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Les GAGNANTS de 2011 en France

Businessmanheureux

Les petites structures

Les banques d’affaires indépendantes à l’image de Lazard ou encore Rothschild ne sont pas soumises aux restrictions sur les bonus imposées aux banques par l’Union Européenne. Elles constituent donc un employeur particulièrement attractif pour les profils les plus seniors, ou tout du moins les mieux rémunérés.

Les profils plus juniors y trouvent aussi leur compte. « Les maisons à taille humaine telles les banques d’affaires, les boutiques, ont trouvé grâce à leurs yeux, de par leur capacité à les mettre vite en situation, à les responsabiliser, voire à faire du ‘sur mesure’, là où les grands groupes, bloqués dans leur processus de sélection et de décision, peinent à les faire émerger », explique Denis Marcadet, président du cabinet de chasse de têtes Vendôme Associés (Agefi Hebdo).

Nombreuses sont les structures à la recherche, active ou passive, de collaborateurs. Les noms de Bucéphale Finance, Hawkpoint Partners, Lincoln International, Argil, CIC Finance, Acxior CF et Goetzpartners ont été mentionnés par le marché. En 2011, on a ainsi observé une accélération des demandes de profils sur segment lower mid / mid market (soit des entreprises valorisées entre 50 et 300 millions d’euros), en partie en raison de la multiplication des acteurs. « Autrefois largement négligé par les professionnels qui lui préféraient le segment du Large Cap, ce secteur se montre de plus en plus attractif. Les perspectives sont bonnes à long terme car le marché n’a pas encore fini de se structurer et les opérations sont appelées à se multiplier », explique Jérôme Hacquard, Associé Gérant du cabinet d’Executive Search spécialisé Singer & Hamilton.

Fonctions Risques & Déontologie

Très en vogue depuis la crise de 2008, les besoins en professionnels du risque et du contrôle sont loin d’être saturés. Et tous les domaines sont concernés. En banque d’investissement, « les régulateurs nous amènent à optimiser les profils recherchés », relève Denis Marcadet. Le profil idéal pour travailler dans une BFI ? « Un quadra avec une connaissance de l’historique des risques de marché », précise Sophie Wigniolle, directrice générale d’Eric Salmon & Partners.

Dans la Gestion d’Actifs, les chasseurs de têtes ont moins entendu parler de contrôle interne et de contrôle des risques. Les recrutements des responsables d’équipes et des experts les plus expérimentés ont été prioritaires mais le gros des mouvements est terminé, selon Tania Petersen, associée au sein du cabinet de chasse de têtes CTPartners. En revanche, au niveau des collaborateurs ces fonctions sont toujours d’actualité, les équipes sont encore souvent sous-staffées au regard des contraintes réglementaires, relève Vincent Picard, directeur associé du cabinet de recrutement Fed Finance.

Parmi, les fonctions phares, citons le contrôleur des risques de marché. Particulièrement bien rémunéré sur la partie risque liée à l’industrie des hedge funds, il est également prisé par les salles de marché pour travailler sur les produits les plus sophistiqués et sur la validation de modèles. Autre profil en vogue, le compliance officer. Pour les BFI ou les asset managers, dotés de filiales à l’étranger, le casse-tête réglementaire est particulièrement épineux. L’enjeu est stratégique non seulement vis-à-vis des régulateurs mais aussi des clients. D’après les recruteurs, les bons profils, entendez des experts proches du business et capables de coordonner des équipes à l’international, sont rares. Et quand un établissement a mis la main sur la perle rare, il veille régulièrement à ce que son salaire soit en phase avec le marché.

Spécialistes marchés émergents

« J’ai fait le tour des différentes places (Francfort, New York, Londres) et, très clairement, personne ne m’a dit d’aller à Paris. C’est clair, l’avenir se fait en Asie sur des places comme Shanghai ou Singapour », rapporte Robin Rivaton, Président du Club Finance Paris au cours d’une table ronde organisée par eFinancialCareers.

Parce qu’il faut parfois aller chercher loin les opportunités de croissance et trouver des marchés périphériques, les profils financiers qui ont une bonne connaissance des marchés émergents ont été activement recherchés en 2011. « La Russie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie sont au centre des attentions des grandes banques privées » , indique Sandra Murphy, responsable du private wealth management chez le chasseur de têtes New Millennium Group. « Nous sommes de plus en plus en plus sollicités pour envoyer de bons mathématiciens français vers des pays émergents pour des postes de traders haute fréquence dans des hedge funds au Brésil », note Jean Turcat, chasseur de têtes chez Smith & Partners. En gestion d’actifs, pour les profils commerciaux, la seule couverture du marché français ne suffit plus. On recherche des personnes capables de couvrir des grandes zones géographiques (Europe du Sud, Benelux…). Plus qu’ailleurs, ce sont sur les marchés émergents que les besoins vont s’exprimer , précise Nadia Tortel, associé du cabinet de chasse Singer & Hamilton.

Néanmoins, « nous ne pouvons pas parler de recrutements massifs. Il s’agit plutôt de demandes ponctuelles », relève Denis Marcadet. D’où l’intérêt, pour se démarquer, d’être novateur en privilégiant notamment des destinations auxquelles on ne pense pas spontanément (certains pays africains comme le Nigeria par exemple). Car 2012 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Selon un rapport de Morgan Stanley, les marchés émergents vont continuer à voir leurs revenus progresser mais la hausse des coûts et les rendements en baisse signifient qu’ils généreront peu de profits à l’échelle des groupes bancaires. Pire, les marchés émergents viendront grignoter sur leur bilan dans la mesure où ils vont devoir prêter à ces nouveaux clients pour gagner des parts de marché. La pression sur les coûts sur ces marchés augmentera la tentation de procéder à des licenciements sur les marchés développés.

Les professionnels de l’IT Finance

L’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance a pointé des besoins de compétences en chefs de projet, garants de l’architecture, de la cohérence d’ensemble des systèmes d’information, « compte tenu du fait que les projets ont tendance à être de plus en plus gros et de plus en plus transversaux », explique Norbert Girard, chargé de mission de l’Observatoire.

« Les SSII recherchent des compétences de développeurs dans les technologies en vogue (Java JEE, Point net), avec deux ou trois années d’expérience », indique Dominique Galet, directeur division systèmes d’information de Michael Page. Les consultants MOA/MOE avec une spécialisation (dérivés actions, comptabilité bancaire…) sont également recherchés, de même que ceux qui maîtrisent les aspects réglementaires. « La demande porte surtout sur des profils confirmés en programmation, maîtrise d’ouvrage ou maîtrise d’œuvre (MOA/MOE) avec une expérience de Bâle II et une mobilité géographique, rappelle Alexandre Bonin, directeur associé chez Alternative Search. Solvency II peut constituer une réelle opportunité d’évolution professionnelle pour des ingénieurs en développement désireux de se rapprocher des opérationnels et évoluer vers des postes d’encadrement dans la maîtrise d’ouvrage par exemple. »

Dans l’Asset Management, un certain nombre de maisons ont accumulé du retard sur le terrain technologique. Crise ou pas, les fonctions informatiques (architectes, développeurs…) ne peuvent plus passer à la trappe au profit des métiers du front-office, assure Nadia Tortel, associé du cabinet de chasse Singer & Hamilton. Les besoins couvrent notamment la gestion de projet.

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