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Gérants d’actifs et hedge funds cherchent quants

Tour d’horizon des perspectives d’embauche et de salaires des analystes quantitatifs.

Les banques d investissement s’intéressent aux docteurs en maths depuis de nombreuses années. Mais aujourd’hui, ce sont les sociétés de gestion d’actifs et les hedge funds qui marchent sur leurs plates-bandes.

Les diplômes en mathématiques ont de beaux jours devant eux. Les gérants de fonds cherchent à embaucher des analystes quantitatifs capables de développer des modèles de trading algorithmiques , rapporte Joanne Cohen, consultante au sein du cabinet Huxley Associates à Londres. Ils veulent des candidats capables de bâtir des modèles susceptibles d’anticiper les comportements de marché , ajoute-t-elle.

Les quants sont également recherchés dans l’industrie des hedge funds, en particulier pour la gestion des fonds global macro dont les investissements reposent sur des modèles de trading dits de boite noire .

Ces compétences mathématiques sont également recherchées par les fonds classiques qui cherchent à dynamiser leur rendements par le biais d’une gestion active quantitative ou d’une gestion indexée dynamique.

Comme l’illustrent les résultats des fonds à gestion d’Axa Rosenberg ou à gestion quasi passive de Barclays Global Investors en Europe, les résultats sont plus qu’encourageants.

Mais ces compétences peuvent être utilisées à d’autres fins que la construction d’algorithmes. Selon Scott Gerson, directeur de la société de recherche new yorkaise Focus Capital, les quants sont recherchés pour la gestion des risques des fonds : peu importe le montant des actifs sous gestion, les fonds ont besoin de quants pour évaluer leurs risques .

Quand les régulateurs stimulent la demande

Même si elle ne doit s’appliquer qu’ à partir de février 2007, la directive européenne UCITS III, qui élargit l’offre de produits dérivés pour les particuliers, crée des besoins de recrutement.

A Paris, une nouvelle réglementation de l’Autorité des Marches Financiers a généré des nouveaux besoins en quants. Selon Guy de Brabois, consultant senior pour la division banque chez Robert Walters, ces nouvelles exigences imposent aux fonds de développer des modèles de pricing pour les collateralised debt obligations (CDO) ou les credit default swaps (CDS). Nombre de sociétés de gestion ont dû investir pour cela, soit en interne, soit externe.

Mêmes causes, mêmes effets en Allemagne, en Italie ou encore en Suisse. Suite à de nouvelles réglementations permettant aux fonds allemands d’investir en produits dérivés, la société de recrutement Smith Jesse basée à Francfort observe que les fonds cherchent des quants ou des structureurs. Ils sont une denrée très recherchée car il y a un véritable manque d experts .

Comme souvent, même si elle part d’un niveau plus bas, la tendance est la même en Italie. En Suisse également où Pictet AM a promu la gestion indexée dynamique.

Cet intérêt pour les quants ne devrait pas trop faire de tort aux banques d’investissement qui ne recherchent pas exactement les mêmes profils pour construire leurs modèles de pricing de dérivés complexes.

Selon Scott Green, les fonds ne recherchent pas des compétences exclusivement quantitatives comme les banques d’investissement, mais une combinaison de mathématiques, de comptabilité et peut-être un MBA.

La même distinction prévaut à Londres, estime Joanne Cohen. Les fonds ne recherchent pas des docteurs en physiques ou en maths appliquées, mais des experts en économie et en économétrie. Elle ajoute , là où les banques veulent faire travailler les quants sur des structures mathématiques sophistiquées, les fonds cherchent des gens qui possèdent une sensibilité marchés.

Rémunération : le Continent à la traîne

Pour ces métiers, il vaut mieux exercer a Londres ou New York qu’à Paris ou Francfort.

Selon Guy de Brabois, les quants parisiens sont payés 120.000 euros par an pour construire des modèles de trading et 108.000 s’ils sont à la gestion des risques. A Francfort, le package varie entre 100 et 200.000 euros bonus compris. A Milan, c’est nettement inférieur. Selon Maximilian Redolfi (Michael Page), on parle de 50 a 60.000 euros plus 20 pour cent de bonus.

Rien à voir avec les traitements anglo-saxons. A la City de Londres, Joanne Cohen évoque une fourchette de 200 a 250.000 sterling pour les plus expérimentes. A Wall Street, cela varie entre 200 et 400.000 dollars.

Bref, il y a de bonnes perspectives d’évolution dans la zone euro.

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