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Crédits structurés : difficile de garder le moral !

Après RBS, Barclays Capital, Deutsche Bank, c’est au tour de Credit Suisse de licencier des spécialistes CDO. Qui sera le prochain sur la liste ?

Deutsche Bank devrait récidiver selon The Times. La banque allemande, qui avait arrêté ses activités de trading (dérivés de crédit) sur fonds propres en juin dernier, devrait annoncer une dépréciation sur ses crédits de 1,7 milliard d’euros lors de ses prochains résultats trimestriels. Elle pourrait ne pas être la seule : un chasseur de tête, qui a gardé l’anonymat, estime que les sureffectifs sont de l’ordre de 30%, le marché étant passé d’une valeur de 700 milliards de dollars (493 milliards d’euros) avant la crise estivale à moins de la moitié aujourd’hui.

De nombreux emplois ont été supprimés aux Etats-Unis, Londres devait être la prochaine sur la liste. Quid de la situation en France ? Dans un contexte difficile pour le secteur bancaire, certains établissements ont plutôt bien résisté face à la crise et continuent d’embaucher alors que d’autres ont sous-performé. Mais il n’y a pas eu de licenciements significatifs dans l’Hexagone, les équipes dédiées aux crédits structurés étant surtout basées à Londres , explique Renaud Pechoux, manager executive au sein de la division City de Michael Page International.

Vers des jours meilleurs…

Les plus vulnérables sont les équipes CDO nouvellement constituées et les banques de petite taille comme West LB ou Royal Bank of Canada. Chez les sales, les mieux placés pour échapper au renversement de tendance seront sans conteste ceux qui disposent d’un important portefeuille clients et donc à même de travailler sur d’autres produits.

Certains signes montrent cependant que les banques pratiquent un double langage. Ce serait le cas pour Calyon qui d’un côté, a indiqué qu’elle allait cette année porter ses effectifs de 180 à 240 personnes dans ses activités marchés de crédits et CDO, alors que de l’autre, elle aurait commencé à supprimer du personnel à Londres.

Cependant, rien ne sert de sombrer dans le catastrophisme : il y aura bel et bien des recrutements l’an prochain, même après les licenciements de cette année… Selon Alex Tracey, managing director au cabinet Clifden Partners, à Londres, les banques vont voir cela comme une chance pour revenir dans les crédits structurés à un moindre coût .

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