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La vérité est que vous ne trouverez pas un job en banque mais en cabinet de conseil

Cela ne vous aura pas échappé, les emplois en banque, en particulier sur les métiers de front office, ne sont pas pléthore. Et pour cause, ils sont désormais ailleurs, chez les prestataires de services. D’où l’appétit croissant de ces derniers pour les profils bancaires.

Le phénomène n’est pas nouveau. Paris Europlace comptait 484000 emplois dans les banques en France en 2009 (dont 48 000 seulement en BFI) contre 203000 emplois induits (dont 120000 jobs dans les SSII et autres sociétés informatiques, 36000 personnes dans les professions du conseil, 25000 pour les professions comptables et 22000 chez les avocats et les spécialistes juridiques).

Mêmes emplois, mais embauchés par des prestataires

Aujourd’hui, la tendance aux transferts des jobs vers les prestataires s’accélère. Les résultats de la dernière enquête de l’insertion des jeunes diplômés communiqués hier par la conférence des grandes écoles en témoignent.

Outre le fait que la banque-assurance aurait moins recruté d’ingénieurs cette année, que ce soit directement ou indirectement (secteur d’emploi pour 5% environ de la promotion 2010), on note surtout que les sociétés de conseil représentent désormais les deux tiers des emplois décrochés dans ce secteur.

La part des bureaux d’études et des sociétés de conseil ne cesse de croître, tous secteurs confondus. De moins de 10% en 2007, leur part s’est élevée à 18% cette année pour les ingénieurs diplômés en 2010. Ce phénomène traduit une tendance lourde à l’externalisation des activités. Certains secteurs d’activité paraissent perdre de leur attrait alors qu’il s’agit d’un changement de statut. Des diplômés peuvent exercer le même travail que leurs prédécesseurs mais sont embauchés par une société de conseil, note l’étude.

Le consulting, bientôt premier secteur d’emploi des diplômés d’écoles de commerce ?

C’est encore plus vrai chez les diplômés d’écoles de commerce. Les emplois directs régressent sérieusement dans la banque/assurance, secteur d’emploi pour environ 16% de la promotion 2010 alors que l’enquête 2007 (promotion 2006) affichait un chiffre de 20%. De fait, il s’agit du secteur où l’emploi recule le plus sur cette période.

Une chute qui profite clairement aux sociétés de conseil pour lesquelles le taux d’emploi est, quant lui, passé-en un an seulement!-de 9 à 15%, détrônant ainsi quasiment la banque/assurance comme premier secteur d’emploi des diplômés d’écoles de commerce.

Après ventilation des chiffres, l’étude montre que l’emploi indirect par les prestataires représente désormais près d’un quart des emplois décrochés par les jeunes diplômés dans le secteur banque /assurance.

Moralité : que vous soyez jeune diplômé ou professionnel confirmé, mieux vaut ne pas exclure les cabinets dans votre recherche d’emploi, même si cette perspective peut être crainte par certains. Les cabinets n’étant pas nécessairement les meilleurs élèves en matière de gestion du
stress notamment. Toujours est-il que la probabilité de faire un passage ou de réaliser une carrière au sein d’un cabinet augmente inexorablement au fur et à mesure des années…

Selon les projections du CEBR (Centre for economics and business reasearch), la principale dynamique de création d’emploi sur la Place de Paris d’ici à 2016 sera liée aux embauches réalisées par les prestataires de services (consultants, SSII, avocats…), anticipées comme significatives et, surtout, plus importantes comparativement que celles réalisées par les employeurs directs (banques, assurances, sociétés de gestion…).

commentaires (16)

Comments
  1. Merci Julia pour cet enième article sans queue ni tête, vos affirmations sans fondements, votre Vérité avec un V, et la Moralité AVEC UN GRAND M

    Grand moment de kiff,
    we keep in touch

  2. c’est un article interressant…

  3. on parle moins ici d’emplois en finance que d’emplois en informatique financière, “cabinet de conseil” c’est juste une appellation ronflante pour “ssii”

  4. Merci pour cet article très intéressant.

    Je confirme que le “consulting” prend une part importante dans les opportunités d’emploi, je le vis actuellement dans ma recherche. En lisant cet article, je comprends mieux le contexte dans lequel j’avance.

    Bravo Julia pour l’article !!

  5. Merci Julia, tres interessant… et bon a savoir pour ceux qui recherchent dans ce secteur! Elargissez votre spectre de recherche!

    Hachichdu92 – le mieux dans ce cas c’est de ne pas perdre ton temps a lire l’article ! Je te recommande plutot ‘Picsou Geant’ ou encore ‘Playboy’.

    Bonne lecture.

  6. Je voulais également saluer la pertinence de cet article.
    Merci à Julia Lemarchand.

    Quel dommage qu’il y ait autant de pollueurs sur efinancial qui déversent leur haine aussi gratuitement. C’est affligeant.

    La liberté d’expression a ses limites. Ce site n’a pas pour vocation d’être un déversoir pour perpétuels adolescents attardés qui confondent site professionnel et blog rebelle-attitude. La rédaction ne peut elle pas prendre des mesures ?

  7. Quelle horreur les SSII et Cabinet de Conseil !! Soyez prêt à être incompris par des commerciaux nullisimes pour les plus mauvais et en moyenne il ft dire et au mieux incompétent ! ils ne recherchent qu’a vous faire bosser ou plutot exploiter et à tirer la machine à cash !! Bon courage qd même….

