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Oubliez les grandes banques d’investissement, Lazard se place au-dessus de la mêlée

Exit la banque d’investissement, vive la banque d’affaire indépendante ! Lazard s’est encore démarqué hier, annonçant non seulement des résultats en nette hausse sur le second trimestre – ce que la grande majorité des grandes banques d’investissement n’est pas parvenue à faire – mais aussi des ratios de rémunération bien au-dessus de la moyenne actuelle.

La banque d’affaires franco-américaine a présenté un bénéfice de 44,6 millions de dollars au deuxième trimestre, soit +58% sur un an. Le directeur général de Lazard, Kenneth Jacobs, qui a repris les rênes de la banque après le décès de Bruce Wasserstein en novembre dernier, se montre modeste, évoquant un redressement graduel mais irrégulier du cycle .

Un compensation ratio record

Les analystes de Sandler O’Neill, cités par l’agence Bloomberg, n’ont pourtant pas manqué de saluer la solidité du groupe par rapport à la concurrence:La franchise reste celle qu’elle a toujours été. L’environnement est difficile, mais ils tiennent leurs positions, alors que les banques d’investissement souffrent.

Et la banque continue de récompenser copieusement ses troupes. Le compensation ratio est jusqu’ici le plus haut annoncé ce second trimestre, les rémunérations représentant 60% des revenus. En comparaison, Goldman Sachs présente un ratio de 33%, JP Morgan de 36%, Credit Suisse de 49% et, enfin un ration de 50% chez UBS (qui est la seule à avoir brillé ce second trimestre).

Resserer les coûts (dans la limite du raisonnable)

Lazard se veut toutefois plus mesuré que par le passé, indiquant que son compensation ratio est en baisse par rapport à l’an passé, où il se situait à un record de 65,9% sur les six premiers mois de 2009. Les dirigeants de la banque se sont en effet engagés à resserrer les coûts. Les coûts liés aux rémunérations ont ainsi cru de 22% sur le premier semestre alors que les revenus ont augmenté de 33%. L’objectif fixé est d’atteindre un ratio de 57,5%, promesse faite au moment de la cotation en 2005. Un chiffre qui se situe encore bien au-delà du marché, et même plutôt en haut de la fourchette de la période dorée d’avant-crise.

Les banquiers de Lazard peuvent donc dormir sur leurs deux oreilles, l’avenir devrait encore leur sourire dans le futur. D’autant que les programmes de réduction des coûts se traduisent principalement par des coupes dans les activités de back-office et les activités à faible croissance.

La gestion d’actifs en vedette

Clairement les employés de l’activité gestion d’actifs sont à l’abri dans l’immédiat, ils ont véritablement porté les résultats de la banque ce premier semestre avec des revenus en hausse sur un an de 58%, à 371 millions de dollars.

L’activité de conseil en fusions et acquisitions du groupe a vu ses revenus progresser de 27% sur un an, à 293 millions de dollars, et de 8% entre le premier et le deuxième trimestre alors que la reprise des opérations de M&A dans le monde est restée limitée à 3% dans le monde, et à 2% en Europe.

Les branches restructuration et marchés de capitaux enregistrent en revanche un recul de leurs revenus sur le trimestre. Leurs revenus sont toutefois en hausse les six premiers mois de l’année en comparaison avec la même période l’an passé, soit respectivement +17% (180 millions de dollars) et +33% (41 millions de dollars).

commentaires (1)

Comments
  1. Pas certain qu’UBS soit un exemple à prendre, et à suivre, il me semble encore trop tôt pour parler du renouveau UBS.

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