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Quand les femmes s’unissent pour faire leur nid dans la finance

Les postes à responsabilités restent difficiles d’accès pour les femmes dans le secteur de la finance. Tel est le constat de la dernière enquête en ligne menée par eFinancialCareers entre le 22 septembre et le 5 octobre auprès de 351 professionnels de la finance en France sur la place des femmes dans ce secteur. Ainsi, la majorité des professionnels interrogés (52%) pense que les femmes représentent actuellement moins de 5% de l’équipe de direction de leur entreprise. De plus, une très large majorité des sondés (81%) estime que les opportunités de carrière dans la finance sont plus limitées pour les femmes que pour les hommes, et 90% ont le sentiment que les femmes doivent surmonter plus d’obstacles (congé parental, garde des enfants, …) que leurs collègues masculins pour accéder à un poste de direction.

Pire : ils sont 52% à être convaincus que le nombre de femmes à des postes de direction n’évoluera pas au cours des 5 prochaines années. Qu’elle soit réelle ou supposée, la discrimination au sein des conseils d’administration concerne tous les employeurs. Les entreprises ont tout à gagner de la promotion des femmes à des postes de direction. En féminisant leur conseil d’administration, les entreprises encourageront la diversité, attireront un vivier de talents plus large et amélioreront leur image , commente James Bennett, directeur général de la zone EMEA chez eFinancialCareers.

Réseaux et clubs

En attendant que des lois garantissent l’égalité des opportunités et que les employeurs se montrent plus compréhensifs face aux exigences familiales, des femmes ont décidé de réagir en essayant de faire bloc. Dernière initiative en date : l’Association française des investisseurs en capital (Afic) vient de lancer le club Afic avec Elles pour promouvoir la mixité hommes-femmes et la complémentarité professionnelle dans le capital investissement. Pas question cependant de se recroqueviller sur la seule gente féminine. Je résumerai l’esprit du club par cette citation de John Stuart Mill, économiste du 19e siècle : il n’est nullement question de faire gouverner la société par les femmes mais bien de savoir si elle ne serait pas mieux gouvernée par les hommes et par les femmes , indique Sophie Paturle, présidente du club qui réunira femmes et hommes du capital investissement.

D’ores et déjà, différentes actions ont été planifiées (faire évoluer les pratiques, augmenter le nombre de femmes à l’entrée dans la profession, faciliter leur accès aux postes à responsabilité au cours de leur carrière). Des études, des interventions auprès des écoles et universités ainsi que des rapprochements avec des réseaux et clubs de femmes compléteront la feuille de route du club. En tout cas, ce n’est pas le choix des partenaires qui manque. Un peu partout, des clubs s’organisent par grandes familles de métiers, comme Financi’Elles qui réunit les femmes du secteur banque et assurance. Parfois des clubs voient le jour au sein d’un même établissement, comme l’association BNP Paribas MixCity ou Féminin by Société Générale.

Plus en amont, le Club des Jeunes Financiers a lancé en mai dernier le Groupe des Jeunes Financières qui a pour objectifs de créer une dynamique féminine au sein du club, faciliter l’ouverture de certains réseaux féminins aux juniors en finance mais aussi sensibiliser et informer sur les problématiques liées à la promotion des femmes et à la mixité au sein du monde de la finance. Enfin, les femmes peuvent aussi compter sur les réseaux d’anciens élèves via le club Grandes Écoles au féminin.

commentaires (3)

Comments
  1. Le vrai problème des femmes c’est qu’une femme fera TOUT pour empêcher une concurrente d’arriver plus haut qu’elle. La solidarité féminine est une blague.

  2. Le vrai problème des femmes… c’est le machisme des hommes qui ne supportent pas de voir des femmes diriger à des postes stratégiques. Les femmes sont très appréciées en management jusqu’à un certain niveau… ensuite ça devient compliqué. Comment s’intégrer dans un milieu complètement masculin tout en gardant une âme féminine. Obligées de se battre 10 fois plus que leurs collègues masculins, elles deviennent plus masculines qu’eux (même si elles sont en tailleurs Channel…), elles sacrifient leur différence qui font leur force à l’origine pour se battre à armes égales… et deviennent imbuvables.
    Quand les hommes accepteront que les femmes accèdent à certains postes au même titre que leurs collègues hommes, alors peut être pourront elles conserver leurs différences qui font leurs atoûts. Quant à la solidarité féminine, elle n’est pas plus éprouvée que la solidarité masculine… dans le milieu de requin qu’est la finance, les dents sont aussi acérées chez les femmes que chez les hommes. Concernant les réseaux féminins, je demande à voir jusqu’où ça ira. Tout nouveau, tout beau… on parle beaucoup, on refait le monde autour d’un repas… mais dans les faits que se passe-t-il ????

  3. @Elvira, je suis d’accord, j’ai personnellement eu deux cheffes femmes, et bien j’ai dit : plus jamais ça! Et nombre de mes collègues qui ont eu la même expérience ont eu la même réaction… Ce n’est pas du tout une histoire de compétences (elles étaient très compétentes) mais de personne: arrogante, cassante, voire aggressive, lunatique, sans aucune emphatie, puérile parfois, et j’en passe…. Je suis peut-être mal tombé mais encore une fois, je ne suis pas le seul dans ce cas donc je crois que c’est assez général. Et non, ce n’est pas du machisme car mes collègues féminines sont les plus virulentes à s’en plaindre!

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