☰ Menu eFinancialCareers

La valse des dirigeants au sein de la BFI

BNP Paribas a profité de la publication de ses résultats annuels pour annoncer que Jacques d’Estais et Alain Papiasse, respectivement à la tête des activités BFI et Asset Management & Services, allaient échanger leurs fonctions, permettant ainsi aux deux pôles d’activité de profiter d’un regard neuf , selon les dires de Baudouin Prot, directeur général du groupe (Les Échos.fr).

Un changement de management plutôt inhabituel même si Alain Papiasse a dirigé un temps les activités de marché du Crédit Lyonnais et de Calyon. Ce n’est pas la première fois qu’un banquier issu d’un autre secteur prend les rênes de la BFI. L’an dernier déjà, Patrick Valroff, directeur du pôle Services financiers spécialisés du Crédit Agricole, avait été nommé directeur général de Calyon.

On peut légitimement se demander quelles sont les implications sur les autres métiers de la BFI, notamment en termes d’évolution de carrière. Les spécialistes des activités de marché affectées par la crise vont-ils devenir des parias tandis que ceux qui travaillent dans la robuste banque de détail seront favoris ? Rien n’est moins sûr.

Des remaniements fréquents

Le ciel ne va pas s’assombrir subitement pour ceux qui travaillent en BFI. Pour preuve, à la Société Générale, c’est Christophe Mianné, patron des dérivés actions et directeur général délégué de la BFI, qui va piloter un grand pôle rassemblant l’ensemble des activités de marché de la banque.

La crise financière sans précédent des 18 derniers mois n’explique pas, à elle seule, ces changements dans les états-majors des banques, affirme Étienne Maillard qui dirige le cabinet Thémis Executive. Crise ou pas crise, des réorganisations ont régulièrement lieu au sein des BFI avec toujours la même volonté d’optimiser la relation client et les perspectives de revenus qui en découlent. Des propos qui vont dans le sens d’un porte-parole de BNP Paribas qui assure de son côté que ce changement de fonction n’est pas la conséquence de la perte enregistrée par la BFI au quatrième trimestre .

Le calendrier de ces annonces n’est pas anodin. Que ces remaniements soient annoncés au moment de la publication des résultats est logique. Avec la volonté de retenir les leçons de l’exercice clos, on se projette sur l’année à venir avec une nouvelle organisation , conclut Étienne Maillard
.

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici