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Portrait-robot du gestionnaire de portefeuille

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) vient de publier sur son site son enquête Les emplois dans la gestion pour compte de tiers réalisée entre octobre 2010 et janvier 2011 auprès de l’ensemble des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) membres. Cette nouvelle édition, par rapport à l’enquête de 2007, s’attache à caractériser de manière spécifique l’effectif direct des sociétés de gestion. Pour cela, elle tient compte des critères démographiques suivants : genre, âge, niveau de diplôme, ancienneté dans la société et expérience des gestionnaires dans le métier.

Principal enseignement : l’emploi dans les SGP où travaillent directement 14 850 personnes, se caractérise par une prédominance des professionnels ayant un diplôme supérieur ou égal à bac + 5, par des effectifs du front-office avec un niveau d’expérience élevé, et par un niveau de féminisation variant selon les fonctions exercées. Examinons de plus près toutes ces caractéristiques…

Plutôt un homme…

Au global, si la répartition des effectifs directs ressort à 57 % d’hommes et 43 % de femmes, on constate de fortes différences selon les fonctions. Bien équilibrés dans le middle et le back office, de même que dans les métiers de la commercialisation des produits et du marketing, les effectifs féminins sont moins bien représentés (41 %) dans les fonctions liées au contrôle et à la conformité. Mais de loin, ce sont les fonctions du front office (gestion, analyse et négociation) qui apparaissent comme les moins féminisées, la part des femmes étant légèrement inférieure à un tiers des effectifs. La proportion des femmes à la tête des SGP, plus précisément parmi les cadres de direction, est bien plus faible (de l’ordre de 10 %) et encore inférieure si l’on considère les seules fonctions de directeur général et/ou de président.

Indéniablement, beaucoup de chemin reste à parcourir. Pourtant, des études montrent que les femmes sont au moins d’aussi bonnes gestionnaires que les hommes, sinon plus. La société Hedge Fund Research a ainsi constaté que, entre 2000 et 2009, les fonds financiers ayant une majorité de femmes parmi leurs gestionnaires, avaient vu leur valeur augmenter nettement plus que la moyenne. Les études visant à démontrer que la présence de femmes ont un impact positif sur la performance sont fondamentales , rappelait à ce sujet Marie-Jo Zimmerman, présidente de la Délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale, au cours d’une table ronde organisée par eFinancialCareers sur la place des femmes dans la finance.

À la fois jeune et diplômé…

Côté diplômes, 60 % des effectifs des SGP ont un niveau supérieur ou égal à bac + 5. Ce qui s’explique, outre la technicité de ce métier, par le fait notamment qu’elles externalisent une partie croissante des tâches industrielles et demandeuses de main-d’ceuvre moins qualifiée. Plus les sociétés sont spécialisées, plus le niveau moyen des diplômes est élevé. Ceci semble logique compte tenu, entre autres, du fait que, à la différence des généralistes, les spécialistes se concentrent en particulier sur leur cceur de métier, la gestion et l’ingénierie financières.

Dans les SGP, environ un cinquième de la population est âgé de moins de 30 ans et 60 % de moins de 40 ans. L’enquête met en évidence des différences relativement importantes dans la répartition par âge selon que les SGP sont généralistes ou spécialistes. Ces dernières, du fait des techniques de gestion innovantes utilisées, recrutent de préférence du personnel jeune et fraîchement diplômé. À titre d’exemple, les trois quarts du staff employé auprès des spécialistes en gestion alternative et en capital investissement ont moins de 40 ans, contre 60 % chez les généralistes.

Avec plus ou moins d’expérience…

Comparativement aux métiers de la banque et de l’assurance, les effectifs en poste dans les SGP ont une ancienneté moindre et sont plus jeunes du fait probablement de la jeunesse institutionnelle de la gestion, mais aussi du fait d’un fort turnover entre les sociétés de gestion. Ainsi, environ la moitié des effectifs sont dans la même SGP depuis moins de 5 ans. Ceux avec une ancienneté supérieure à 10 ans représentent un quart de la population concernée. Enfin, moins d’une personne sur 10 travaille depuis plus de 20 ans dans la même entreprise.

Par contre, au sein des sociétés de gestion, 43 % des personnes du front office-gestion, dont majoritairement des gérants et des analystes, cumulent plus de 10 ans d’expérience, tout au long de leur carrière, dans les métiers afférents à cette fonction. Cette structure reflète par ailleurs la diversité des parcours et de niveau d’expérience à l’intérieur des équipes du front office, où souvent plusieurs générations cohabitent, allant des gérants junior à des gérants / analystes senior, ou en passe de le devenir.

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