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Un novice de la BFI nommé à la tête de CACIB

Un ingénieur agronome, diplômé de l’Ecole Nationale du génie rural, des eaux et forêts, nommé patron des activités de banque de financement et d’investissement, cela ne se passe pas tous les jours. C’est pourtant arrivé chez Credit Agricole (là, on est moins étonné), qui a annoncé hier à l’issue d’un conseil d’administration une série de nominations. Parmi les business concernés par les changements de direction, figure la banque d’affaires.

À seulement deux semaines de la présentation très attendue du projet stratégique du groupe sur 10 ans, Jean-Yves Hocher, 55 ans, le directeur général délégué de Crédit Agricole S.A, prend également les manettes de CACIB après la décision de Patrick Valroff de mettre fin à ses fonctions. C’est le troisième patron que les équipes de CACIB accueille en trois ans.

Un connaisseur du groupe, surtout proche du réseau

Comme son prédécesseur, Jean-Yves Hocher a effectué la première partie de sa carrière dans la fonction publique : plus précisément au Ministère de l’Agriculture puis à la Direction du Trésor, à des années lumière des activités de banque d’investissement donc.

En revanche, Jean-Yves Hocher connaît bien, même très bien, le groupe mutualiste qu’il a rejoint il y a 21 ans. Il a touché à de nombreux métiers du groupe (DG de la Caisse régionale Charente-Maritime Deux-Sèvres en 2001, directeur du pôle Assurances et DG de Predica en 2006, directeur du pôle Services Financiers Spécialisés en 2008) avant de rejoindre la Direction Générale pour d’abord superviser le développement des Caisses Régionales, les moyens de paiement et le pôle assurances, puis, depuis mars 2010, avoir la charge des Métiers Spécialisés, qui incluent la BFI.

Contrairement aux apparences, la nomination de Jean-Yves Hocher n’est pas une surprise. Ce n’est pas comme si l’on faisait venir quelqu’un d’un autre établissement ou d’un autre pays. Par ailleurs, depuis 9 mois, il s’est rapproché de nos activités. Cette nomination m’apparaît en continuité avec le plan de recentrage du groupe , nous a confié une source en interne, proche de la direction. Sa polyvalence et son ouverture sur les diverses problématiques du groupe sont des atouts .

Les activités de marché attendent la nomination de leur directeur

Un avis auquel les professionnels de la division n’adhèrent pas tous. Certains y voient surtout la marque de plus en plus pressante des caisses régionales sur les activités de la BFI depuis l’arrivée de Jean-Paul Chifflet à la tête du groupe, qui incarne la ligne dure du Crédit agricole, attachée à la banque de détail et au terroir.

Le poids de la banque de détail est en effet de plus en plus prépondérant au sein du groupe. Sur les neuf premiers mois de l’année, cette activité en France uniquement génère 77% des bénéfices. Parallèlement, quand la division CIB contribue à 44% du résultat d’exploitation de Société Générale et 40% chez BNPP, CACIB limite quant à elle cet apport à 34%.

La nouvelle organisation de la direction générale de Crédit Agricole CIB montre que la baisse du profil de risques de la BFI continue d’être la priorité. Ainsi Pierre Cambefort, DG délégué depuis le 1er septembre 2010, homme du réseau, proche de Chifflet, prend la responsabilité du coverage, de la banque d’investissement, de la banque de financement et du réseau international. Francis Canterini, en charge des risques et contrôles du groupe, quant à lui, prend la charge des fonctions supports.

Quid des activités de marchés ? Le troisième directeur général délégué avec la responsabilité de l’Equity Brokerage & Derivatives (EBD) et du Fixed Income Markets (FIM) n’a pas encore été nommé. En attendant, c’est Jean-Yves Hocher qui supervise ces activités. Sa rémunération fixe au titre de l’année 2009 en tant que Directeur général délégué s’élevait à 558k euros.

commentaires (7)

Comments
  1. c’est pas la première fois qu’ils collent un novice chez calyon pensez à esparbes. ….en 2003 j’étais au crédit lyonnais soi disant la fusion allait placer la bfi parmi les grands acteurs de la finance…mort de rire ! Mon avis : les plus gros bouffons de la finance oui ! sans aucun doute …..il faut dire qu’à leur tête ce sont des patachons petits barons qui ne connaissent que la politique pour avancer leurs pions. MI-NA-BLE

  2. Le commentaire de KING est un peu “raide” mais bon …pas faux…c’est vrai que c’est délicat de faire diriger une BFI par des gens qui n’ont pas du tout le profil…mais bon en France nous sommes les rois pour placer n’importe qui au dessus des opérationnels qui rament qui rament et se font gicler s’ils font trop d’ombre à ces chefaillons qui se placent les uns les autres en fonction de leur diplome ou de leur appartenance à certains “clans” qu’on ne nommera pas mais qui macrotent l’économie française… CA CIB n’échappent pas à la règle, tout comme BNPP, NATIXIS and CO. Mais ce n’est pas grave, les petits employés sous payés font tourner la maison (peut importe son nom) même s’ils savent qu’on les éjectera à la 1ère occasion ou qu’ils subiront encore une fusion d’ici peu…c’est à la mode !

  3. valou et dire que tu jugeais mon commentaire un peu “raide” ! je t’invite à te relire …..mort de rire …200% d’accord avec toi malgré le fait que je me sente vieux aujourd’hui car j’ai eu le tort de penser que l’actuelle crise allait refonder certains aspects de gouvernance dans nos métiers….encore une fois j’ai été innocent …..

  4. King, je pensais que le qualicatif de “gros bouffons” était un peu direct…même si effectivement mon commentaire s’en approche fine…ça doit être l’esprit critique virulent des ex CL qui ressort…même après 6 ans de reformatage …. Pour en revenir à la refonte des aspects de gouvernance en France…alors là bon courage : Les privilèges de certains sont très bien gardés, nous ne sommes pas loin d’un retour case départ avant la révolution de 1789. Croire que les choses peuvent changer, ce n’est pas de l’innocence, c’est de l’espérance…et tant qu’on espère c’est qu’on est encore jeune !

  5. mouais à ce niveau là je fait un “re-birthing” alors…..

  6. Bon moi j attends avec impatience la nouvelle réorganisation parce que à quoi sert d’etre nommé chef si on peut pas fouttre le boxon?, on en est à quel plan Crescendo déjà, 3 ou 4? On va filer les manettes à un mec qui sait pas ce qu’est qu’une courbe de taux…Par contre recruter des mecs en les faisant jouer au domino et en leur faisant faire le dernier quizz astro paru dans “Femmes Nouvelles” pendant les entretiens RH, ça ils sont fortich nos managers

  7. Oui je connais le nouveau nom du chef de l’activite Brokerage de CA CIB : Mr Justin Bridou

    COO Mme La villageoise et c’est pas un AOC pardi

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