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Présidentielles 2012 : difficile de dire à quelle « sauce » les professionnels de la finance vont être mangés

©istockphoto/mgkaya

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A moins de trois mois du scrutin, les candidats déclarés ou pressentis commencent à dévoiler leurs propositions qui, le moins que l’on puisse dire, ne ménagent pas vraiment le secteur financier. François Hollande a ouvert les hostilités en déclarant : « Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance. » Avec les mesures qui vont avec : séparation des activités de dépôts et d’investissement, arrêt des produits financiers dits « toxiques », suppression des stock-options, encadrement plus strict des bonus des traders, interdiction de la présence des banques françaises dans les paradis fiscaux, renforcement de la taxe sur les transactions financières…

Nicolas Sarkozy, lui, a aussitôt emboîté le pas. Lors de sa dernière allocution TV, le chef de l’Etat a ainsi confirmé la création d’une taxe sur les transactions financières de 0,1 % qui serait mise en œuvre dès le 1er août 2012. « Les activités financières les plus spéculatives seront taxées comme les opérations de trading à haute fréquence. La taxe sera effective dès le mois d’août. Elle devrait rapporter un milliard d’euros par an », a précisé le Premier Ministre François Fillon à l’occasion d’une conférence de presse où il a détaillé le calendrier de l’application des décisions annoncées par le Président de la République.

A quelques nuances près, la finance est tout aussi décriée chez la quinzaine d’autres candidats déclarés. Même les micro-candidats s’en donnent à cœur joie, à l’instar de Jacques Cheminade. A la tête du mouvement Solidarité et Progrès, ce diplômé de l’ENA et de HEC a présenté hier, à l’occasion de l’annonce de ses 500 promesses de parrainage, son livre-projet intitulé Un monde sans la City ni Wall Street, rien de moins !

La finance non grata

Tout au plus, les financiers pourront se consoler avec l’annonce par le président sortant de la création d’une banque de l’industrie (que l’on retrouve parmi les propositions du candidat socialiste qui veut créer une banque publique d’investissement) et qui, si elle voyait le jour, aurait sans doute besoin d’embaucher des spécialistes du secteur. De leur côté, les recruteurs évitent de se livrer à un pronostic trop précis sur les tendances du marché de l’emploi. « Comme à chaque élection présidentielle, durant les six mois précédents il y a un certain attentisme », fait remarquer Wilhelm Laligant, directeur général du cabinet de conseil en recrutement Randstad Search & Selection (Le Parisien Economie).

En attendant, de nombreux acteurs de la finance, depuis les organismes professionnels aux patrons des grandes banques en passant par les économistes, sont montés au créneau pour prévenir contre la tentation de faire de la finance l’unique bouc émissaire de la crise et mettre en garde contre les risques de délocalisation. Une stratégie qui va peut-être finir par payer. Lors d’un déplacement à Londres prévu le 22 février, le candidat socialiste a d’ores et déjà prévu de se rendre à la City : « François Hollande n’est certainement pas l’épouvantail qui a la City de Londres en ligne de mire », a indiqué un membre de son équipe de campagne (The Guardian).

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commentaires (1)

Comments
  1. Hollande, démago pour ignorants. Cheminade est sans doute intéressant à lire, René Dosière ne l’est pas moins… dans ces conditions: suppression des 600.000 euros en moyenne, frais de police de 450.000 euros pour chaque déplacement du chef de l’état, pour 2 heures en province; diviser par 2 la facture moyenne annuelle de 17 millions d’euros que coute chaque ministre; 1 milliards pour le parlement + 1 milliard pour le sénat; suppression du poste de 1er ministre; pourquoi hollande baisserait le salaire présidentiel de 30% après que N. Sarkozy l’ai fait bondir de + 140%. Reste une bonne progression.
    Séparation des activités de dépôts et d’investissement, parfait, seule mesure intelligente… mais depuis le temps qu’on le dit.
    Les seuls produits toxiques que je connaisse et qui intoxiquent : ce sont les dirigeants de l’état, en charge des comptes publiques ainsi que les élus des collectivités territoriales; les seuls produits toxiques que je connaisse: c’est la démagogie électorale ; les traités européens, l’incompétence et la corruption de la classe politique. des amateurs ignares de la gestion publique. Les produits toxiques: les mensonges d’états (comme sur le prix de “l’Air France One” et du reste). Pour finir, pelle mêle, la finance adversaire de hollande: ben voyons, la finance responsable de la gabegie publique et du gouffre de la dette depuis 1981 pour financer le train de vie des gouvernants et accessoirement leur clientèlisme pour le grand capital et autres officines syndicales… mais oui bien sûr.

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