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Seront EN BERNE en France en 2012

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Salaires et bonus

D’une manière générale les banques ont à s’adapter à cette crise d’un environnement plus difficile et à une nouvelle réglementation, donc il y a un certain nombre d’activités qui devront s’ajuster, a admis le PDG de la Société Générale Frédéric Oudéa, évoquant une politique de rémunération maîtrisée et des bonus modérés et raisonnables. « Ce qui veut dire bien évidemment pas d’augmentation de salaire collective cette année, souligne à l’AFP Maryse Gaudet, déléguée FO. La banque va également geler les salaires les plus élevés et réduire les parts variables – c’est-à-dire les bonus – dans certains secteurs ».

Les banques françaises n’ont pas précisé quelles activités seraient les plus impactées par ces mesures, ni dans quelle proportion les bonus allaient baisser. « Dans ce domaine, les disparités peuvent être fortes, certains desks pourraient même ne recevoir aucun bonus », nous confie un recruteur en finance. Nul besoin cependant d’être devin pour savoir que ce sont les activités de marché, où les bonus sont traditionnellement les plus gros, qui seront les plus touchées. D’autant plus que cette année, les enveloppes de bonus vont être vérifiées par les autorités françaises. « J’ai demandé au gouverneur de la Banque de France d’être particulièrement vigilant sur ce point, en vérifiant en amont le montant des enveloppes envisagées et en utilisant, en tant que de besoin, les pouvoirs dont il dispose », a déclaré le premier ministre François Fillon. A cela s’ajoute la taxe exceptionnelle sur les hauts revenus, qui sera de 3 % sur les revenus compris entre 250 000 à 500 000 € et de 4 % au-delà de 500 000 €.

Selon une enquête réalisée par le cabinet de ressources humaines Mercer, les enveloppes destinées aux augmentations des salaires vont rester faibles en 2012. Mais avec de fortes disparités, et une individualisation croissante. « Il est certain que les entreprises feront davantage de différenciation dans les montants accordés afin de rémunérer au mieux les performances et contributions individuelles et collectives », confirme Philippe Burger, associé en charge du département Rémunération & Avantages Sociaux au sein du cabinet Deloitte qui a mené une enquête sur les impacts de la crise sur les augmentations de salaires.

Fusions & Acquisitions / Capital investissement

Selon l’agence Reuters, malgré les piles de projets qui trônent toujours sur leur bureau, certains banquiers d’affaires parisiens craignent que les turbulences financières n’aient raison de la reprise des opérations de fusions et d’acquisitions (M&A) entamée l’an dernier. La majorité des spécialistes du M&A interrogés observent des similitudes troublantes entre les turbulences financières actuelles et les prémisses de la crise financière de 2008. Sans oublier les introductions en Bourse, qui ne devraient pas connaître de développement à court terme. Enfin, la campagne présidentielle devrait dissuader toute fusion ou acquisition susceptible de tourner à la controverse.

Le début 2011 s’est caractérisé par un boom des M&A en France, emmené par BNP Paribas, et des recrutements toujours en cours. Pour Etienne Maillard, fondateur et gérant du cabinet de chasse THEMIS Executive, le premier semestre 2011 a été certes très bon en terme de deals M&A avec le retour des opérations de grande taille, mais les établissements sont restés prudents pour le second semestre, principalement du fait de la crise grecque voire portugaise et de leurs effets sur mes marchés. « En conséquence, les recrutements en banque d’investissement sont limités. On embauche surtout pour combler les départs récents ou ceux plus anciens qui n’avaient pas été remplacés », témoigne-t-il. Et les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Ainsi, le pôle fusions-acquisitions de Société Générale Corporate & Investment Banking n’atteindrait pas ses objectifs malgré des embauches (La lettre A, abonnement).

Toujours selon Reuters, le capital investissement, principal moteur de la reprise du M&A en 2011, peut déjà dire adieux au dynamisme qui était le sien durant les six premiers mois de l’année. L’Afic s’inquiète du faible niveau des levées de fonds et s’interroge sur l’avenir du capital risque. D’ailleurs, de grands noms ont commencé à se désengager du secteur, à l’image de Crédit Agricole qui a cédé sa filiale de capital investissement. D’autres, comme BNP Paribas et l’assureur AXA, cherchent à mettre en vente leur branche « private equity ».

Le contrat à durée indéterminée

En cette période de crise, difficile de décrocher un CDI. C’est particulièrement vrai pour les jeunes diplômés (qui souvent doivent enchaîner les stages et les CDD), mais aussi pour les cadres plus expérimentés qui pour certains se tournent vers l’intérim et le management de transition. Plus 30 %, c’est la progression du nombre de missions enregistrées au premier semestre 2011 par rapport à la même période en 2010 par les cabinets membres de l’Association Française du Management de Transition (AFMDT). Selon son président Pierre van den Broek, « ce résultat très encourageant témoigne de la vigueur retrouvée du marché », après une année 2010 en demi-teinte.

Bien sûr, chacun doit considérer sa propre situation. « Suivant votre âge, vos besoins financiers, vos besoins d’autonomie et de sécurité… l’idée de construire votre nouvelle carrière sur une succession de missions peut être un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres », prévient Francis Binoche, directeur de Right Management Dirigeants. Il n’empêche, « ce nouveau mode d’intervention commence à convaincre les dirigeants d’entreprise mais un gros travail d’explication reste à faire auprès des cadres », reconnaît Étienne Alexandre, directeur associé chez Coleridge & Valmore.

D’autant plus que les besoins sont bien réels : 26 % des dirigeants reconnaissent ne pas disposer de ressources en interne pour gérer les changements majeurs, les situations de transformation. Surtout, ce ne sont pas les domaines d’intervention qui manquent. « Notre volonté est de répondre à des situations variées de transition », explique François Legay, directeur associé du Cabinet Jobberry Recrutement, citant pêle-mêle les missions suivantes : accompagnement du changement, remplacement d’un poste clé, accroissement d’activité ou impossibilité de CDI, attente de l’arrivée d’un titulaire, création de service dans le cadre du développement d’une activité, de la mise en place d’une filiale française d’un groupe international, restructuration suite PSE, externalisation ou internalisation d’un service (ex. paye, trésorerie) + coaching titulaire du poste, vente d’une société, audits divers, levées de fonds, fusion, acquisition, implémentation de système.

commentaires (1)

Comments
  1. Beaucoup de démagogie dans cette enquète . Petit rappel , la France possède un des taux les plus bas
    de seniors en poste à plus de 50 ans en Europe , alors je veux bien que le management de transition marche bien mais cela reste marginal. D’autre part les grandes banques de la place vont dégraisser partout dans leur branche BFI , et donc avant de parler de bonus , il va déjà falloir garder son job .

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