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Au tour de la Banque de France d’annoncer des suppressions de postes

Ces temps-ci, on croyait les annonces de suppressions de postes réservées aux seules grandes banques d’investissement, à l’instar de la Société Générale qui a annoncé hier qu’elle supprimerait environ 880 postes au sein de SG CIB en 2012. Il n’en est rien, puisque les institutions financières, que l’on aurait pu croire à l’abri de ce genre de décisions, s’y mettent aussi. C’est du moins le cas pour la Banque de France qui, dans le cadre d’un plan stratégique destiné à gérer environ 5 000 départs naturels à la retraite, prévoit de supprimer 2 500 postes nets d’ici 2020. Concrètement, ses effectifs qui se montaient à 13 009 équivalents temps plein (ETP) fin 2010, passeront à environ 10 500 en 2020.

Les syndicats ne cachent pas leurs inquiétudes. « On nous a annoncé 2 500 suppressions d’emploi, mais pour nous, c’est a minima. Par déduction, cela va entraîner des fermetures de caisses, d’unités et d’implantations », confie à l’AFP Chrystian Fraignaud, secrétaire général du syndicat FO à la Banque de France. « Nous sommes sur le pied de guerre à la suite de cette annonce. Nous ne sommes même pas sûrs que ce seront des statutaires qui seront embauchés sur ces postes », indique pour sa part un responsable syndical CGT de la Banque de France.

Les recrutements se poursuivent

Les effectifs de la Banque de France ont déjà été réduits d’un peu plus de 2 000 personnes sur les dix dernières années, également par le biais du non renouvellement de départs en retraite. Cette fois-ci, comme dans la fonction publique, seul un départ sur deux serait renouvelé. Ce qui signifie que sur les 5 000 départs prévus, il faudra tout de même renouveler 2500 postes, avec une forte proportion de cadres. « Il y a 30 ou 35 ans (moment de l’embauche des personnels qui partiront à la retraite d’ici 2020), la nature des métiers était très différente, avec beaucoup d’activités de gestion de flux, qui ont disparu aujourd’hui. Les fonctions support nécessitent moins de personnel. Il y a une réorientation vers d’autres profils », détaille Frédéric Peyret, directeur général des ressources humaines de la Banque.

Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un rapide coup d’œil sur les offres d’emplois actuellement en ligne sur le site de recrutement de la Banque de France : économistes, analystes, auditeurs, contrôleurs bancaires, cambistes seniors, experts en risques des instruments financiers, sans oublier les professionnels de l’IT Finance. « Compte tenu de la variété des postes à pourvoir, les compétences recherchées sont très diverses : comptabilité, analyse financière, droit, statistiques, économie, techniques quantitatives, informatique, gestion », rappelle la Banque de France qui met en avant sa politique de formation professionnelle permettant à ses agents d’acquérir de solides compétences opérationnelles facilitant leur évolution.

Après tout, pourquoi ne pas envisager de faire carrière dans une institution financière telle que la Banque de France ou l’une de ses structures adossée comme par exemple la nouvelle autorité de contrôle prudentielle ?

 

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