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Quel avenir pour les professionnels dérivés actions de Crédit Agricole ?

© Crédit Agricole

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Le Crédit Agricole, qui avait déjà renoncé aux financements aéronautiques, aux financements de projets et de shipping effectués en dollars dans le cadre d’un plan de suppressions de 1 750 postes dans sa banque de financement et d’investissement, stoppe également d’autres activités. « Nous arrêtons les métiers qui ne sont pas nos spécialités et qui ne sont pas suffisamment rentables. C’est le cas des dérivés actions et des couvertures sur matières premières », a déclaré Jean-Yves Hocher, le directeur général de Crédit agricole CIB (Le Figaro.fr).

La banque verte avait déjà prévenu qu’elle mettrait un terme à certaines activités de la BFI mais peu s’attendaient à un arrêt complet des activités Global Equity & Commodity Derivatives. Avec une dizaine de bureaux répartis en Europe, en Amérique et en Asie, la ligne métier Dérivés actions couvre plus de 30 pays. Elle propose aux clients un ensemble de produits et de solutions personnalisés, incluant le trading, la structuration, la vente et l’arbitrage de dérivés actions, les dérivés sur indices boursiers et les produits indexés sur fonds. « Il s’agit là d’une faute majeure », estime un haut cadre sur le départ dans une des grandes banques nationales de la place parisienne (Next Finance).

Alors que Crédit Agricole CIB est déjà entré en négociations exclusives avec EDF Trading pour céder des activités liées aux matières premières (La Tribune.fr), rien n’a encore filtré concernant les modalités de suppression des dérivés actions Tout au plus peut-on se pencher sur l’avenir des professionnels qui travaillent dans cette activité.

Reconversion interne ou externe ?

Certains d’entre eux pourraient être reclassés dans des départements connexes, avec lesquels ils ont l’habitude de travailler. Ainsi, l’équipe de recherche de Crédit Agricole CIB sur les dérivés et les convertibles travaille en étroite collaboration avec CA Cheuvreux, CLSA, ainsi qu’avec la recherche Fixed Income Markets et la recherche Crédit de Crédit Agricole CIB. On peut aussi imaginer qu’ils se recyclent dans les activités de financement. « Là où d’autres ont décidé de lever le pied sur les financements, que ce soit de projets, d’immobilier, d’avions ou de bateaux, nous comptons bien aller de l’avant », a déclaré Jean-Yves Hocher, directeur général de Crédit agricole CIB.

Cependant, la plupart d’entre eux devraient être tentés d’offrir leurs services à d’autres établissements comme BNP ou SogcGen qui ont fait, officiellement du moins, le choix de se maintenir dans les dérivés actions. « Nos expertises mondiales dans le domaine des ressources naturelles ou encore des dérivés actions sont des atouts que nous continuerons de développer », explique ainsi Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale, dans une interview aux Echos. Pourtant, en Asie, Société Générale réduirait ses effectifs dans ses activités dérivés actions, selon une autre personne au fait de la situation.

Le maintien des banques françaises dans les dérivés actions reste donc très aléatoire, d’autant plus que les pressions politiques sont bien réelles. « Si vous voulez mon avis, Société Générale et BNP Paribas sont incitées par le président Sarkozy et le gouvernement de se désengager des activités dérivés », explique Gary Cohn, le président de Goldman Sachs (Telegraph). Reste alors la possibilité de travailler pour des banques américaines qui, à terme, pourraient tirer parti du désengagement des banques françaises de différentes activités de la BFI. « Nous commençons à voir des actifs vendus par des organisations en difficulté en Europe », se félicitait récemment David Viniar, directeur financier de Goldman Sachs (AFP).

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