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Le baromètre Deloitte / IFOP sonde l’humeur des jeunes diplômés pour 2012

Baromètre de l'humeur des jeunes diplômés

Décrété « priorité absolue » par les membres du G20 et véritable cheval de bataille des candidats à la présidentielle d’avril prochain, l’emploi des jeunes sera plus que jamais placé en première ligne des agendas politiques et économiques de 2012. Sujet de toutes les attentions, les jeunes diplômés restent pourtant insuffisamment écoutés. C’est pour justement décrypter leur ressenti face au marché du travail et au chômage que Deloitte a décidé de publier le premier baromètre Humeur des jeunes diplômés et fruit d’une enquête réalisée en ligne du 4 au 13 janvier 2012 par l’IFOP sur un échantillon de 1001 personnes, représentatif des jeunes ayant achevé leurs études, titulaires d’un diplôme de niveau Bac à Bac+5 depuis moins de 3 ans et en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé.

Epanouissement professionnel, méthodes de management, processus de recrutement, utilité des diplômes, efficacité des organismes d’aide à l’accès à l’emploi ou encore perspectives d’amélioration de leur situation au lendemain de la présidentielle… Tout est passé en revue pour décrypter en détails la vision, les espoirs et les craintes des jeunes diplômés pour cette nouvelle année. Principale conclusion : « Malgré la crise, les jeunes diplômés affichent motivation et optimisme. Cette humeur positive révèle leur adhésion aux projets du monde de l’entreprise et démontre leur espoir d’épanouissement. Ils sont en faveur d’un dialogue constant et transparent », relève Jean-Marc Mickeler, Associé, Responsable de la Marque Employeur chez Deloitte.

Et ceux qui pensaient que les représentants de la génération Y n’étaient pas fidèles à leur employeur risquent d’être surpris : 62 % des jeunes en poste souhaitent continuer de travailler pour leur employeur actuel. A moins qu’ils ne manifestent tout simplement la volonté de rester au chaud en attendant que la crise passe… Autre explication possible : « ceux qui sont diplômés depuis 2008 ont toujours connu la crise si bien qu’ils n’ont pas de référentiel ou de points de comparaison », rappelle judicieusement Frédéric Micheau, Directeur Adjoint au Département Opinion et Stratégies d’Entreprise à l’IFOP. D’où peut-être leur enthousiasme à toute épreuve, seuls 10% craignant de perdre leur emploi.

Des méthodes de recrutement décriées

Les jeunes diplômés frappant actuellement à la porte des employeurs se montrent beaucoup plus mesurés. Au yeux de 44% d’entre eux, le diplôme n’est plus un sésame garanti pour intégrer une entreprise. Seul 1 jeune sur 2 espère signer un contrat de travail dans les 6 prochains mois. Et ils sont moins de 38 % à juger efficace l’action des organismes publics d’aide d’accès à l’emploi. Ils ne sont pas fatalistes pour autant, préférant miser sur leurs propres forces qu’ils estiment efficaces à 79 % et celles de leur réseau personnel à 77 %. Enfin, 87 % croient en leur chance de décrocher une opportunité de travail dans l’Hexagone, seuls 13% estimant que leur avenir professionnel se joue à l’étranger.

Par contre, ces mêmes jeunes diplômés à la recherche d’un emploi se montrent sévères concernant les méthodes de recrutement des entreprises. Trois quart des sondés estiment en effet que les processus de recrutement actuels sont déstabilisants et ils sont autant à juger qu’ils prennent trop en compte le CV et pas assez la personnalité des candidats. Et si une large majorité (59%) considère que ces méthodes sont au niveau de responsabilités de l’emploi recherché, ils ne sont que 40% à penser qu’elles permettent au candidat de montrer ses vraies compétences. Pire encore : seuls 28% estiment qu’elles donnent la même chance à tous les candidats. « Le jugement que les jeunes diplômés à la recherche d’un emploi portent sur les méthodes de recrutement peuvent être assombries par un échec personnel. Mais tout de même : leur perception est assez dure ! », commente Frédéric Micheau. Il aurait été intéressant de sonder l’avis des jeunes diplômés déjà en poste afin de voir s’ils faisaient preuve de la même sévérité à l’égard du processus de recrutement. Sans doute la deuxième édition du baromètre y remédiera.

Enfin, comme le baromètre ne fait pas la distinction entre les filières dont sont issus les jeunes diplômés, nous avons essayé de combler cette lacune en vous soumettant le sondage suivant :

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