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Des recruteurs plus exigeants face à des candidats plus frileux

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« Beaucoup d’entreprises continuent de recruter, mais les choses mettent plus de temps », explique Eric Le Touzé, directeur général de Michael Page France (Challenges.fr). Selon lui, le ralentissement se manifeste de deux manières : d’une part, au niveau des entretiens d’embauche dont le nombre peut grimper jusque dix contre trois à cinq en période normale, d’autre part du côté du candidat, plus frileux à l’idée de changer de poste.

Dans le contexte actuel, les recruteurs n’hésitent plus à scruter à la loupe le cursus des candidats. « Nous préférons recruter dans les écoles bien classées dont le cursus rassure nos clients », reconnaît Isabelle Grevez, directrice du recrutement de PwC (La Tribune.fr). Et cela ne s’arrête pas là, loin s’en faut. « Aux yeux des recruteurs, l’image de marque de l’école ne suffit plus, ils privilégient tout ce qui relève de la mécanique d’action. En étant dynamique et en adoptant un esprit entrepreneurial, l’insertion professionnelle sera d’autant plus rapide et réussie », explique Jean-Christophe Le Feuvre, PDG du cabinet de recrutement Piana HR Group (Le Parisien.fr).

« Depuis bientôt deux ans en France, nous constatons un allongement du processus de sélection. Le risque clairement identifié – et constaté – est de ‘perdre’ des candidats valables », fait remarquer Bruno Fadda, Associate Director de Robert Half International France, qui conseille aux recruteurs de planifier en tout début de process les différents entretiens prévus avec tous les intervenants même si les noms des finalistes ne sont pas encore connus.

Un sondage qui en dit long…

Chez les candidats déjà en poste, la tendance est plutôt au « cocooning ». C’est particulièrement vrai dans la banque d’investissement, comme l’illustrent les résultats de notre dernier sondage en ligne intitulé « Comment réagissez-vous face aux suppressions d’emplois à venir dans la banque de financement et d’investissement en France ? » et qui a recueilli plus de 250 réponses. Près de 35% des sondés avouent qu’ils sont inquiets, mais qu’ils n’ont pas d’autres choix que de s’accrocher. En comparaison, ils sont seulement 14% à avoir déjà pris les devants en recherchant activement du travail ailleurs.

En septembre dernier déjà, lors d’une conférence organisée par le CFA France et intitulée « Faire carrière dans la finance en France », Denis Marcadet, président du cabinet Vendôme Associés, prévenait les banquiers présents. « Si vous êtes en poste et que vous vous y sentez bien, mais avez malgré tout des picotements, des envies d’aller voir ailleurs, soyez prudent ». Depuis, ce ne sont pas les nombreuses annonces de suppressions de postes en BFI, et encore moins les dernières prévisions de l’Insee sur une probable entrée en récession de la France pour fin 2011 début 2012, qui vont motiver les candidats à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. A moins bien sûr d’être le fameux « mouton à cinq pattes » tant recherché par les recruteurs.

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