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Les prestataires en banque sont-ils trop payés ?

Une gaffe vient de relancer le débat sur la tarification horaire des prestataires extérieurs en banque. Les salaires de 3 000 employés sous contrat par la banque britannique RBS ont fuité à la suite d’un email accidentellement envoyé par une employée du cabinet de recrutement Hays à 800 prestataires de la banque.

Shocking !

Des tarifs journaliers qui s’élèvent jusqu’à 2 000 (environ 2 300 €) se sont révélés embarrassants pour RBS, majoritairement détenue par l’Etat suite à la crise de 2008, alors que la banque a annoncé 2 000 suppressions d’emploi plus tôt dans le mois, principalement en banque d’investissement.

Choquant ? C’est l’avis des syndicats britanniques.

Qu’en est-il en France ? Ce chiffre n’étonne pas Clément Légé, responsable du pôle finance / prestataires au sein du cabinet spécialisé Huxley Associates à Paris. Si ce niveau de rémunération existe également en France, il est, comme à Londres, loin d’être la règle. Seule une poignée d’experts issus de grands cabinets de conseil surtout est concernée.

Plus généralement, on paye les prestataires 30 % de plus à Londres qu’à Paris, bien que l’évolution du taux de change en faveur de l’euro réduise cet écart , relève Clément Légé.

L’exemple des freelance IT dans l’industrie financière en France

Pour ce consultant spécialisé sur la population des freelances IT dans le secteur financier, les taux journaliers s’échelonnent typiquement de 450 à 1500 € en fonction du niveau d’expertise et d’expérience et du secteur dans lequel le prestataire est appelé à intervenir.

Ainsi, le haut de la fourchette est vite atteint lorsqu’il s’agit de projets liés à une plateforme de trading ou un système de gestion des risques, ou que l’on touche à des projets stratégiques type Bâle II/Solvency II ou encore lutte anti-blanchiment, ou encore que l’on propose des compétences pointues sur certains produits financiers comme les CDS notamment ou les modèles quantitatifs dans le risque de crédit , précise ce consultant.

Les quatre grandes BFI françaises ont beau avoir moins directement recours aux freelances depuis fin 2009, préférant passer par les SSII, le marché s’est largement redressé ces six derniers mois pour ces derniers, grâce notamment au recours croissant de ces prestataires par d’autres acteurs bancaires, des sociétés de gestion, des compagnies d’assurance… Les rémunérations continuent dans le même temps leur progression, sans pour autant atteindre leur niveau de 2007.

commentaires (7)

Comments
  1. J’aimerai bien savoir sur quel poste on peut obtenir ce niveau de rémunération ! Je me considère comme un expert dans mon domaine – 7 ans d’expérience sur les moyens de paiement – et mon tarif journalier n’a pas évolué ces 2 dernières années – toujours à 500 euros pj.

  2. Il ne faut pas oublier la précarité et le niveau de charges que doivent supporter les indépendants ! Ceci a un coût et il est normal que cela soit compensé par une tarification supérieure à un salaire sur des compétences équivalentes. En cas de problème, les prestataires sont les premiers impactés par la réduction des coûts !

  3. Une journée d’un cabinet big4 en conseil management, SI, etc, pour de la PME en province est facturée autour de 1200€ HT par consultant ( frais de dossier exceptionnellement offert comme on dit toujours :) ). L’indépendant s’évite les coups de structure lourds, mais ne dispose pas de la visibilité du gros cabinet, il ne dispose peut être pas aussi de l’armée de stagiaires lol. Solidarité avec tous les bagnards du powerpoint !

  4. Quand on parle de ce niveau de tarification, il faut aussi regarder la durée de la mission. Dans le conseil en stratégie, il n’est pas rare de voir des tarifications à 3000 euros par jour !!!!! Toutefois à ce niveau de tarif, la mission excède rarement 3 semaines…et que dire des avocats qui facturent 300 euros de l’heure ???

  5. Il y a maintenant 10 ans, j’étais stagiaire en strat, vendu comme junior, 1200€ jour HT, hors frais, à 100% à chaque fois, sur plusieurs mois.
    Ce qui doit faire 1500€ aujourd’hui, soit facilement au moins dans les 3000€ HT pour les experts, managers et associés.

    Et le nom de consultant ou d’expert, il n’y en a pourtant pas beaucoup qui le méritent… Mais les illusions ont le prix qu’on veut bien leur accorder, pourvu qu’elles donnent le change.

  6. Le recours systématique à des consultants en finance, que ce soit en BFI, sociétés de gestion ou assurances, révèle surtout de l’incompétence latente de beaucoup des salariés de ces structures. Pour avoir pu constater de moi même le travail fournit par certains de ces consultants pour des grandes banques, il est évidemment choquant de voir les tarifs journaliers pratiqués pour un pauvre power point ou un petit fichier excel.

    Ce n’est heureusement pas une généralité mais c’est quand même assez fréquent.

  7. Les salariées des structures ne font pas beaucoup d’effort, pour ne pas dire ne font pas du tout d’effort, ils recrute donc des prestataires, qui par leurs motivation à rester plus (1/2), et par leurs motivation à gagner plus (2/2) font bien l’affaires, donc psychologiquement le fait de les rémunérés gracieusement par jour, les poussent à travailler plus et bien, pour rester sur une missions le plus longtemps possible.
    En plus les salariés des banques leurs donnent beaucoup de travail et de taches à faire, je l’ai vu de mes propres yeux.

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