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Société Générale déçoit, mais pas ses équipes !

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Après BNP Paribas annonçant hier une hausse de 15% de son bénéfice trimestriel sur un an, Société Générale fait aujourd’hui état d’une chute de son bénéfice de 14%, à 916 millions d’euros, soit plus de deux fois moins que sa rivale qui glane 2,6 milliards d’euros en un trimestre. En cause : une charge sur sa dette de 239 millions d’euros et des turbulences politiques en Égypte, Tunisie et Côte d’Ivoire, qui fait chuter le profit de la banque de détail à l’international .

Des revenus partout en hausse

Une fois ces couleuvres avalées, la banque rouge et noir lève le voile sur des résultats en fait satisfaisants (communiqué).

Les revenus de l’ensemble des divisions sont en hausse sur un an, à l’exception de la banque de détail à l’international dont les revenus restent stables.

Chapeau bas d’abord à la division CIB du groupe. Alors que les revenus dans les banques d’investissement ont baissé en moyenne de 10% entre le premier trimestre 2010 et ce premier trimestre 2011 (voir l’étude du Financial News citée également dans l’article d’hier), SG CIB affiche des revenus en hausse de 3% sur ses activités pérennes (et de 6% s’il on tient aussi compte les actifs gérés en extinction).

CIB : Investissements et embauches sont payants…

Les équipes des marchés Actions, fierté de la banque, ont une nouvelle fois prouvé leur savoir-faire. Les revenus sont en hausse de 12% sur un an, à 884 millions d’euros, alors qu’ils sont stables en moyenne partout ailleurs. C’est le meilleur trimestre depuis mi-2009. En comparaison, les métiers Actions et Conseil chez BNP Paribas affichent un produit net bancaire à 692 millions d’euros, en baisse de 18,1% par rapport au premier trimestre 2010.

Sur le Fixed Income, là aussi, le travail des équipes a payé : la baisse des revenus sur un an se limite à 8% à 713 millions d’euros (contre -13% chez BNP et -19% sur la moyenne de 9 banques d’investissement). Sur le premier trimestre, la banque indique une bonne performance commerciale sur les taux et le crédit et une hausse des parts de marché sur le change. Le renforcement des forces de vente sur les activités de marché commence donc à se ressentir.

… mais pour les M&A, il va falloir encore attendre

Enfin, les activités de Financement et Conseil enregistrent la plus belle progression de la division avec des revenus en hausse de 6% à 641 millions. Les nombreuses embauches réalisées l’an passé commenceraient-ils là aussi à payer ? Cela est certainement vrai pour les senior bankers chargés de la couverture stratégique des grands clients et des originateurs sur les activités de financement / conseil.

Sur les profils M&A, certains chasseurs pensent en revanche que la banque a recruté trop, et trop tôt, la reprise des opérations large-cap tardant à se concrétiser. La banque ne fait d’ailleurs pas directement mention des activités de fusions-acquisitions, préférant s’attarder sur la très bonne activité sur les financements structurés .

Les banquiers privés et les spécialistes de l’assurance également à l’honneur

Les équipes de banque privée et de gestion d’actifs (Amundi) n’ont rien à envier à la BFI. Leurs résultats sont en forte progression, en particulier pour les premières qui voient les revenus grimper de 30% en un an. Parallèlement, le pôle services financiers spécialisés et assurance enregistrent une hausse de 8% de ses revenus.

Seule ombre au tableau : les frais de gestion que Société Générale a un peu plus de mal à contrôler que sa consoeur BNP Paribas. À l’échelle du groupe ils sont aussi en nette hausse de 9%, à 4,4 milliards d’euros.

Cette évolution reflète les investissements engagés depuis plusieurs trimestres pour le développement des métiers de banque d’investissement de financement notamment. Les frais de gestion de cette division sont en effet en hausse de 14% sur un an. Aussi parmi les objectifs 2011, figure ce point : récolter les premiers fruits de nos investissements en banque de financement et d’investissement . Tout le monde l’a bien compris : The pressure is (still) on…

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