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À 35 ans, est-on trop vieux pour passer par un cabinet de recrutement ?

Rappelez-vous de la phrase lâchée par Jacques Séguéla:si à 50 ans on n’a pas de Rolex, on a raté sa vie ou encore de la citation attribuée à Margaret Thatcher, selon laquelle une personne de plus de 26 ans empruntant le bus pouvait se considérer comme un perdant.

La même chose peut-elle être dite pour un professionnel de 35 ans et plus contraint de devoir envoyer un CV pour répondre à des offres d’emploi ?

Certaines personnes semblent penser que oui.

Si je reçois un CV d’un candidat standard, diplômé vers 22 ans, qui est VP senior ou directeur junior dans une banque d’investissement, je vais certainement me demander pourquoi cette personne a jugé nécessaire d’envoyer son CV sans avoir été sollicité, confie un consultant senior d’une société de recrutement londonienne. Nous pourrions l’aider, mais cela ne manquerait pas de soulever quelques interrogations, ajoute-t-il.

Les recruteurs ne sont pas très enclins à témoigner sur le sujet (de crainte d’enfreindre la législation contre les discriminations liées à l’âge), mais le sentiment général semble être qu’une fois un certain niveau d’ancienneté atteint dans le secteur bancaire, répondre à des offres d’emploi ne serait plus une chose à faire, cela témoignerait même d’un léger signe de désespoir.

Parce que l’ancienneté et l’âge vont généralement de pair, les cabinets de recrutement sont largement habitués à avoir à faire à des candidats plus jeunes.

Les candidats expérimentés sont COMPLIQUES

Le problème semble en partie lié au fait que plus vous êtes âgé, plus vous avez d’expérience. Or plus vous avez d’expérience et plus il est difficile de vous faire correspondre aux exigences bien caractéristiques des offres d’emplois publiées.

Les personnes de 35 ans et plus ont souvent un éventail de compétences bien spécifiques qui répond aux besoins particuliers d’un secteur, explique un consultant senior d’un cabinet fonctionnant sur le principe du contingency. S’ils envoient leur CV en réponse à une offre publiée, celui-ci sera souvent récupéré par un consultant junior qui n’a pas vraiment l’expertise pour les placer.

Qu’est ce qu’une personne de 35 ans doit faire ?

La théorie veut que les professionnels seniors et/ou qui occupent des postes en front-office doivent être chassés pour être recrutés. Il y aura toujours des exceptions, mais si vous avez plus de 35 ans, vous devriez vraiment attendre que des cabinets de chasse vous approchent, relève un chasseur de têtes, spécialisés sur les marchés.

Alternativement, il est souvent suggéré aux candidats seniors de faire fonctionner leur ‘réseau’, ou de chercher à obtenir les bonnes grâces de recruteurs seniors pour profiter de leur expertise.

Vous devez mener un petit travail d’enquête pour trouver un recruteur senior dans votre secteur qui connaît et comprend véritablement votre marché et qui peut travailler, avec vous, à vous trouver un nouveau poste , conseille Trevor Symons, en charge de l’analyse quantitative au sein de la société de recrutement Selby Jennings.

Et d’ajouter : J’ai eu à faire à quelques quants au cours de mes 15-20 ans de carrière. Beaucoup ont voulu passer de la banque d’investissement vers le secteur des hedge funds, mais, sans mon aide, ils n’avaient pas le réseau qui leur permettait de le faire.

Le contre-argument

Tout le monde ne partage pas l’avis selon lequel il est inopportun d’envoyer votre CV une fois atteint le milieu de la trentaine.

Dans certains secteurs de la banque, avoir 35 ans ne signifie pas nécessairement que vous êtes sur un poste exceptionnellement senior, argumente Andrew Hanson, responsable de la practice ‘financial services’ de Robert Walters, à Londres. Nous plaçons beaucoup de personnes dans ce créneau d’âge sur des postes dans le middle et le back-office.

La vérité, c’est que si vous n’envoyez pas votre CV, ne vous faîtes pas chasser, et ne rencontrez pas par hasard un recruteur senior secourable, vous n’irez nulle part.

Si vous partez du principe que les routes vous sont fermées, vous manquerez inévitablement des occasions, conclut avec sagesse Dr. Rob Yeung, un psychologue spécialisé business au sein de Talentspace, un cabinet de conseil en leadership.

commentaires (10)

Comments
  1. L’erreur serait de croire que l’on a raté sa vie parce que Mme Thatcher ou Mr Séguéla le disent. Si le système nous relègue dans un coin du bureau, peut être est-il temps de voler de ses propres ailes !

  2. Il n’y a pas de lois, c’est une question de chance, il faut être l’homme de la situation au bon moment au bon endroit.

  3. ou c est p etre Thatcher qui a raté sa vie …

    son fils a presque frolé la prison , pour des affaires de ventes d armes
    comme le fils Mitterand , drole de coincidences .

    les fils a papa ont du mal a gerer le dur retour a la realité ..
    et si l education de ses enfants n etait pas le vrai critere si on a reussi sa vie ou non .

  4. A 35 ans ou plus, on maîtrise son métier et on spécialiste de son secteur ou de son domaine. Alors, aujourd’hui on a plus besoin des gens spécialisés que les généralistes.

  5. monde de fou ! 35 ans : la vie n’est pas finie bon sang ! on doit travailler jusqu’à 65 ans au moins pour la retraite ! c’est une question de reseau, piston mais aussi de chance !!!

  6. Je ne pense pas que les cabinets de recrutement ont une tranche d’ âge limite! Ils sont la pour recevoir et étudier chaque candidats selon profil et expérience. Mettre un âge limite de 35 ans n est absolument pas arbitraire dans le démarche d’envoyer sa candidature!

  7. On dit chez nous en afrique que la richesse obtenue avant 35 n’est pas une richesse.c’est le début de la sagesse .il n’est pas rare de voir chez un expert dans son domaine ,au chomage à cet age !

  8. Les articles de Sarah Butcher sont volontairement caricaturaux, grotesques et provocateurs dans l’objectif de générer du trafic.
    La preuve ? L’article s’appuie sur la phrase de Jacques Seguela, phrase malheureuse et stupide, dont l’auteur s’est d’ailleurs platement excusé en reconnaissant que c’était d’une extrême bêtise.

    Il serait temps que Sarah Butcher fasse de même et publie à l’avenir des articles plus constructifs.

  9. En 2010 dans les métiers de la finance les moins de 10 ans d’expérience n’ont connu que la crise et n’ont encore jamais vu un vrai “bull market” ! Leur formation est donc incomplète. Les 35 ans+ ont beaucoup plus de recul. Dans tous les cas, un bon moyen de se faire repérer après 35 ans par les chasseurs : se faire citer, interwiever dans la presse pro. Les cabinets de chasse se fournissent beaucoup dans la presse spécialisée. Et bien-sur entretenir son réseau.

  10. Bonjour,

    Je suis assez d’accord avec “pbarral”, ayant 10 ans d’expérience, je n’ai connu que des périodes de crises et fusion dans les établissements financiers (même si 2004, 2005, 2006 étaient de très belles années mais cycle beaucoup trop court d’un point de vue macro). L’avantage par contre : notre peau est dure comme celle d’un crocodile … (et très loin des principes de “team building” même si la pluspart joue le “jeu” mais sans être naif) …

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