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UBS bientôt rayé du paysage bancaire ?

UBS va mal, très mal. Pas un jour ne passe sans qu’un commentateur ne vienne enfoncer le clou (Le Temps). La première banque suisse est, entre autres, dans le collimateur de la justice américaine, dans un bras de fer avec le régulateur suisse (la Commission fédérale des banques), contrainte de revoir son mode de gouvernance en profondeur (Les Échos). Sans oublier de très probables nouvelles dépréciations (Reuters) et des rumeurs de rachat de plus en plus insistantes…

Rien vraiment qui ne soit de nature à remonter le moral des troupes ! Au total, ce sont 5500emplois qui ont été supprimés (incluant également les départs non remplacés) sur un total de 84000professionnels dans le monde. Certes, Londres et New York sont les plus touchées, mais Paris, qui compte environ 700 professionnels (investment banking, gestion d’actifs et banque privée), n’a pas été épargnée. L’impact est minimum en France, nous a indiqué un porte-parole basé à Londres, sans plus de précisions. Paris a de bons résultats et ne devrait pas être beaucoup affectée. À l’instar des quatre administrateurs démissionnaires (Romandie News), certains banquiers préfèrent toutefois quitter le navire avant de se faire rattraper par les plans de licenciements.

L’optimisme (même s’il est aveugle) demeure le seul remède pour apaiser les craintes. Nous nous déployons normalement, et nous n’arrêtons pas d’acquérir de nouvelles parts de marché par croissance externe. Voyez la Hollande. Un turn-over à un certain niveau est inévitable , relativise un dirigeant senior qui a beaucoup travaillé à la mise au point de la stratégie du groupe au siège à Zurich. Reste que toute la communauté financière est suspendue à cette question : la chute d’UBS est-elle inéluctable ?

commentaires (5)

Comments
  1. Je connais quelques banquiers chez UBS. Ils font grise mine. Eux ont du mal à rester optimistes!

  2. Si UBS s’écroule, c’est tout le monde bancaire suisse qui va en pâtir. D’autant plus que Crédit Suisse fait pas beaucoup mieux. Les deux grandes banques représentent 40% du secteur!! UBS fournit de nombreux services aux entreprises, notament aux centaines de petites banques en Suisse. Arrêtons de regarder la chute d’UBS les bras croisés. les autorités suisses devraient mettre en place un plan de sauvetage avant qu’il ne soit trop tard. Il faut sauver UBS!!!

  3. Je suis d’autant plus surpris que je ne cesse de postuler pour un emploi dans cette banque. En effet, durant un court séjour effectué à Geneve, je suis tombé “amoureux” de cette banque. Ce serait dommage qu’on en arrive à ce point. Toutefois j’ose esperer que les autorités suisses ne resteront pas les bras croisés à assister à la chutte de ce fleuron.
    Par ailleurs, il faut dire que le contexte mondial ne plaide pas en leur faveur. Un peu partout les clignotants affichent le rouge. Vivement des mesures ardies de restructuration globale pour preserver ce secteur.

    Keep it higher and higher !!!

  4. Je travaille a l UBS et croiyez moi on a rien a rigoler, il sont entrain de licencier des gens sans raisons

  5. Sauver c’est bien…mais encore une fois c’est toujours le même principe : on privatise les gains, et on nationalise les pertes !

    Les ex-Rois du monde (financier) ne pourraient-ils pas utiliser leurs mégas-bonus à créer un fonds de reprise d’UBS …? ;-)

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