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Qui est Isabelle Ealet, la nouvelle patronne des métiers Titres chez Goldman Sachs ?

Isabelle Ealet

Isabelle Ealet

Cocorico ! C’est une Française, Isabelle Ealet, qui va devenir l’un des trois co-responsables de la puissante division Titres qui regroupe les activités fixed income, devises et actions, au sein de la célèbre banque d’affaires américaine (Financial Times). Mais qui se cache donc derrière la seule femme membre au comité de direction de Goldman Sachs à superviser, depuis Londres, une « business unit » mondiale ?

Une femme trader

Diplômée de l’ESC-Marseille et Sciences Po-Paris, Isabelle Ealet a débuté sa carrière à la fin des années 80 chez Total où elle a commencé à acheter du gasoil et de l’essence pour les raffineurs de l’entreprise. Et parce qu’elle avait soif de voyages, la dimension internationale de l’industrie pétrolière l’a aussitôt séduite.

C’est en 1991, à l’âge 25 ans, qu’elle traverse la Manche pour rejoindre Goldman Sachs comme trader sur produits pétroliers. Elle gravit rapidement les échelons, devenant managing director en 1997, associée en 2000 et responsable mondiale des Commodities en 2007.

Avec le salaire qui va avec. Michael Page estimait en 2004 ses revenus annuels à 600 000 euros. En 2008, elle figurait à la 35ème place du magazine Fortune parmi les femmes d’affaires les plus puissantes du monde. Elle possède plusieurs chevaux de course, aux noms évocateurs : Life of risks ou encore All is vanity (L’Express.fr).

La « reine des commodities »

Rien d’étonnant à ce qu’elle ait récolté le surnom de « Queen of the Commodities ». Ces cinq dernières années, elle a dirigé la franchise la plus rentable des Commodities à Wall Street. Bien que Goldman Sachs ne divulgue pas la rentabilité de son desk matières premières, des concurrents estiment que la banque a généré des revenus annuels de 3 à 4 milliards de dollars dans les commodities entre 2006 et 2008.

Et même si la rentabilité du secteur a récemment chuté, les analystes estiment que Goldman Sachs est toujours leader dans le secteur avec 2 milliards de dollars de revenus engrangés ces deux dernières années, loin devant ses concurrentes Morgan Stanley ou Barclays Capital. Il faut dire que Isabelle Ealet a lutté avec « acharnement » pour maintenir Goldman au sommet. Ses concurrents et d’anciens collègues rapportent qu’elle fait tourner une activité avec moins de 250 personnes quand d’autres banques en comptent plus de 800.

« Ce que j’apprécie le plus, c’est la culture du résultat. Chez Goldman Sachs, on est jugé sur sa performance, pas sur ses relations ou ses diplômes. C’est plus juste », explique-t-elle dans l’une des rares interviews qu’elle a accordée ces dernières années (L’Expansion). D’après elle, « des journées intensives et une concentration de tous les instants » sont l’explication de sa carrière chez Goldman Sachs. Et si sa vie familiale n’en souffre pas, c’est grâce à un mari qui, en 1995, a quitté les marchés financiers pour s’occuper des enfants.

Une représentante de la « French Touch »

« Les Français excellent souvent dans les banques anglo-saxonnes. Pour n’en citer que quelques-uns chez nous : pour la zone Europe, Moyen-Orient Afrique, Yoel Zaoui dirige les activités de banque d’affaires, Hughes Lepic, celles de “private equity”. Isabelle Ealet, pour sa part, dirige toutes les activités de “trading” de matières premières au niveau mondial », confiait l’an dernier Philippe Altuzarra, responsable de Goldman Sachs dans l’Hexagone (Agefi Hebdo).

Plus généralement, les financiers français ont longtemps représenté le plus gros bataillon d’étrangers employés dans les banques et assurances ou chez les courtiers de la capitale anglaise, notamment pour tout ce qui touche les produits dérivés où leur expertise était reconnue (en tout cas jusqu’à la crise et la débâcle des CDO, CDS et autres ABS).

Malgré toutes les années qu’elle a passé à la City, « j’ai toujours mon accent français à couper au couteau », plaisante Isabelle Ealet. Ce qui ne l’a pas empêchée de monter dans la hiérarchie de Goldman. Et qui sait, peut-être qu’un jour elle deviendra la première femme à diriger la prestigieuse banque d’affaires américaine. Après tout, l’actuel CEO de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, et son président Gary Cohn ont, comme elle, débuté leur carrière dans la division J. Aron en travaillant sur le desk matières premières.

commentaires (1)

Comments
  1. Après tous les désastres accumulés ces dernières années, on en est toujours à chanter les louanges de banquiers/traders qui gagent plus de 500,000 euros par an. Il y a quelque chose de sérieusement pourri dans notre échelle de valeurs. D’ailleurs la valeur captée par ces gens-là est le fruit de la rapine, dans la mesure où il s’agit de fausse monnaie artificiellement générée sur les marchés grâce aux produits dérivés à fort effet de levier. mais au final, c’est le consommateur qui trinque lorsqu’il paie à la pompe un prix maintenu artificiellement élevé par le jeu de la spéculation et des taxes. Aujourd’hui un milliard d’être humains souffrent de la famine à cause des marchés financiers qui se sont emparés de l’alimentation des populations, appelée pudiquement les “commos”!!. Peu importe pourvu que la vie de famille de notre bobo stalinienne ne soit pas compromise grâce au mari qui s’occupe des gosses à la maison. Cette histoire est atroce d’hypocrisie mondaine, style Fig-Mag.

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