malheureusement pour les nouveaux arrivants dans la capitale, le marché de la location a connu une pénurie de l’offre au cours des deux dernières années. Beaucoup d’agences ne s’occupent désormais que de ventes et affichent des panneaux disant :
Nous ne proposons pas de locations.

Quelques agents immobiliers sont spécialisés dans la location aux expatriés, mais les prix qu’ils pratiquent sont déconnectés des prix proposés aux parisiens (les locations à court terme peuvent dépasser 30 euros le mètre carré). Ces agents sont d’ordinaire établis dans des quartiers très demandés : le quatrième (Le Marais), le sixième (Boulevard Saint-Germain) et le septième arrondissement (Invalides, Avenue de Breteuil), ainsi que certaines parties du huitième (Champs-Elysées) et les zones les plus centrales du seizième (Etoile, Trocadéro).

Au cours des dix dernières années, le centre résidentiel de Paris s’est de plus en plus déplacé vers l’Est, d’abord avec l’ouverture d’un nouvel Opéra à Bastille, puis avec le déménagement du Ministère des Finances dans de nouveaux bureaux à Bercy, et avec la nouvelle Bibliothèque Nationale juste de l’autre côté du fleuve.

Le quartier situé autour de la Bibliothèque est actuellement en pleine rénovation, qui rappellent la transformation des Docklands à Londres il y a dix ans. Même si le projet ne sera pas achevé avant plusieurs années, les nouveaux logements sont pris d’assaut dès qu’ils sont mis sur le marché.

Cet engoûement est dû à l’ouverture en 2003 d’une nouvelle liaison du Métro, la ligne 14, sans conducteur, qui va jusqu’à la Madeleine (à mi-chemin entre l’Opéra Garnier et le début des Champs-Elysées) en moins de 20 minutes.

Beaucoup continuent à considérer le Marais et le Quartier Latin comme les seuls quartiers Bo-bo (Bourgeois-Bohême). Sur place, la vie a beaucoup changé, ces quartiers sont victimes de leur succès. Les étudiants militants qui ont fait leur réputation n’ont plus les moyens de vivre dans le cinquième et le sixième arrondissements, où la plupart des appartements sont désormais loués à des expatriés aux salaires élevés.

Les quelques Bohêmes de Paris qui ont survécu sont désormais dispersés entre la Rue Oberkamf, dans le quartier de la République, et dans certaines rues de Montmartre qui n’apparaissent pas dans le film culte Amélie Poulain, qui a fait presque doubler le prix des logements dans la rue des Abbesses.

Le neuvième arrondissement attire de plus en plus d’expatriés. Avec ses façades en pierre Haussmanniennes, à proximité des Grands Magasins comme les Galeries Lafayette et Le Printemps, et sa position centrale (à quelques minutes de marche de l’Opéra Garnier), ce quartier attire des familles aux revenus assez élevés, qui trouvent le septième et le seizième trop calmes.

Culture, moeurs et relations d’affaires

La plupart des Français qui travaillent en finance parlent couramment l’anglais. Néanmoins, la première impression joue un rôle très important ; établir un premier contact en français est souvent très utile pour démarrer une relations d’affaires.

Pour les formalités quotidiennes, le même principe s’applique : si vous faites l’effort de dire quelques mots en français, on sera d’ordinaire prêt à vous aider. Les commerçants, les serveurs ou vos contacts business vous proposent souvent de parler anglais une fois que vous avez fait l’effort de prononcer quelques mots de français.

Il est d’usage de saluer ses collègues – en particulier ceux avec lesquels on travaille – par une poignée de mains ou une bise tous les jours.

Bien que le lieu de travail soit en général assez informel (dans le secteur privé), les français entretiennent rarement des relations amicales avec leurs collègues. Il n’est pas très fréquent d’aller boire un verre après le travail. La vie familiale est sacrée, et de nombreux couples emmènent leurs enfants dans leurs résidences secondaires à la campagne presque chaque week-end.

Bien que la semaine de travail comporte officiellement 35 heures, les horaires au bureau sont en pratique plus longs que dans beaucoup d’autres pays. Les cadres commencent souvent leur journée à 8h-8h30 le matin et rentrent chez eux bien après 19h.

Le déjeuner dure d’ordinaire une heure, mais les déjeuners d’affaires peuvent durer beaucoup plus longtemps et sont considérés comme essentiels dans l’emploi du temps.

Comme aucun employé ne peut s’en tenir à 35 heures, la plupart des entreprises françaises ont conservé leur rythme hebdomadaire précédent, mais ont proposé à leurs employés des jours de congés supplémentaires à la place. De nombreuses mères de familles qui travaillent prennent leur mercredi après-midi, car la plupart des écoles sont fermées.

Taxes, visas et permis de travail

Bien que la France soit un pays où les impôts sont élevés, les nouveaux arrivants sont souvent agréablement surpris du faible montant de ce qu’ils doivent payer.

L’essentiel de la charge fiscale pèse sur l’employeur, sous la forme de contributions à la Sécurité Sociale. A hauteur de 50% du salaire brut, celles-ci représentent le double du montant des contributions versées à la National Insurance au Royaume-Uni.

Suite aux dernières réformes fiscales annoncées en 2003, de nombreux expatriés payent un taux d’impôts sur le revenu souvent moins élevé qu’au Royaume-Uni. Les taux les plus élevés ont chuté en-dessous de 50% en 2004, pour la première fois depuis le début des années 1980. En outre, ce taux s’applique uniquement à une partie du revenu : les indemnités d’expatriation, telles que les allocations de logement et de délocalisation, ne sont pas imposables.

Les enfants et les femmes qui ne travaillent pas donnent droit à des exonérations supplémentaires. Les ménages peuvent également déduire jusqu’à un tiers du revenu imposable pour des dépenses non quantifiables. Ainsi, en réalité, seul un ménage sur deux paye l’impôt sur le revenu.

Les familles nombreuses (avec trois enfants ou plus) ont droit à des réductions supplémentaires, pas seulement pour l’impôt sur le revenu, mais aussi sur un certain nombre d’autres dépenses, telles que les transports publics, les tickets de cinéma, et les entrées des musées. Au total, avec un système d’éducation public, des infrastructures et des services de santé parmi les meilleurs du monde, la plupart des habitants en France considèrent qu’ils en ont pour leur argent.

En tant que membre de l’Union Européenne, la France autorise tous les ressortissants d’un pays de l’Union Européenne à vivre et travailler dans le pays. Les ressortissants américains et canadiens n’ont d’ordinaire aucun mal à obtenir des permis de travail temporaires.

Les épouses des ressortissants d’un pays extérieur à l’Union Européenne peuvent également obtenir facilement la permission de résider en France, mais ne sont pas autorisées à travailler, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles.

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