  8. Au lieu d’être dans des critiques ou des flatteries stèriles il serait préferable d’analyser les tenants et aboutissants de cette “tendance” : plus de bonus, participation, stock et autres. Main mise des “commerciaux” camouflés en clowns RH, direction des achats et autres “managers” de “cabinets de conseils”.

    En gros, ce qu’on ne peut pas délocaliser on le sous traite à des gens malléables et peu motivés et surtout peu compétents et très manipulables : juniors qu’on fait passer pour des seniors au bout de 6 mois pour les vendre plus chers alors que le client lui même leur fait croire que le remplissage de fichiers Excel auparavant fait par un intérimaire – stagiaire est une porte ouverte vers un avenir radieux.

    A l’inverse, il faut voir comment se comportent sans gène les internes en CDI des banques assis sur un tas d’or et invirable dès qu’ils ont plus de 10 ans d’expérience, et là on comprend que les patrons internes préfèrent des intérimaires, pardon des “consultants de cabinets de conseils”.

  9. Vraiment n’importe quoi.
    Il n’y a plus de boulot pour les guignols, les bons trouvent toujours.

  10. Prestataire, consutant, etc. pourquoi pas mais PAS en passant par une SSII ou un cabinet de conseil (sauf pour les profils juniors, pour qui un expérience dans un bon cabinet de conseil peut être très formatrice) !

    A partir de 5 ou 10 ans d’expérience professionnelle, il FAUT s’imposer en tant qu’indépendant, avec une offre de prestations claire et solide, et idéalement une expertise dans une niche ou une approche originale.

  11. A moitié vrai ce que tu dis Coco !! Seules les personnes qui sont consultant ou l’ont été connaissent la vérité ! Je parle en connaissance de causes.. Je suis enfin content comme mértié de passer en interne au sein d’un groupe/structure intéréssante…. Y en marre des menaces des boites de conseils qui fotn de l’intimidation , elles veulent juste faire peur , il faut justement tenir tête….Bon courage à tous , cela n’est pas si évident que cela….

  12. @ Alexandre,

    Coco confond “bons” et “bons copains”.

  13. “Il n’y a plus de boulot pour les guignols, les bons trouvent toujours.”

    Les bons trouvent quoi ?

    Des chefs de service diplômés de BTS comptables qui n’ont aucune notion technique ou systèmes et qu’ils peuvent embouiller ou qui se laissent embrouiller pour avoir plus de gens dans leurs équipes et faire les beaux dans les réunions ?

    Des boulots de niveau bac pro comme remplir une base de données avec des “copiés – collés” changés sur le CV en “business analyst en Middle Office Contrôle de produits financiers” ?

  14. Je tiens à apporter une précision très importante concernant les cabinets de conseil et qui est trop souvent occulté. Pour avoir moi même travaillé dans un cabinet de conseil en finance, je tiens à informer les futurs diplômés que derrière ce nom attrayant se cachent trop souvent des missions de prestataire à l’intérêt nul.

    Contrôle conformité, audit, due diligence, MOA..les noms ne manquent pas pour des jobs que les banques préfèrent externaliser quitte à payer les cabinets au prix fort.

    Pourquoi ? Ces tâches ingrates sont sous-traitées afin que les talents recrutés en banque puissent se focaliser sur des missions opérationnelles en front office qui concernent directement le coeur de métier de la banque: Trading, M&A, Quant etc…

    En résumé un passage dans un cabinet de conseil est très gourmand en temps mais nullement stimulant sur le plan intellectuel. Ces missions abrutissantes (le travail ingrat que ne veulent pas faire les entreprises) ne vous doteront aucunement d’un bagage technique solide qui vous permettra par la suite de monter en puissance.

    Bien au contraire…

  15. je confirme tout ce qui a ete dit. les “societes de consulting”, ou “boites d’interim”, ou boites de prestas, ont toutes un joli discours marketing debile pour attirer les talents des grandes ecoles qu’elles factureront assez cher, et paieront pas tres bien.
    “nous vous accompagnons dans votre carriere dans le developpemt de vos competences”. ils vous font miroiter des fomations pour etre a jour sur les competences demandees sur le marche.
    au final, ca s’appelle altran, alten, accenture, ou qqch partners, etc… la forme differe peut etre un poil, mais c’est toutes le meme business model :
    1 directeur, 1 comptable, 2/3 “commerciaux” qui connaissent que dalle, et faire du ble, et c’est tout. ils en ont rien a faire de ce sur quoi tu bosses, si t’es epanoui au travail
    on te fait miroiter des tres grosses opportunites d’evoluer a l’international aussi.
    si aucune entreprise ne veut t’embaucher dignement en france, alors mieux aller voir a l’etranger.

  16. Y a pas que du mauvais dans la prestation de services. Tout dépend du profil que l’on a.
    Je suis prestataire indépendante depuis 10 ans (après avoir été salariée durant 25 ans). Je trouve des missions passionnantes et bien rémunérées. Je rencontre beaucoup de gens et je m’amuse beaucoup.
    Bien sûr, il faut de la souplesse (3 mois ici, 6 mois ailleurs)… et un profil demandé.

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