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L’hypothèse d’une nationalisation de Dexia va t-elle dissuader certains d’y travailler ?

FRANCE. HAUTS-DE-SEINE (92) LA DEFENSE BUSINESS DISTRICT. DEXIA BANK TOWER

Selon plusieurs sources concordantes, l’Etat français envisage depuis quelques semaines de nationaliser ce qui reste de l’ancien établissement franco-belge, c’est-à-dire Dexia Crédit Local (DCL), qui finance les collectivités locales en France, et son véhicule de refinancement Dexia Municipal Agency (DMA). « Les conditions dans lesquelles le dossier avait été examiné par le comité d’investissement de la Caisse des dépôts il y a quelques mois, les conditions dans lesquelles cette opération aurait pu être réalisée […], ces conditions ne sont plus réunies », prévient Michel Bouvard, président de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (Le Figaro.fr) qui estime que la reprise de Dexia pourrait coûter 2 milliards d’euros. De fait, la CDC qui ne souhaite pas s’exposer au risque de se mettre en difficulté, préconise la voie de la nationalisation. Une hypothèse également celle avancée par Pierre Mariani, administrateur délégué de Dexia.

« Aux yeux de Bruxelles, une nationalisation de Dexia pourrait paradoxalement coûter moins cher à l’Etat que la garantie prévue dans le montage élaboré en octobre », souligne une source proche (Les Echos). Ce scénario allégerait en outre la charge pour la Belgique, qui porte 65 % de la garantie. Même si le scénario d’une nationalisation est loin d’être acquis car politiquement sensible, que feraient les salariés de la banque dans le cas où celle-ci rentrerait dans le giron de l’Etat ?

Peser le pour et le contre

Des cadres financiers avaient déjà quitté le navire Dexia, avant même l’annonce du démantèlement du groupe. Certains pourraient être tentés de les imiter, alors que l’hypothèse de la nationalisation de la banque est sur la table. Travailler pour une banque où l’Etat préside le conseil d’administration, définit les orientations stratégiques et gère les ressources humaines (et donc les salaires et bonus) peut également en convaincre plus d’un de mettre les voiles. Sans oublier que dans l’Hexagone, la déconfiture du Crédit Lyonnais est encore dans toutes les têtes.

Cependant, les conditions tendues du marché de l’emploi en finance pourraient dissuader certains de partir. Qui plus est, la banque des collectivités locales a toujours été un partenaire privilégié de l’Etat et a donc une culture d’entreprise qui lui est propre. Enfin, en octobre dernier, l’État belge a pris le contrôle à 100% de la filiale de la banque de détail en Belgique pour 4 milliards d’euros, ce qui a eu le mérite que l’entité belge ne passe pas sous pavillon étranger (contrairement à l’entité luxembourgeoise Dexia BIL, reprise par un fond qatari) et n’a pas entraîné de départs. D’autres arguments plaident en faveur ou contre l’idée de travailler pour une banque nationalisée mais au final, c’est à chacun de décider s’il veut rester ou partir.

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