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Fait-il encore bon travailler à Wall Street suite aux résultats des banques US ?

Les grandes banques américaines ont publié leurs résultats annuels, un mois avant les banques françaises. Et comme on pouvait s’y attendre, leurs résultats ne sont pas très bons. Certes, Bank of America est repassée dans le vert grâce à des profits exceptionnels mais elle enregistre une baisse de ses revenus dans la banque d’investissement et le trading. Idem pour Morgan Stanley qui fait état d’une baisse de ses revenus sur l’ensemble de ses activités de banque, de trading et de courtage.

JPMorgan, pourtant considérée par les marchés comme le bon élève de la classe, accuse une baisse de ses profits de 23 % au quatrième trimestre. Citigroup voit ses revenus chuter de 30% sur la même période. Pas mieux du côté de Goldman Sachs, qui a vu ses profits plus que divisés par deux. Mais cette baisse a été moins importante que redouté par les analystes : la banque a en effet au cours de l’année 2011 réduit de 2 400 le nombre de salariés et de 21% les rémunérations (La Tribune.fr).

Au total, selon le Wall Street Journal, les rémunérations des 34 grandes banques du pays atteindraient quelque 160 milliards de dollars. Soit un point bas depuis 2008. Selon la presse américaine, certains jeunes diplômés devront se contenter de 20 000 dollars de bonus cette année, quand ils pouvaient espérer toucher près de 100 000 dollars il y a cinq ans (Le Figaro.fr).

Le malheur des uns…

« Aux USA, la tendance n’est pas favorable à court terme pour les métiers d’investment banking, n’en déplaise à certaines banques qui affichent toujours un discours plus positif comme Goldman Sachs ou JP Morgan, rappelle Florence Soulé de Lafont, responsable de la Practice Services Financiers et Immobilier pour le bureau parisien de Boyden Global Executive Search. Les bonus 2012 devraient décroître de 25 à 40% en moyenne dans la banque d’investissement ».

Quant aux BFI françaises présentes sur le sol américain, elles ne sont pas mieux loties. Face au resserrement de leur financement en dollars, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole vont supprimer près de 1 000 postes à New York. La branche US de la Société Générale a déjà réduit de 20% ses effectifs new-yorkais (soit 400 départs sur 2.000 salariés) et BNP Paribas devrait les réduire de près de 10%, soit 300 départs sur 3 500 salariés (Les Echos, abonnement).

Les malheurs des banques européennes, fragilisées par la crise de la dette et obligées de céder des actifs, font le bonheur de leurs rivales américaines, qui y gagnent des parts de marché. « Nous commençons à voir des actifs vendus par des organisations en difficulté » en Europe, se félicite David Viniar, directeur financier de Goldman Sachs (AFP). De quoi relativiser les résultats actuels des « bulge bracket » de Wall Street.

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