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Les MBA asiatiques font un « carton » chez les étudiants français

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A la rentrée 2011-2012, les statistiques concernant la présence d’étudiants européens dans les MBA du Top Asia Business Schools qui réunit les quatre meilleures écoles de commerce de la région, toutes classées dans le top 30 du classement des 100 meilleures business schools mondiales du Financial Times, sont en augmentation. Citons ainsi l’exemple de la HKUST qui, avec 93 % d’étudiants internationaux inscrits en MBA en 2011, illustre parfaitement cette tendance. La China Europe International Business School (CEIBS), peut elle aussi se targuer de chiffres impressionnants : en dix ans, le nombre de candidats européens a connu une croissance de 6 400 % !

Parmi eux, les Français se laissent de plus en plus séduire par les programmes MBA offerts par les 4 écoles membres de Top Asia Business Schools que sont la Nanyang Business School de Singapour (NSB), l’Indian School of Business (ISB) à Hyderabad, la HKUST Business School situé à Hong Kong ainsi que la CEIBS de Shanghai. Il faut dire qu’elles ne ménagent pas leurs efforts pour essayer de recruter davantage d’étudiants européens et américains en MBA.

Pour preuve, le dynamisme régional et la qualité de l’enseignement reviennent souvent comme l’un des critères de choix les plus importants, comme l’explique Samuel Lauras, qui a terminé son MBA à la HKUST en 2009, et est devenu Regional Project Manager pour AXA Asia : « Tout comme l’économie et la société, les écoles asiatiques sont très ambitieuses, probablement les meilleurs cours que j’ai jamais eu. Aux vues de leurs objectifs, je pensais que ces universités seraient de plus en plus reconnues ailleurs en Europe ou au Etats-Unis. La grande majorité du corps enseignant bien qu’étant souvent asiatique est d’ailleurs diplômé des universités américaines ».

Motivations multiples

Les débouchés sont une raison supplémentaire de tenter l’aventure asiatique. Si certains étudiants choisissent de mettre à profit l’expérience acquise durant leur MBA en retournant en Europe, d’autres misent sur le boom économique qui anime la région. Ainsi, Sébastien Pervis, devenu manager international de projets logistiques après un passage par la CEIBS de Shanghai, a fait le pari de l’expatriation. Il confie : « nous sommes tout aussi bien préparés à travailler en Chine qu’à l’international. A l’issu du programme, les étudiants étrangers travaillent pour 50 % en Chine et 50 % à l’étranger. Ce n’est donc pas un environnement restrictif et risqué. Je souhaite capitaliser sur mon expérience chinoise et travailler en Chine dans une multinationale ».

Et il est visiblement loin d’être le seul à céder aux sirènes asiatiques. « J’ai fait le tour des différentes places (Francfort, New York, Londres) et, très clairement, personne ne m’a dit d’aller à Paris. C’est clair, l’avenir se fait en Asie sur des places comme Shanghai ou Singapour », confirmait Robin Rivaton, Président du Club Finance Paris au cours d’une table ronde organisée par eFinancialCareers.

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