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Décrocher un stage ou un emploi à l’étranger : plus facile à dire qu’à faire !

Around the World

Le début de l’année 2012 ne s’annonce pas des plus aisés pour les jeunes diplômés en quête d’un emploi. « L’entrée dans la vie active va être plus difficile pour une part au moins des jeunes, diplômés en 2011, et le délai d’accès à un emploi qualifié plus long », reconnaît l’Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés (AFIJ). Le dixième Baromètre Edhec fait un constat analogue : les intentions de recrutement des jeunes diplômés des grandes entreprises fléchissent en ce début d’année 2012, les fonctions propres à la banque affichant même un net ralentissement.

Dans un tel contexte, grande est la tentation pour les étudiants et les jeunes diplômés en finance de faire un stage ou débuter leur carrière professionnelle à l’étranger, à travers un VIE dans les pays émergents par exemple. Vraisemblablement plus facile à dire qu’à faire. La mobilité internationale des jeunes serait-elle un vrai miroir aux alouettes ? Tout porte à le croire puisque moins de 2% des jeunes Français bénéficient des dispositifs de mobilité internationale (La Tribune.fr).

L’Asie n’a pas attendu après nos compétences

Au delà de l’efficacité des dispositifs se pose la question de la difficulté de décrocher un stage ou un emploi à l’étranger. Car si les MBA asiatiques font un carton chez les étudiants français, les choses se corsent parfois assez rapidement. Ainsi, certains employeurs chinois demandent aux stagiaires d’effectuer des tâches plus lourdes que ce qu’ils peuvent accomplir, selon Andy Chow, un spécialiste du recrutement à Shanghai. « Les employeurs pensent que les stagiaires des pays occidentaux ont une plus grande expérience internationale que leurs homologues chinois, et leur assignent parfois des responsabilités telles que la négociation de prix, ce qui est trop avancé pour eux et pourrait se révéler déraisonnable », prévient-il (French.China.org).

Trouver un emploi digne de ce nom est encore plus difficile. « Il est bon de rappeler que l’Asie n’a pas attendu après nos compétences pour se réussir et se développer. Nos diplômes ont moins de poids que l’expérience, l’humilité, la capacité de travail et la volonté de s’intégrer durablement au sein d’une société très concurrentielle », rappelle Raphaël Czuwak, associé chez Egon Zehnder International. Il va sans dire que la remarque de ce chasseur de têtes spécialisé dans le secteur financier vaut aussi bien pour les profils aguerris que les débutants. Surtout, essayez ne de pas tomber dans la posture du « sachant ». Après tout, la seule chose que vous sachiez, c’est que vous ne savez rien ! (Dixit Socrate). Cela est vrai pour l’Asie en particulier mais aussi plus généralement pour les autres destinations à l’étranger.

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