☰ Menu eFinancialCareers

L’alternance, un must pour travailler dans le secteur bancaire

Selon le baromètre Ifop / Fiducial qui vient de paraître, 85% des dirigeants déclarent qu’après avoir eu recours à l’apprentissage, ils y ont vu une amélioration pour leur entreprise. Nous avons de très belles histoires avec d’anciens alternants qui occupent aujourd’hui des postes importants. Et pour discuter fréquemment avec mes collègues des autres entreprises du CAC 40, je peux affirmer que plus personne ne conçoit aujourd’hui l’alternance comme un vivier de collaborateurs de second rang , explique Sophie Serratrice, responsable du recrutement et de la marque employeur de Crédit Agricole SA (Agefi Hebdo).

D’après le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB), une étude récente constate que 10% seulement des masters sont préparés en apprentissage. Or, cette formule d’intégration du jeune à l’entreprise pendant sa formation est une voie de pré-recrutement qui a fait ses preuves, puisque les trois quarts des alternants sont recrutés en CDI par les banques. Il en va de même dans le secteur de l’assurance. Ainsi, nous avons en permanence un millier de collaborateurs en alternance dans la maison. Et nous en recrutons 600 chaque année , relève Jad Ariss, DRH d’Axa France (L’Express.fr).

Mettre les bouchées doubles

Dans ce contexte, guère étonnant que les banques françaises tentent de se mobiliser en faveur de l’alternance. Frédéric Oudéa, président de la Fédération bancaire française (FBF), a d’ailleurs récemment signé, au nom des banques françaises, une convention sur l’alternance avec Nadine Morano, ministre de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle. Ainsi, de nouvelles filières seront développées en rapport avec les cursus métiers existants de niveau bac+2 / bac+4, notamment pour préparer aux métiers des fonctions centrales, du post-marché et du management des réseaux.

L’Observatoire des métiers de la banque met lui aussi la main à la pâte en créant sur son site Internet une rubrique spécifique sur l’alternance. Enfin, les écoles tentent de leur côté de rattraper leur retard en la matière. Dernier exemple en date : depuis la rentrée, l’ISIT a ouvert à l’apprentissage l’une de ses formations phares, son master en Management Interculturel, où 15 apprentis de cinquième année viennent d’intégrer de grandes entreprises parmi lesquelles BNP Lease Group et Natixis. De quoi faire des émules…

commentaires (0)

Comments

Votre commentaire est en attente de modération. Il apparaîtra sur le site une fois validé

Réagissez

Pseudo

Adresse e-mail

Consultez notre règlement concernant notre communauté ici